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Critique d'album

JPL


Sapiens - Chapitre 3/3 : Actum


(11/03/2022 - - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Une fin de cycle à la hauteur des espérances suscitées par la trilogie"
François, le 28/03/2022
( mots)

Nous aimerions vraiment contredire la vision pessimiste de l’humanité que développe JPL (Jean-Pierre Louveton, ex-Nemo) au sein de sa trilogie Sapiens. Si les dégâts écologiques à l’ère de l’anthropocène demeurent le sujet central, la condition humaine et ses travers constituent le fil rouge de cette marche forcée vers la destruction. Heureusement, l’optimisme revient à l’écoute des trois volets produits par JPL depuis 2020, projet couronné par Actum cette année. Un optimisme quant à la capacité du rock progressif français à proposer des albums aussi aboutis qu’époustouflants.


Impossible de déterminer si la pochette, indéniablement yessienne (il y a du Roger Dean numérisé chez Stan W. Decker), représente un renouveau après la catastrophe ou les couleurs de l’Apocalypse, mais elle ne trompe pas sur la marchandise : il s’agit bel et bien de rock progressif dans toute sa splendeur, technique et mélodique, toujours accrocheur comme sait si bien le composer JPL.


Si vous êtes amateurs de la musique de JPL ou de Nemo, vous ne serez pas complétement dépaysés : "Alias (la Machine²)", en écho à l’album précédent, adopte un registre Metal-progressif assez fidèle au style du groupe. De même, "Mon cercueil", pièce typique de son répertoire, est assez apaisé mais brille par les interventions de guitare, avec une originalité tout de même, des incrustations aux claviers qui sonnent presque Krautrock canal électronique (sans le côté expérimental), notamment sur la partie instrumentale centrale.


On s’aperçoit vite que JPL a tenu à diversifier sa palette stylistique, en regardant vers le jazz-rock qu’il fusionne avec ses guitares puissantes sur "Paradis Perdu", au profit de belles lignes mélodiques dont il a le secret, et de percussions qui apportent un côté amazonien au titre. "Dansez Maintenant" bascule dans le funk bluesy avec, surprise, le retour de la vièle à roue au milieu du morceau. D’excellentes idées qui apportent de la densité et des rebondissements esthétiques à Actum.


JPL a semble-t-il tenu à clore son œuvre par une grande suite, "Memento Mori", divisée en cinq parties et dépassant les vingt minutes. Les deux premiers mouvements annoncent le côté symphonique de la pièce par ses incrustations orchestrales, apportant au récit sa force cinématographique, dans une veine Dream Theater (notamment "Tempus Fugit"). Dans un troisième temps, "La mort du roi" confirme le tropisme jazz-rock, dans une version très soft, de même que "Paria" sous un angle résolument virtuose - massivement instrumental, il s’agit d’une démonstration de force des différents musiciens. Enfin, "Acta Fabula Est", à l’introduction rushienne, se situe dans l’écriture traditionnelle du musicien, entre des phases calmes et des moments plus saturés, déployant les parties orchestrales du début pour confirmer l’unité de la longue pièce épique. On n’en exigeait pas plus – pas moins non plus, il fallait se surpasser pour conclure une fresque aussi ambitieuse.  


Si la fin de Nemo avait été un coup rude pour le rock progressif français, la trilogie initiée par JPL en 2020 a su prouver que ce n’était pas un coup d’arrêt pour la scène altiligérienne, et qu’il pouvait entretenir la flamme avec brio. Il s’agit d’une véritable montée en puissance au sein de sa discographie solo et d’un vrai coup de force au regard de la productivité mise en œuvre (un album par an). Les trois volets de Sapiens méritent donc d’avoir une place privilégiée dans l’histoire du rock progressif français, ils peuvent faire la fierté de leur créateur et des amateurs qui déplorent le manque d’intérêt pour notre scène nationale.

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