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Critique d'album

Karnivool


Themata


(07/02/2005 - MGM Distribution - Metal progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par Forrester Savell

1- C.O.T.E. / 2- Themata / 3- Shutterspeed / 4- Fear of the Sky / 5- Roquefort / 6- L1FEL1KE / 7- Scarabs / 8- Sewn and Silent / 9- Mauseum / 10- Synops / 11- Omitted for Clarity / 12- Change (Part 1)
Note de 4.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un premier album qui fait mouche !"
Franck, le 28/07/2021
( mots)

Karnivool, c’est le genre de groupe que l’on aime conseiller et faire découvrir. Une valeur sûre, qui, sans pour autant révolutionner la formule employée, propose quelque chose de particulièrement solide et maîtrisé. Peu connu de la scène mainstream, mais jouissant tout de même d’une belle réputation dans le domaine du "metal progressif", ce groupe australien a su faire évoluer sa musique vers des sommets insoupçonnés en proposant des albums toujours plus aboutis. 


L’aventure débute en 1997 à Perth (ville du sud-ouest de l’Australie) autour du chanteur Ian Kenny et du guitariste Drew Goddard sur les bases d’un groupe formé au lycée. D’abord positionné sur un style neo-metal (genre propulsé trois ans plus tôt par l’album éponyme de Korn), le combo connaît plusieurs effectifs et peine à se faire remarquer sur la scène locale : un premier EP voit le jour en 1999 mais passe complètement inaperçu. Grâce à un deuxième essai nettement plus convaincant (Persona, 2001), Karnivool commence à susciter l’intérêt et à enchainer les concerts sur des premières parties. En trouvant son équipe définitive - avec l’intégration de Jon Stockman (basse), Mark Hosking (guitare) et de Steve Judd (batterie) - le groupe affinera patiemment et méthodiquement son style, tendant peu à peu vers un rock/metal aux structures beaucoup plus progressives. 


Themata, le premier véritable album de Karnivool, sort en 2005 dans le pays océanien. Cette fois-ci le succès est au rendez-vous et le groupe fini par signer avec un label américain (Bieler Bros. Records), assurant ainsi une exportation de l’album aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.


Dès l’entame de l’album, le groupe propage une véritable sensation de puissance avec des riffs lourds et tranchants portés par une section rythmique mise au premier plan. Aidé par une production impeccable, les Australiens parviennent à trouver un bel équilibre entre technicité et efficacité tout au long de ce premier opus. On profitera ainsi de l’énergie redoutable d’un titre comme "C.O.T.E." ou encore de la rythmique effrénée quasi djent du plus déstructuré "Shuterspeed".


Même si le groupe s’en détache, Themata reste imprégné des sonorités indissociables du neo-metal. En 2005, le genre commence à montrer ses limites mais reste encore suffisamment populaire pour marquer l’esthétique de nombreux albums de l’époque. Ainsi, les amateurs nostalgiques des premières réalisations de Korn ou Incubus seront en terrain connu à l’écoute de "L1FEl1KE", morceau réunissant toutes les caractéristiques du genre : riffs syncopés, basse grondante, batterie au son sec et explosif et phrasé quasi hip-hop sur le couplet. 


Outre cette influence neo-metal qui reste très présente, c’est surtout du côté de Tool que la comparaison se fait la plus forte. Cette affiliation ne cessera d’augmenter par la suite, le quintette plongeant encore plus loin - avec les deux albums qui suivront - dans une musique sombre alliant puissance et émotion au sein d’ambiances très travaillées.


Karnivool est pourtant loin de se résumer à de simples influences. On sent d’ailleurs que le groupe en a sous le pied et que le potentiel ne semble avoir été qu’effleuré sur cette première galette : le groove de "Roquefort"ou la légèreté de "Sewn and Silent" sont d’autant d’indices donnant un avant-goût de ce que les natifs de Perth nous réservent par la suite.


Malgré un dernier acte qui s’essouffle quelque peu, Themata reste un album particulièrement convaincant permettant aux Australiens de Karnivool de se faire remarquer au-delà de leurs frontières. Encore bridés par certaines de leurs influences, le groupe amorcera par la suite son évolution vers une musique beaucoup plus aventureuse et personnelle et frappera un grand coup, quatre ans plus tard, avec l’album Sound Awake

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Critique d'album

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