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Critique d'album

Mark Lanegan


Bubblegum


(10/08/2004 - Beggars Banquet - - Genre : Rock)
Produit par

1- When Your Number Isn't Up / 2- Hit the City / 3- Wedding Dress / 4- Methamphetamine Blues / 5- One Hundred Days / 6- Bombed / 7- Strange Religion / 8- Sideways in Reverse / 9- Come to Me / 10- Like Little Willie John / 11- Can't Come Down / 12- Morning Glory Wine / 13- Head / 14- Driving Death Valley Blues / 15- Out of Nowhere / 16- When Your Number Is Up
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Une voix et une écriture exceptionnelles pour un album intemporel."
Marc, le 06/02/2012
( mots)

Pour tout amoureux éperdu du rock dans tous ses états, que ce soit en groupe, en solo ou en duo, Mark Lanegan est une figure incontournable qui ne peut laisser indifférent ceux qui l'entendent pour la première fois. Si cet ancien marginal du mouvement grunge avec les Screaming Trees est désormais plus reconnu comme un vagabond du folk-blues-rock ou un guest des Queens Of The Stone Age, ce baryton profondément rocailleux, qui a le pouvoir de vous glacer le sang avec sa seule empreinte vocale, est aussi l'un des plus grands songwriter de sa génération. Il nous en a donné une preuve éclatante sous les mots et les notes de son sixième album solo répondant au doux nom de Bubblegum.

Un titre pas vraiment raccord avec le personnage taciturne, sans cesse aimanté par une vision désenchantée de son existence, jalonnée de diverses prises de drogues. Mais comme tout grand artiste, Mark Lanegan a toujours su transfigurer son mal être pour nous offrir des moments de grâce en chansons, même si elles apparaissent désespérées. Malgré ses troubles de vie, il n'a jamais complètement sombré et a toujours gardé de vrais amis à ses côtés. En cette année 2004, fatigué d'une tournée avec les Queens Of The Stone Age et chagriné par le fait que son pote Nick Oliveri ait été viré du groupe suite à des problèmes extra musicaux, Mark a réuni tous les fidèles qu'il compte dans le milieu pour nous délivrer cet exceptionnel album.

Ses nombreux guests sont de choix : PJ Harvey, Josh Homme, Nick Oliveri, Alain Johannes, Greg Dulli, Chris Goss, Troy Van Leeuwen, Izzy Stradlin ou Duff McKagan... En dépit de séances d'enregistrement compliquées dans neuf studios différents avec plusieurs producteurs, Mark et Josh Homme ont rapidement mis sur pistes neuf chansons (sur quinze) en l'espace de seulement deux jours au studio de La Luna à Joshua Tree, Californie. "C'était comme trouver de la magie dans un tas d'ordures", explique Homme. Escorté à la guitare, à la batterie ou à la basse par ce denier, Mark a magnifié ses textes.


Toujours aussi attiré par la pénombre plutôt que par le soleil, il a mêlé sa voix avec celles de ses invités et c'est avec PJ Harvey que le duo frappe d'entrée avec "Hit The City". L'appel désespéré et évanescent de "Come To Me" en compagnie de la même PJ donne une sensation identique de parfaite harmonie. Mais si Mark Lanegan s'est ouvert aux autres, sa grosse patte tatouée caresse ses chansons avec la même magie mélancolique. Et si une nouveauté musicale apparaît avec la présence d'une boite à rythme dansant avec le diable dans la sublime "Wedding Dress" ou dans la martelante "Methanphetamine Blues", c'est toujours le mélange d'addiction, d'oubli et d'amours vaines qui transcende chacun des morceaux de son Bubblegum. "Très peu de chansons dans le monde peuvent me faire craquer à tout moment", explique Homme, "One Hundred Days est une de ces chansons". Son ressenti ne peut être que partagé car tout flirte dans ce morceau avec l'exceptionnel : les paroles, la mélodie comme l'orchestration et les choeurs de Chris Goss (Masters Of Reality). Wendy Rae Fowler, l'ex-femme de Mark, est aussi présente vocalement dans quatre chansons dont la tragique et troublante "Bombed" qu'elle fredonne en canon avec son amoureux de l'époque. Dans la seconde partie de l'album Mark saute avec autant de bonheur d'une décharge punkisante à une allure country-folk-blues, d'un morceau étonnamment joyeux à des riffs stoner, avant que "Out Of Nowhere" nous transporte dans une bulle qui a finalement l'air de gagner le paradis au lieu de se perdre en enfer.  

En partie grâce à cet opus, Mark Lanegan, en plus d'avoir gagné un début de reconnaissance internationale, est surtout devenu sobre et clean après sa sortie. Depuis il n'a cessé de collaborer avec d'autres (The Gutter Twins, Soulsavers et Isobel Campbell notamment) pour le plus grand bonheur de tous. Malgré tout, ce digne héritier de Johnny Cash n'avait toujours pas remis son talent d'écriture à l'ouvrage d'un nouvel album solo avant que l'on apprenne, avec un plaisir non dissimulé, que son prochain serait le non moins incontournable Blues Funeral. Avant de le (re)découvrir, n'hésitez pas à vous délecter de cet énorme Bubblegum. Un délice unique. Indispensable.

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Critique d'album

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