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Critique d'album

Meshuggah


Destroy Erase Improve


(00/00/1995 - Nuclear Blast - thrash-math-metal (!) - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Future Breed Machine / 2- Beneath / 3- Soul Burn / 4- Transfixion / 5- Vanished / 6- Acrid Placidity / 7- Inside What's Within Behind / 8- Terminal Illusions / 9- Suffer In Truth / 10- Sublevels
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"2ème LP du groupe de thrash suédois novateur"
David, le 01/08/2004
( mots)

En 1995, un obscur groupe suédois, affublé d'un nom signifiant "taré" en yiddish, jetait les bases d'une nouvelle forme de métal.
Influencé par des groupes de thrash comme Pantera ou Metallica, aussi bien que par des musiciens de jazz rock (citons entre autres Allan Holdsworth ), Meshuggah délivre dans Destroy Erase Improve une musique surpuissante autant que cérébrale, mais qui reste difficile d'écoute.

On retrouve dans Meshuggah des éléments caractéristiques du métal en général et du thrash en particulier : voix gutturale hurlée, double grosse-caisse, guitares accordées très graves (les gratteux passeront d'ailleurs dans les albums suivants à la sept cordes, puis à la huit cordes !!), rythmiques plombées et "power chords"... Bref, on est en terrain connu.
Mais là où nos suédois font fort, c'est qu'ils incorporent à leur musique des rythmiques et des harmonies empruntées au jazz rock.
Ainsi dès le premier titre de l'album, "Future Breed Machine", après une intro indus froide et inquiétante, on se prend une double claque dans la tête, à la fois à cause de la violence dégagée, et à cause du placement rythmique complètement inattendu. Il ressort de cet amalgame un groove brutal et ultra syncopé, qui n'est tempéré qu'au milieu du morceau par un solo de guitare plutôt jazzy du génial Fredrik Thordendal.
En écoutant "Soulburn", autre temps fort de l'album, on est d'abord écrasés sous des riffs pachydermiques, avant d'être complètement laminés par l'instru déjantée du milieu, sous la houlette du prodigieux Tomas Haake à la batterie.
Les textes, très abstraits, écrits par le batteur, et hurlés par Jens Kidman, sont influencés par la littérature de science-fiction ; il y est question d'âmes déchirées, de gouvernement totalitaire invisible : tout dans Meshuggah transpire la torture mentale !

La recherche de la dissonance et l'atonalité dans les soli sont d'autres constantes de leur musique. En outre, dans Destroy Erase Improve commencent à se développer les fameuses polyrythmies qui assureront la renommée du groupe.

Plus accessible et nuancé que ses successeurs Chaosphere et Nothing, tout en étant moins abouti dans la technique et l'expérimentation, cet album permet à Meshuggah de se faire une place dans une catégorie que certains spécialistes appelleront, non sans prétention, le "Math-Metal". Et, pour ne rien gâcher, le tout est superbement produit par un ingénieur du son scandinave, bien connu de nos jours, j'ai nommé : Daniel Bergstrand (In Flames, Aqme, Scarve, etc...).
Excellente entrée en matière pour découvrir l'univers torturé et violent de Meshuggah, Destroy Erase Improve est un must have pour tous les fans de métal ; pour les autres une preuve que la musique extrême peut être intelligente et remarquablement exécutée.

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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