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Critique d'album

Premiata Forneria Marconi


Storia Di Un Minuto


(01/01/1972 - RCA - Rock progressif italien - Genre : Rock)
Produit par

1- Introduzione / 2- Impressioni Di Settembre / 3- E' Festa / 4- Dove... Quando... - I Parte / 5- Dove... Quando... - II Parte / 6- La Carrozza Di Hans / 7- Grazie Davvero
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les débuts de PFM, avec élégance. "
François, le 31/03/2020
( mots)

Dans les années 1960, l’Italie est touchée avec force par la vague britannique de pop-rock, dans le sillon des Beatles. Des musiciens locaux décident de s’en inspirer pour faire, par des productions originales ou des reprises, vivre cette mouvance avec une touche locale. Le Orme à ses débuts, ou le guitariste Franco Mussida et le claviériste Flavio Premolli font partie de cette scène italienne. Ces deux derniers formèrent ensuite I Quelli, dans cette même veine, mais se tournèrent en 1970 vers un nouveau genre en plein essor : le rock progressif. Le contexte local les avantage : l’Italie est complètement mordue des formations britanniques progressives, de Genesis à King Crimson


C’est ainsi que le combo milanais Premiata Forneria Marconi (PFM) naquit. Vite repéré en 1970 après plusieurs concerts, ils signent chez RCA et peuvent enregistrer un premier album en 1972, Storia di un Minuto. 


Cette galette est d’une qualité assez épatante pour un premier essai. Par sa maîtrise instrumentale, sa variété, son originalité, elle mérite un hommage sincère. Les divagations classiques et jazzy aux claviers, notamment sur "Dove Quando part.2", sont imparables : la richesse des claviers (du minimoog au au Mellotron, attendez-vous à un son 1970’s) est un argument de poids pour le groupe. Mais c’est une caractéristique centrale du rock progressif italien. De même, l’habilité sur la six-cordes est remarquable : l’harmonie avec les claviers sur l’immense "E Festa" est simplement époustouflante. Enfin, la présence de la flûte (voire du piccolo) ou du violon, donne une grande chaleur à l’ensemble. 


Si on voulait les comparer à un homologue anglais, on choisirait sans hésiter Genesis pour sa douceur, ses traits de guitare et ses claviers, mais on retrouve des relents électriques crimsoniens (l’introduction de "La Carozza di Hans"), et un certain goût pour la guitare acoustique, donnant dans la balade folk ou classique. C’est un rock progressif déjà bien assumé mais tout en douceur, facile d’accès. 


Mais au-delà du chant en vernaculaire, on retrouve des idées purement italiennes : le côté fanfare sur "Grazzie Davvero", les nombreuses incrustations baroques, la folie de "E Festa", les touches de musique traditionnelle, les modulations dans le chant très expressif. Les caractéristiques typiques du RPI se dessinent avec grâce. Le groupe nous transporte également entre joie de vivre et mélancolie, méandres transalpins qui font le charme du genre. 


On trouve toujours un côté chanson, avec de légères touches pop, qui ont fait le succès initial du groupe et de l’album : "Impressioni di Settembre" fut couronné de succès à l’époque. Mais le sommet de Storia di un Minuto, selon nous, est bien "E Festa", d’une densité et d’une efficacité rarement atteinte. 


Premiata Forneria Marconi fait partie des groupes italiens les plus importants, du trio de tête avec Le Orme et Banco del Mutuo Soccorso : dès le premier album, on découvre un potentiel immense qui ne fera que se développer. Une petite incursion au-delà des Alpes pour s’acclimater à une scène essentielle des années 1970 …


 


 

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