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Critique d'album

Rory Gallagher


Rory Gallagher


(23/05/1971 - Buddah - Blues Rock, Hard Rock - Genre : Autres)
Produit par

1- Laundromat / 2- Just The Smile / 3- I Fall Apart / 4- Wave Myself Goodbye / 5- Hands Up / 6- Sinner Boy / 7- For The Last Time / 8- It's You / 9- I'm Not Surprised / 10- Can't Believe It's True
Note de 5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un premier album sous le signe de l'éclectisme "
François, le 07/03/2021
( mots)

En 1971, l’Irlande voit la naissance discographique de deux monstres sacrés qui représentèrent glorieusement l’île dans l’histoire du rock. Thin Lizzy d’une part, et Rory Gallagher, après que celui-ci a quitté Taste et qu’il s’entoure de Gerry McAvoy (basse) et Wilgar Campbell (batterie). Une séparation qui a laissé des traces : le groupe avait ouvert pour les plus grandes formations de l’époque, tourné à l’international, jusqu’à jouer au festival de l’ile de Wight … C’est donc loin d’être une formation anecdotique. 


Les racines stylistiques de Taste se ressentent encore sur ce premier volet, au sein duquel d’ailleurs deux titres viennent tout droit du répertoire du groupe. Néanmoins, le jeune génie de la guitare épate par l’éclectisme présent sur cette première galette. 


On trouve donc du rock’n’roll efficace sur "Laundromat" en ouverture, ou, dans la même veine, "Hands Up", qui surprend l’auditeur par ses passages typés hard-rock (ces parties sont assez intenses pour l’époque et évoquent Budgie). Ce rock’n’roll est néanmoins modernisé, interprété avec le son des 1970’s : c’est une belle réappropriation des codes. De plus, sur "Hands Up", un très long solo rappelle le talent de Gallagher. 


D’autre part, il laisse une belle place au blues, genre qu’il affectionne particulièrement. Ainsi, qu’il soit dans une version blues à papa avec piano ("Wave Myself Goodbye"), plus saturé avec une guitare slide ("Sinner"), sous forme de slow "For the Last Time" voire countrysant ("It’s You"), cette musique aux origines américaines mais largement diffusée en Europe depuis le British Blues Boom, tient une belle place dans l’opus. 


Evidemment, en tant qu’Irlandais, il ne pouvait que laisser une place pour le folk : l’excellent "Just a Smile" en témoigne, dans une esthétique qu’on pouvait retrouver chez Led Zeppelin. D’ailleurs, puisqu’on parle de ce groupe, le slow magnifique "I Fall Apart" - la pépite de l’album – non contente de proposer un solo très classe et souple, nous invite dans une seconde partie plus énervée à écouter une montée maitrisée, et un final qui évoque celui de "Stairway to Heaven" (avec plusieurs mois d’avance, aucun emprunt n’a été évoqué ou démontré par ailleurs). 


Surprenant jusqu’au bout, Gallagher conclut sur un final plein de groove, très cotonneux, et surtout jazzy avec l’intervention du guitariste au … saxophone ("Can't Believe It's True").


Cette chronique sous forme de typologie stylistique doit vous inviter à une chose : dépasser les a priori, si vous en aviez, sur un musicien comme Gallagher. Dépasser les faux débats entre les tenants de la période "blues" (première époque, bien plus variée comme vous le voyez) et la période hard-rock (deuxième partie des 1970’s). Il est au-delà des carcans stylistiques et délivre un message d’ouverture musicale élégant. 


Rory Gallagher frappe donc fort avec ce premier opus qui sonne le point de départ d’une carrière impressionnante. Non seulement les compositions sont d’une très bonne qualité, mais en plus, les approches stylistiques sont variées (blues, rock, jazz, folk) apportant une grande richesse à l’album. L’Irlande sort ainsi de son statut de périphérie. 


 

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Critique d'album

Rory Gallagher


Deuce


Album de la semaine

VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

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