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Critique d'album

The Cure


Bloodflowers


(15/02/2000 - East West Elektra, WEA Fiction Records Polydor, Universal - - Genre : Rock)
Produit par Robert Smith, Paul Corkett

1- Out of This World / 2- Watching Me Fall / 3- Where the Birds Always Sing / 4- Maybe Someday / 5- Coming Up / 6- The Last Day of Summer / 7- There Is No If… / 8- The Loudest Sound / 9- 39 / 10- Bloodflowers
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Les fleurs de sang, si elles ne meurent jamais, se fanent."
Stéphane, le 07/06/2021
( mots)

Connu comme le dernier volet d'une trilogie commencée avec Pornography, Bloodflowers arrive dans les bacs en Février 2000. Robert Smith ne sait plus quelle direction doit prendre The Cure, tantôt tournée d'adieu, tantôt nouveau départ. Une chose est sûre, Bloodflowers s'inscrit dans une mouvance romantico-dépressive. L'analogie entre la souffrance et la beauté, est le leïtmotiv' de cet album.


Alors que les premières notes d' "Out Of This World", nous ramènent effectivement dans cette ambiance sombre qui nous avait fait défaut sur ceux qui devaient succéder à Pornography. Les volutes de guitare arrivent à nous emmener dans un monde dont seuls les Cure connaissaient la porte d'entrée. "Maybe Someday" est un anthem pop qui permet à Bloodflowers de fournir son single. Selon les aveux de Robert Smith, c'est Munch, qui a été la muse de cette galette. Il faut avouer que les tableaux du peintre norvégien n'inspirent pas la gaieté. Ce sentiment de beauté solitaire que l'on retrouve sur "The Last Day Of Summer" rappelle "Mélancolie" de Munch, cet homme sur la grève tenant sa tête dans sa main, comme s'il portait toute la peine du monde. Les guitares chorussées planent sur la mélodie comme les mouettes que l'on devine volant par-dessus les ressacs. "There is no if..." est une fable épistolaire, un recueil des choses les plus difficiles qu'on n'exprime jamais, qu'on ne peut que coucher sur le papier pour que la portée des mots soit juste. "The Loudest Sound" s'inscrit dans le même registre musical, des envolées électro-romantico-gothiques, mais les paroles pauvres laissent ce morceau à l'arrêt de bus.


"39" brouille les pistes, le son très mal défini, évoque une erreur de casting. La construction est hasardeuse, Smith semble improviser un texte aussi plat que répétitif. Le titre éponyme ne relève pas forcément le niveau, premier "mauvais" constat, on dépasse les 7 minutes. On reprend le thème cher aux Cure côté paroles :


"These flowers would never die" .


L'analogie au groupe The Cure est évidente mais ce morceau ne leur rend pas justice. La batterie économise les cymbales, on reste sur des roulements de tom basse sauf pour le refrain, les guitares sont chargées de phaser, qui donne un effet cosmique à l'ensemble, légèrement hors-sujet... La chute est lente avec "Watching Me Fall" qui dépasse les 11minutes. Le chant de Smith est poussif, pas inspiré pour 2 sous. Seule partie intéressante, le gimmick de la guitare sur l'intro, ces 4 notes sont le sel sur la plaie béante qu'est ce titre.


Bloodflowers aurait pu être une lettre d'adieu, c'était d'ailleurs une des intentions de Robert Smith, qui pensait arrêter l'aventure "The Cure". Le contenu de cet album est semblable à ces lettres, on trouve les belles choses qu'on aime, mais aussi l'incompréhension qui permet de se dire que c'est mieux que cela se termine maintenant, avant que le choses ne se gâtent. Les fleurs de sang, si elles ne meurent jamais, se fanent. The Cure, tout en continuant à avoir le parfum d'une belle rose anglaise, aurait davantage sa place dans une composition de fleurs séchées, que dans un bouquet fraichement coupé.

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