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Critique d'album

Thin Lizzy


Thin Lizzy


(30/04/1971 - Decca - Heavy Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par Scott English

1- The Friendly Ranger At Clontarf Castle / 2- Honesty Is No Excuse / 3- Diddy Levine / 4- Ray-Gun / 5- Look What the Wind Blew In / 6- Eire / 7- Return Of The Farmer's Son / 8- Clifton Grange Hotel / 9- Saga Of The Ageing Orphan / 10- Remembering Part 1 / 11- Dublin / 12- Remembering / 13- Old Moon Madness / 14- Things Ain't Working Out Down At The Farm
Note de /5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Débuts laborieux pour Thin Lizzy"
François, le 24/04/2021
( mots)

Avant de devenir un groupe majeur de la décennie, Thin Lizzy connut des débuts laborieux et il lui fallut plusieurs albums avant de trouver son style et de produire enfin un opus remarquable. Pour autant, dès son premier essai en 1971, alors que l’Irlande sort un peu des marges du rock (Gallagher commence sa carrière solo la même année), quelques traits esthétiques sont déjà affirmés : la voix chaude du bassiste Phil Lynott, les superpositions de guitares (avant que les jumelles s’en mêlent) d’Eric Bell, le jeu souple de Brian Downney. 


Thin Lizzy, l’album, peut largement être chroniqué au regard de ses deux faces : la première est d’un ennui profond, la seconde beaucoup plus intéressante, le tout pour un premier album encore poussif. 


Le groupe aime construire des titres cinématographiques, fondés sur une ambiance et sur la voix chaleureuse de Lynott qui porte vaillamment la narration. "The Friendly Ranger at Clontarf Castle" n’en demeure pas moins assez ennuyant, comme l’interminable "Diddy Levine" qui n’est pas sans possédé de bonnes idées (le pont plus saturé, la suite d’accords sympathique) mais qui n’en finit pas. A l‘inverse, "Clifton Grange Hotel", parce qu’il propose de belles idées mélodiques, fonctionne plutôt bien dans ce genre. 


Leur origine irlandaise les fait aimer les digressions folks, "Eire" étant une pépite dans ce registre, ses très belles mélodies de guitare emportent l’auditeur dans un doux périple de façon aussi brève qu’intense. Plus regrettables, les orchestrations déjà désuètes sur "Honesty Is No Excuse", pourtant agréable notamment lors du solo cristallin. Cette influence des musiques traditionnelles se fait également entendre sur un titre beaucoup saturé, "Return of the Farmer's Son", à la lourdeur sabbathienne et aux relents celtiques à la guitare et au chant (on se croirait sur une anticipation de "Whisky in the Jar", leur futur tube). Encore embryonnaire, ce mélange des genres se perfectionnera au fil de la carrière du groupe.


Néanmoins, Thin Lizzy en tant que formation de hard-rock, peine parfois à convaincre. Autant "Look What the Wind Blew In" entre bien en tête et possède une belle énergie, autant l’hommage à Hendrix sur "Ray-Gun" est globalement mou du genou. En définitive, il semble que le gros défaut de ce premier opus est d’être barbant, malgré quelques moments mémorables. 


New Day, l’EP faisant suite à Thin Lizzy la même année et proposé en bonus sur les rééditions, continue sur cette lancée, même s’il faudrait mettre en avant l’excellent tourbillon électrico-folk "Remembering Part II". Du reste, "Dublin" demeure plat  malgré de beaux traits de guitare, quand les deux autres titres, plutôt hard-rock, se laissent écouter sans proposer une grande originalité ("Things Ain't Working Out Down At The Farm" est le titre le plus fougueux du groupe en date, et "Old Moon Madness" un peu expérimental). 


Bref, en 1971, Thin Lizzy est encore, esthétiquement parlant, en gestation. Celle-ci sera un peu longue, mais offrira des monuments à l’architecture pharaonique. Mais au stade des fondations, on peine à entrevoir le résultat final.  

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VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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