↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Witchwood


Handful of Stars


(31/10/2016 - Jolly Rodger - Rock progressif italien / hard - Genre : Rock)
Produit par

Note de /5
Vous aussi, notez cet album ! (0 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Un parfait complément aux premiers pas du groupe avec son pesant de titres exaltants "
François, le 20/10/2020
( mots)

Ceux qui connaissent Witchwood, groupe italien remarquable par sa capacité à renouveler l’esthétique des 1970’s entre hard-rock et rock progressif, pourraient être surpris par le titre de ce second opus. En effet, "Handful of Stars" était l’ultime titre de leur premier et précédent album, une fresque puissante et langoureuse qui se plaçait parmi les meilleurs morceaux de la formation. L’explication est la suivante : ce nouvel opus, sorti à peine une année après son prédécesseur, est un patchwork composé d’un ancien titre revisité, de reprises et de nouveautés qui se mêlent avec talent. Cela fait tout l’intérêt d’Handful of Stars qui poursuit le répertoire exceptionnel du groupe tout en nous entraînant dans l’arrière-cuisine esthétique de Wicthwood. 


On peut ainsi apprécier la nouvelle version d'"Handful of Stars" qui donne son nom à l’album. L’apport principal est l’ajout d’une introduction occulte aux claviers qui permet de s’installer dans l’ambiance nocturne et boisée du groupe, telle que la pochette nous invite à le faire. On retrouve ensuite les fameux soli de claviers, flûte, et guitare qui faisaient déjà la force de la version originale, sans grandes innovations par rapport à celle-ci.  


Ensuite, il y a les deux reprises admirables, qui sans être fondamentalement différentes des titres proposés par les groupes d’origine, gagnent en puissance et sont tout de même marquées par la personnalité du groupe. On entend ainsi interprété un titre issu de l’influence la plus évidente du groupe, Uriah Heep, avec ici une version de "Rainbow Demon" (Demons and Wizards, 1972). Un choix judicieux puisqu’il s’agit très certainement (bon, d’accord, en toute subjectivité) du sommet des enfants de Dickens. L’autre arrangement n’est, étrangement, pas un titre de Jethro Tull, mais de Blue Oyster Cult, issu de leur meilleur album (Secret Treaties, 1974), "Flaming Telepaths". Un régal. 


Enfin, Witchwood propose trois longs inédits, qui sont parmi les meilleures compositions qu’ils ont pu enregistrer. Les influences hard-rock et blues de "Like a Giant in a Cage" instaurent une ambiance fougueuse contrastant avec les parties plus planantes des digressions instrumentales. Une mise en bouche avant l’immense "A Grave Is the River", où ils mêlent leur recette aux traits d’un autre porte-étendard du revival, Kadavar (riff et chant). La partie ou plutôt les parties solistes sont sublimes, tout instrument confondu. Enfin, "Mother", est une petite perle folk et aérienne apaisante entre ses effluves de flûte et ses percussions ethniques. 


Handful of Stars fait figure de complément au premier album déjà opulent de Witchwood, avec un statut un peu ambigu. Il n’en reste pas moins un excellent cru, indispensable aux amateurs de rock 1970’s et du groupe. 


 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Deftones


Ohms


"

2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

"
À lire également