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Critique d'album

Year of the Goat


The Unspeakable


(31/07/2015 - Napalm - Hard Rock ésotérique - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- All He Has Read / 2- Pillars Of The South / 3- The Emma / 4- Vermin / 5- World Of Wonders / 6- The Wind / 7- Black Sunlight / 8- The Sermon / 9- The Key And The Gate (Alternative Version) / 10- Riders Of Vultures
Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Règne de Baphomet, an II"
François, le 09/03/2022
( mots)

Quand on veut donner dans l’occulte et le sataniquement spectaculaire, il faut soigner ses entrées en matière. En l’occurrence, les Suédois de Year of the Goat nous entraînent dans The Unspeakable avec une suite de presque treize minutes : si le premier opus comportait des morceaux d’une belle longueur, celui-ci les dépasse tous et propose quelque chose de véritablement progressif. Surtout, "All He Has Read" installe une ambiance : les chuchotements dans le vent qui susurrent une formule rituelle et les tambours sacrés martelant le sacrifice à venir pendant deux minutes avant que les guitares ne scintillent, vibrent au vent, déversent leurs notes, hypnotiques et enivrantes, comme un philtre musical composé dans le chaudron maléfique en illustration. Après quatre minutes d’introduction, les plans baroques et saturés lancent le thème, et on reconnait bien les tropismes du groupe : penchant métallique, chant clair et investi, claviers analogiques, transition éthérée … Un petit chef-d’œuvre, indéniablement, mais Year of the Goat sait également soigner ses sorties et clôt l’album dans le même registre, donnant à son ouvrage une véritable cohérence. Un peu plus courte (sept minutes tout de même), la pièce finale, le lancinant "Riders of Vulture", n’est pas sans évoquer son alter-ego sur Angels’ Necropolis, et finit dans un éclat de puissance solennelle avec des chœurs féminins emphatiques.


Après une telle introduction (et avant une telle conclusion), il pouvait être difficile de surprendre l’auditeur, de faire agir le philtre dans une extase toujours aussi captivante. Il est sûr que l’horrifique et doomesque "The Emma", où l’influence de Muse se fait à nouveau sentir au chant, peine à proposer quelque chose d’un peu neuf ; il en va de même pour les titres très proches d’Angels’ Necropolis, "World of Wonder" ou "Vermin" (malgré une belle transition surprenante en dernière partie). En toute honnêteté, on fait ici la fine bouche, ces trois exemples restent de très bons morceaux.  


Il semble que ce soit ceux qui adoptent le tournant pop, un peu à la Ghost, qui marquent le plus l’esprit. "Pillars of the South" avec son riff bien senti et son pont tiré d’une messe noire, ou dans la même veine, "The Wind" (là aussi, il y a du Muse) dominé par les claviers et "The Sermon" qui est aussi brillant. Plus original et plutôt classe, "Black Sunlight", très rock et hispanisant, est chanté à la façon d’un Iggy Pop et regarde presque vers The Stranglers - improbable mais bien vu.


Après un premier album véritablement extraordinaire, le défi était grand pour Year of the Goat. Celui-ci est relevé, grâce à on ne sait quel nouveau sortilège, et The Unspeakable s’impose comme une évidence tant l’identité du groupe y est confirmée avec un talent impressionnant. Osons affirmer qu’ils mériteraient d’être portés aux nues avec au moins autant de conviction que le sont certains de leurs compatriotes qui se meuvent dans les mêmes directions stylistiques ! Mais les trompettes de la renommée ne sonnent pas toujours avec justesse et justice …


A écouter : "All He Has Read", "Riders of Vulture", "Pillars of the South", "The Wind", "Black Sunlight"

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