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Critique d'album

Young Knives


Ornaments From The Silver Arcade


(04/04/2011 - Pias - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Love My Name / 2- Woman / 3- Everything Falls Into Place / 4- Human Again / 5- Running from a Standing Start / 6- Sister Frideswide / 7- Vision in Rags / 8- Go to Ground / 9- Silver Tongue / 10- Storm Clouds / 11- Glasshouse
Note de 3.5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Du cent pour cent rosbif."
Mathilde, le 10/01/2012
( mots)

C’est l’histoire d’un groupe qui existe depuis déjà quatorze ans. Un trio mélancolique et taquin, qui semble vouloir prendre la tangente dès ses débuts, en livrant un rock décalé et intriguant et en maniant le tweed et l’humour pince-sans-rire de la façon la plus british qui soit. Ils s’excuseraient presque de faire ce qu’ils aiment faire. C’est l’histoire de gars rondouillards, au physique de prof de Sciences Nat’ ou d’Histoire-Géo reconnus pour leur rock incisif, mais finalement pas vraiment connus. En tous cas pas au-delà des blanches falaises de Douvres.

Un premier mini album il y a dix ans au doux nom défaitiste The Young Knives… Are Dead lançait leur concept de trio déjanté, puis Voices Of Animals And Men les fit entrer pour un temps dans les mouvants charts anglais. Finalement, Superabundance aux accents Leediens de Gang Of Four confirmait en 2008 que le groupe avait des cailloux à apporter à l’immense édifice pop-rock anglais. Il ne leur manquait qu’une touche de consensualité, un peu de séduction et d’eau dans leur vinasse piquante pour attirer l’oreille des badauds. Tour de main réussi avec Ornaments From The Silver Arcade qui reste dans la veine rétro - pourquoi s'en priver c'est tellement tendance - mais qui balance des mélodies plus évidentes et plus immédiates. Du geek rock qui descend d’un cran parce qu’il faut bien se vulgariser et pondre deux-trois refrains catchy pour se faire une réputation au travers des tumultes actuels de l’industrie musicale. Quitte à devoir souffrir de comparaisons avec The Rakes et autres Futureheads. Une punition pas si terrible au final.

L'album débute avec "Love My Name", une ballade géométrique et métronomique, au refrain à l’allure simplette mais cassée par un pont mélancolico-Beatlesien et des harmonies vocales dignes de la perfide Albion. Les paroles sont comme à l’accoutumée sibyllines et ridicules: "I love my name/ Hurray hurray/ The party's over we can stay". Une chanson à la mélodie attendue là où on l’attendait. Tout autant que "Human Again" et  "Woman", avec ses cuivres et ses chœurs soul kitch. Heureusement les jeunes couteaux savent se montrer un peu plus aiguisés sur des chants épiques, comme sur le revival "Everything Falls Into Place" qui fait écho à "Turn Tail" de l’album précédent. La bouillle lunaire du chanteur Henry débite le texte avec un accent caricatural et d'une voix soprane et désabusée. Le schéma mélodique est ici tortueux avec des instants en suspens, des synthés enfiévrés et une montée lancinante qui n’ennuie à aucun moment. Parce qu’il ne faudrait pas se risquer à tremper l'orteil dans de la souplette bon marché. Alors relevons les morceaux par des rythmes ternaires type Amérique du Sud avec un peu de bongos comme le fait "Vision in Rags". Quelques maladresses et lourdeurs tout de même avec "Silver Tongue" et "Sister Frideside"(et les paroles "The voice from the clouds/ It's a calling" répétées ad libitum jusqu’à l’écœurement) mais l’album se clôt sur deux bons titres hallucinés "Storm Clouds" et "Glasshouse", reflétant la sensibilité cachée mais évidente du combo. Ils osent y exposer un côté cradingue et désespéré. Le chant est incantatoire et trainant, la musique coupante comme du fil à fromage (pour cheddar bien entendu) et le résultat pétarade de gouaille celte. 

Attachants ces bonhommes en fin de compte, une fois qu’on a pris un peu le temps de se pencher sur leur folie somme toute pas si désarmante et qui réanime un tant soit peu ce mouvement de rock acéré et expéditif largement exploité en Grande Bretagne. Beaucoup moins homogène que SuperabundanceOrnaments From The Silver Arcade n’en reste pas moins un aperçu de l’étendue du potentiel de ces drôles de gars qui gagneraient à croire en ce qu’ils font.

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