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Critique d'album

Red Fang


Muder The Mountain


(25/04/2011 - Relapse Records - Stoner - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Malverde / 2- Wires / 3- Hank Is Dead / 4- Dirt Wizard / 5- Throw Up / 6- Painted Parade / 7- Number Thirteen / 8- Into The Eye / 9- The Undertow / 10- Human Herd
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le stoner made in Portland a de beaux jours devant lui"
Nicolas, le 14/01/2012
( mots)

Pour le moment, on ne peut pas dire que le nom de Red Fang évoque grand chose en France, mais cela risque peut-être de changer très prochainement. D'une part parce que le groupe s'apprête à ouvrir pour l'ensemble de la tournée européenne de Mastodon d'ici quelques semaines (avec un passage à Paris auquel s'ajoutent deux concerts solo à Nantes et Toulouse), d'autre part parce que les barbus de Portland commencent à se frayer lentement mais sûrement une place substantielle sous le soleil écrasant du metal à affinité stoner, et ceci avec une conviction qui fait réellement plaisir à voir.

Red Fang fait partie des multitudes de sections d'assaut US qui ne prétendent pas inventer quoi que ce soit, mais qui font le boulot, et qui le font bien. A l'écoute de ce deuxième album mais premier véritable album studio (l'éponyme n'étant qu'un recueil de leurs deux EP), une multitude de références vient en tête. On pense à Kyuss, bien sûr, dans ces riffs âpres et caillouteux qui salissent avec délectation les cavalcades pachydermiques de "The Undertow", mais aussi au versant plus pop des Queens Of The Stone Age, guitare robotisée et organe cool sur "Human Herd". Et plus encore : on retrouve sur ce disque les riffs sépulcraux d'Alice In Chains sur "Throw Up" et les voix viriles et le metal gras et crissant de Mastodon (au choix : "Malverde" ou "Dirt Wizard"). Que de bonnes références, assurément. Loin de se lancer dans une pâle imitation, la bande à Bryan Giles embrasse à pleine bouche le rock lourd et fait copuler différentes tendances modernes pour en ressortir un stoner musclé et mélodique ("Wires", légèrement psyché et très travaillé), couillu et flamboyant ("Hank Is Dead"), tout en démontrant une énergie enthousiasmante dans le malaxage d'un binaire brutal éructé à pleins poumons ("Painted Parade"). Mieux : Red Fang envoie du bois même lorsqu'il se fait bluesy et hardeux sur les bords ("Number Thirteen") ou lorsqu'il reluque la disto inhumaine de Black Sabbath ("Into The Eye"). Si les quatre hommes aiment la simplicité, ils ne rechignent pas non plus à développer le discours quand il le faut, à moduler le tempo en plein titre ou à se faire des petits breaks ludiques à l'occasion. Murder The Mountain réalise ainsi le parfait paradoxe d'un album qui, fondamentalement, n'a rien de révolutionnaire, mais qui sait très rapidement se rendre indispensable.

Ainsi on aura désormais à l’œil le quartet natif de l'Oregon et on ne manquera pas de vous en reparler dès qu'un nouvel album pointera le bout de son nez. En attendant, essayez d'aller les voir en live dans les prochaines semaines : vous ne devriez pas regretter votre déplacement. Et repassez-vous encore Murder The Mountain dans les meilleures conditions possibles : les fenêtres ouvertes et le volume de la chaîne hi-fi poussé au maximum. Sensations durables garanties. Comme quoi, le climat réputé plus froid et humide de Portland semble être une bonne alternative au désert de Mojave pour continuer de battre le fer brûlant du stoner rock...

 

 

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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