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Chronique Cinéma

Godspeed - Une vie de Kurt Cobain


Texte et Scénario de Barnaby Legg et Jim Mc Carthy
Dessin de Flameboy

Disponible aux éditions Flammarion

Depuis avril 2004
"Kurt Cobain en BD"
Lilian, le 19/06/2004
( mots)
Autant le dire tout de suite, ici les scénaristes s'attaquent à un exercice bien difficile en tentant de nous raconter en dessin, la vie très spéciale de Kurt Cobain, Ô combien regretté petit génie de la scène rock américaine.

D'ailleurs avant même de voir la première case, il faut s'engloutir une introduction de 5 pages (rédigée par Peter Doggett) qui donne le ton et la direction. Et elle n'est pas inutile du tout ! Retraçant assez rapidement la vie du chanteur et l'ascension de Nirvana, il livre un paquet de petits détails parfois nécessaires pour comprendre certain passages de la BD, surtout au niveau de l'enfance. Cela commence de cette façon : "C'est sur un suicide que s'ouvre et se referme ce livre, mais n'allez pas croire qu'il raconte l'histoire d'un échec". Une précision qui a son importance tant ce qui suit est plongé dans une mélancolie profonde.

En effet, l'histoire de ce trublion est survolée ici d'une manière assez étrange. Les narrateurs ont décidé que Kurt Cobain raconterai lui-même sa propre vie avec des bulles à la première personne, et ce de son enfance jusqu'à sa mort. On recherche donc les sentiments qu'il aurait pu rencontrer face aux événements de sa vie. Et c'est la à mon sens le couac ! Autant son enfance, sa déscente aux enfer avec la drogue, et son dernier état psychologique on du être des moments difficile à vivre, autant son accès à la gloire, sa musique et ses amours ont du provoquer chez lui des sensations de bonheur. Seulement voilà, cette BD se nourrie du malaise de l'artiste avec pour seul but d 'accéder à la tragique conclusion, et délaisse un peu tout le côté musical de l'affaire. En ne laissant ainsi pour seul point vraiment positif, que sa rencontre avec Courtney Love. Il y a donc une sorte de malaise mélodramatique tout au long de cet ouvrage qui rebutera une bonne fois pour toute les gens qui voudraient ressembler trait pour trait à Kurt Cobain.

Côté dessin, c'est évidemment une histoire de goût. Moi qui suis un grand amateur d'Enki Bilal, je suis toujours un peu dérouté quand j'ouvre un Comics très typé américain comme celui-ci. Heureusement ce n'est qu'une histoire d'adaptation, et si les traits peuvent parfois paraître grossiers, les dessins sont toujours très beau et réussi, tant il est difficile de dessiner un personnage que tout le monde connaît visuellement. Chaque case est une scénette en mouvement (sauf les dernières évidemment), ce qui donne un dynamisme propre à un groupe de Rock'n'roll, mais qui fait aussi que l'on englouti la BD rapidement.

Malgré son côté un peu pathos, cette bande dessinée est une petite réussite que tous fan se doit de posséder dans son micro musée. Les amateurs de BD mais aussi de musique y trouveront aussi un réel intérêt, celui de s'offrir un bon moment où l'on apprend des choses tout en se distrayant d'images colorées.

Du Rock'n'roll et de la BD sur les même pages, mais que demander de mieux ? Maintenant il ne reste plus beaucoup de support possible pour reconstituer une énième fois les affres de Kurt Cobain et Nirvana. Livres, supports audio et vidéo, maintenant BD, il ne manque qu'un peu de cinéma pour clore tout ça. Et il semble que Gus Van Sant, le réalisateur d'Elephant soit sur le point de se lancer dans l'aventure.
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