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Chronique Cinéma

Joe Strummer : The future is unwritten


Réalisation : Julien Temple
Sortie : 11 juillet 2007

"Film documentaire sur Joe Strummer, leader de The Clash."
Caroline, le 03/07/2007
( mots)

"Si vous n'aimez pas le film, je m'en fous. C'est un film pour Joe.", Julien Temple ne pouvait être plus clair lors de l'avant-première de son documentaire sur le leader des Clash. The Future is unwritten, c'est d'abord un hommage à l'un de ses amis. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un regard sans concession sur le personnage.

La grande réussite de Temple, c'est d'avoir su mettre l'âme de Joe Strummer dans chaque minute de ce film. A travers des images de concerts, des interview, et de nombreux témoignages. Là encore, c'est une réussite. Julien Temple réunit les amis du musicien autour d'un de ces feux de camps qu'il affectionnait, moments magiques où tout le monde se parle, échange quelques accords de guitare, partage quelques rythmes. Chacun y va de son anecdote, de son propre vécu avec Joe. Bono évoque le choc qu'il a vécu lorsqu'il a vu les Clash sur scène la première fois. Bobby Gillepsie, de Primal Scream, dit son admiration pour un groupe et son leader qui ont suscité tant de vocations. Martin Scorcese, Steve Buscemi, Anthony Kiedis, Flea... tous ont quelques mots pour saluer un homme qui les a profondément marqué, personnellement autant que professionnellement.

Mais The Future is Unwritten n'a rien d'une nécrologie. Au contraire, il est d'une energie foudroyante, qui égale celle de son protagoniste. Joe Stummer a été un leader, hurlant sa rage sur des scènes de plus en plus grandes. Temple dresse le portrait d'un homme entier, capable des pires coups bas (virer Mick Jones sans grand tact, prétexter une addiction à l'héroïne pour virer son batteur) comme de monter au créneau pour défendre un ami ou une cause. Dans son entourage, certains en prennent pour leur grade. Ainsi, Bernie Rhodes, le producteur des Clash, présenté comme manipulateur, arriviste et menteur. Rien que ça. Sa prise de bec avec Joe a propos d'une erreur qu'aurait fait Topper compte parmi les grands moments du film.
Temple a choisi de parler de Joe Strummer, pas des Clash. Ainsi, on suit ce parcours individuel des Beaux-Arts, « dernier bastion pour les glandeurs », d'où commence l'aventure du squat et du premier groupe de Joe, les 101ers, aux stades pleins à craquer pour les Clash. Mais aussi l'après Clash, une période plus sombre et pleine de doutes pour Strummer. Jusqu'à ce qu'il tombe sur Anthony Gem, avec qui il fonde les Mescaleros.
On sort de ce film en ayant l'impression de connaître Strummer, d'avoir vécu tout cela de l'intérieur. C'est une grande réussite. Et un document de référence sur l'histoire du punk, à travers l'un de ses protagonistes les plus influents.

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