↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Chronique Livre

Voyage En Ailleurs, Anthologie Du Rock Progressif


Auteur : Jérôme Alberola
Editeur : Camion Blanc
Date de sortie : juin 2010

Langue : Français
"L'anthologie du rock progressif"
Jerome, le 20/08/2010
( mots)
Soyons un peu honnête pendant quelques lignes. Si il y a bien un style musical qui peut se vanter de diviser les foules depuis son apparition, c’est à dire depuis la fin des années soixante, c’est bien le rock progressif. Summum du bon goût et culture du free-rock pour les uns contre déballage technique et perte de spontanéité pour les autres. L’entre deux n’existe visiblement pas. Mais réussir à percer les arcanes d’un genre musical à ce point considéré comme réservé à un public averti et audiophile n’est pas chose aisée. Ce type d’entreprise ne peut être fait à la légère, le mieux étant, comme pour tout apprentissage, d’être accompagné. Que quelqu’un prenne le temps de nous indiquer dans quelles directions pointer nos oreilles. Et pour tout ceux qui souhaite se plonger dans cet univers un peu en marge du rock traditionnel, cet Anthologie Du Rock Progressif, Voyage En Ailleurs en est le guide parfait..

Après le hard-rock au sens large, Jérôme Alberola décide donc de remettre le couvert en s’attaquant à un autre mouvement ayant marqué le paysage musical, à savoir le rock progressif. Pour remonter aux balbutiements du genre, il faut se projeter au cœur des années soixante. A l’époque ou Abbey Road des Beatles vient de sortir, ou les Pink Floyd, Frank Zappa, Iron Butterfly ou encore les Yardbirds et autre Hendrix commencent à étendre les frontières du rock en le faisant évoluer au fil de longues improvisations, le libérant ainsi des structures établies. Mais s’il ne devait rester qu’une date pour marquer le point de départ du genre, tout le monde s’accorde à marquer le 10 octobre 1969 d’une croix rouge. Emmené par Robert Fripp, le groupe King Crimson sort ce jour là son album In The Court Of The Crimson King, œuvre qui marquera l’histoire comme étant la pierre fondatrice et le fer de lance du rock prog.

Dans son sillage, un grand nombre de groupes allaient se lancer dans l’aventure. Genesis (époque Peter Gabriel), Emerson, Lake & Palmer (super groupe portant le nom de ses acteurs Keith Emerson, Greg Lake et Carl Palmer) ou encore Yes et Pink Floyd dont le virage progressif se fait de plus en plus sentir. Et, à force de compositions et d’orchestration toujours plus osées et en profitant pour récupérer une partie d’un public en mal du repères depuis la fin du mouvement Peace & Love, la notoriété du courant musical ne se fait pas attendre très longtemps et ne cesse de croître entre 1973 et 1977. Mais à l’image de son cousin Métal, le rock progressif se fera également balayer par la tornade punk. C’est sans compter sur une jeune formation anglaise du nom de Marillion qui, dès le milieu des années 80, va redonner un peu d’espoir aux fans du genre. Mais la véritable renaissance du mouvement progressif aura lieu un peu plus tard, au début des années 90, avec l’arrivée du métal progressif, emmené par des groupes tels que Dream Theater ou Rush. Dès lors, rien ne pourra plus résister à ces envolées musicales. Mettant toujours la barre plus haute d’un point de vue de la qualité des compositions, de nouvelles formations au succès planétaire verront le jour, comme Queensrÿche, Opeth ou encore et surtout Porcupine Tree du génial Steven Wilson, et permettront au rock progressif de se retrouver de nouveau sur le devant de la scène.

Ça, c’était pour la petite histoire, en guise de rapide résumé. Et elle aurait très bien pu en rester là. Mais quand Jérôme Alberola décide de nous servir de guide, ce n’est pas pour faire les choses à moitié. Il est bien beau de disserter sur l’histoire du genre, mais qu’en est-il de sa substance ? Comment s’y retrouver dans ces presque quarante années de musique ? De la même manière que pour son Anthologie Du Hard Rock, l’auteur apporte une réponse aussi parfaite qu’incroyable. A savoir pas moins de cent soixante chroniques de disques, classées par ordre alphabétique suivant deux groupes. D’un côté les fondateurs, de l’autre les héritiers. Non sans oublier de consacrer un chapitre entier pour aborder les rapports étroits entretenus entre le métal et le progressif. Et tout le monde y passe. De Ange à Yes, et de Aelian à Way Out West. Non sans oublier de s’attarder longuement sur ceux par qui la résurrection est arrivée, à savoir Marillion pour un exercice mariant biographie et décryptage complet de la discographie du groupe.

Au final, on ne pouvait espérer meilleur livre pour comprendre les méandres de ce genre musical à part et remonter à ses origines. Et encore une fois, l’auteur réussit à nous bluffer par le gigantesque travail de fond réalisé pour cet ouvrage. Derrière celui que l’on aurait pu prendre pour un fan de métal de la première heure se cache en plus un érudit du rock progressif. Mais ou s’arrêtera-t-il ?

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également