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Compte-rendu de concert

Beach House


Date : 18/06/2016
Salle : Casino de Paris (Paris)
Première partie :

Non content de faire encore mieux que son illustre prédécesseur Bloom, avec Depression Cherry en 2015, Beach House décide de surprendre tout le monde en sortant un 2ème album dans la même année (une quinzaine de jours plus tard en fait) intitulé Thank Your Lucky Stars. Moins marquant, mais assurément toujours de bonne facture. Mais alors ? Une bande de musiciens fixant leurs chaussures (habile tentative de référence au genre du shoe gazing) ça donne quoi sur scène ?

Clément, le 15/06/2016
( mots)

Ce Mardi 14 Juin de l'an 2016, un public varié est venu remplir le Casino de Paris pour assister à une expérience qu'il sera difficile de décrire avec des mots. Beach House est en effet venu saluer l'Hexagone pour trois dates, dont une au Casino de Paris où votre serviteur s'en est allé vérifier la qualité scénique. Si vous avez lus les chroniques de Bloom et Depression Cherry de Matthieu et Raphaëlle vous savez certainement déjà que Beach House, en studio, ça claque. Mais je laisse à mes collègues la tâche de critiquer le contenu musical, ce qui m'intéresse ici, c'est la scène. Et l'expérience montre que s'affirmer sur scène avec ce style de musique (lent et mélancolique) n'a rien d'un exercice facile. Vous ne pourrez certainement pas compter sur un public dansant ou autres pogos. Que nenni. Ici, il faut captiver, que dis-je, hypnotiser l'audience. Allez, accrochez vos ceintures, on embarque.

 

Alors qu'Alex Scally et Victoria Legrand entrent en scène sous les ovations du public, l'introduction de "Levitation" se fait ressentir. Ce même "Levitation" qui ouvre Depression Cherry. Le duo est alors accompagné d'un batteur ainsi que d'un guitariste/claviériste en les personnes de James Barone et Skyler Skjelset. La scène est sombre et on distingue à peine les silhouettes.  Puis, en homorythmie avec les accords de clavier, les protagonistes sont tour à tour dévoilés brièvement par une courte lumière blanche. On peut ainsi admirer Alex Scally, admirant lui-même ses chaussures (bon ok j'arrête), ainsi que Miss Legrand dont le visage est masqué par sa crinière frisée sous une grande capuche. L'enchaînement est ensuite fait sur "Walk In The Park" dont l'éclairage dévoile un effet des plus intéressants grâce à quelques rideaux blancs suspendus derrière. Ces derniers permettent, avec leur transparence partielle, de reproduire en arrière-plan des formes semblables à des aurores boréales... Bref, pas besoin de vous faire un dessin, c'est beau et ça annonce la couleur du set qui va suivre.

 

Viennent ensuite les excellents "Other People" et "PPP". La voix de Victoria y est littéralement envoûtante. La chanteuse salue de temps à autre son public dans un français impeccable (ndlr: V.L est née à Paris) mais très peu de mots sont échangés dans l'ensemble. Non, le dialogue ici est avant tout musical et visuel. A l'arrière de la scène se dévoile alors, à l'apogée du second morceau, une reproduction lumineuse d'un ciel étoilé qui achève de poser l'ambiance. Mais parlons du son. Le morceau "10 Mile Stereo" pointe le bout de son nez et j'y vois une excellente opportunité d'aborder l'utilisation de la batterie. Car si en studio, à l'exception de Bloom, la majeure partie rythmique de la discographie du groupe est constituée d'une légère boîte à rythme, ce n'est pas tout à fait le cas en live. Le duo joue beaucoup  sur le contraste d'une légère batterie électronique et d'une autre acoustique, dont les fûts sont sublimement martelés sur le final du morceau. La cohésion des instruments est parfaitement dosée et, l'espace d'un instant, plus rien ne compte en dehors des vibrations de chaque percussion qui résonnent dans vos tripes.

 

De manière générale, les trois derniers opus occupent la grande majorité du set avec toutefois un "Master Of None" du premier album éponyme qui fera son apparition. On notera toutefois la grande absence de Devotion. Cependant les titres s'enchaînent dans une parfaite cohérence et le show semble rôdé au poil, mené par la main de maître de Victoria Legrand. La prestation connaît ainsi ses quelques climax avec également le sublime "Wishes" qui arrivera plus tard et achèvera de nous convaincre quant à la qualité scénique du groupe. Celui-ci joue parfaitement de la polyvalence de sa musique tantôt rythmée, tantôt lancinante, mais toujours stupéfiante (sans mauvais jeu de mot). Il n'y a pas à dire, Beach House en live... bah ça claque aussi. Le public est littéralement transporté. Le set s'achèvera ensuite sur la sainte trinité que sont "Myth", "Sparks" et, après rappel, "Days of Candy". Bien que la fin du show soit actée, il est difficile de remettre les pieds sur terre alors que de telles mélodies n'ont, elles, pas finis de résonner dans nos têtes. Le groupe s'en est allé aussi, les lumières se rallument et l'on regarde autour de soi comme pour vérifier que tout ceci était bien réel.

 

Décrire ce live avec des mots reviendrait à dire ceci : un concert de Beach House c'est voyager sans bouger, planer sans substance, ou encore goûter aux plaisirs de la chair rien qu'à l'usage de vos oreilles. Oui, tout ça à la fois. C'est passer un moment hors du temps ou plus rien ne compte en dehors du moment présent. Et si nos chroniques ainsi que ce live report ne vous ont toujours pas convaincus, alors jugez par vous-même. Programmez une soirée romantique chez vous, faites résonner Beach House dans votre appartement, et plongez vous dans l'une des nuits les plus intenses de votre vie. Parce que oui, c'est aussi ça le rock.

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