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Compte-rendu de concert

Soko


Date : 17/03/2015
Salle : Aéronef (Lille)
Première partie : Jeanne Added
Caroline BT, le 31/03/2015
( mots)

Rendez-vous ce mardi 17 mars 2015 à l’Aéronef de Lille pour découvrir sur la scène en configuration Club, la rémoise Jeanne Added et la française exilée à Los Angeles, l’indomptable Soko.
Dans cette salle bien remplie, de nombreux admirateurs de Soko étaient curieux de découvrir en live son second album extrêmement réussi My dreams dictate my reality.

Remarquée aux Transmusicales de Rennes, la talentueuse Jeanne Added ouvre le bal, armée de sa basse, blonde, avec sa coupe courte, accompagnée de ses trois musiciennes dont la claviériste Narumi Hérisson et la batteuse Anne Pacéo. Impressionnante sur scène, elle dégage une sacrée présence. Dotée d’une voix puissante et technique, Jeanne Added déroule un beau florilège de créations minimalistes oscillant entre gros son club, électro pop et variations punk. Ses textes sont personnels ("He comes back") et intenses ("It", "War is coming"). Bien qu’étant en début de soirée, qui plus est un mardi soir, le public de l’Aéronef a dansé et a apprécié ses titres épurés et son flow soutenu. Le set fut assez réussi, mais on regrettra une mise en scène et un mixage un peu brouillon. Guettez les prochaines dates de cette artiste qui progressera sans aucun doute rapidement avec son groupe. Son album Be sensational sortira le 1er juin 2015 sur le label Naïve,  avec la collaboration de Dan Levy (The Dø).

Vient le tour de Soko, de son vrai nom Sophie Sokolinkski, découverte fragile, en 2007 avec son single "I’ll kill her". Cette artiste unique a nommé son premier album I thought I was an alien. En effet, Soko semble parfois être une créature venant d’une autre planète. Camouflant sa grande timidité par une incroyable spontanéité, et même si ses bavardages peuvent agacer, ce petit bout de femme-enfant (28 ans tout de même) est hyper attachant. Son nom de scène n’est pas une création artistique, c’est la véritable Soko qui s’adresse à nous, rote, dit ce qui lui passe par la tête ("I refuse to grow, I'm living in a dream, I refuse to be big, let me be a baby cry"), qui fait des gaffes, qui raconte ses déconvenues amoureuses et des blagues qui tombent à plat.
Mais en ce printemps 2015, Soko revient un peu plus mûre (artistiquement) avec My dreams dictate my reality, album sans une seule fausse note, instantanément addictif, retraçant ses peines, sa psychanalyse, ses amours perdus, ses désillusions, son amour à sens unique ("Keaton's song").
Bijou tantôt pop rock ("Love trap" avec Ariel Pink), tantôt punk ("Temporary Mood Swings", "Who wears the pants ?"), ce nouvel album tient toutes ses promesses en live.

Petite, les cheveux décolorés, les yeux fardés de noir, top rouge et large veste en jean, Soko est entrée en scène en tournoyant sur elle-même, visiblement ravie de se produire devant les spectateurs nordistes. Elle virevolte, dansant et chantant avec toutes ses tripes (sa voix se fait bien plus grave et moins fragile qu'avant). Soko donne vie à chaque chanson, tout en ne se prenant pas du tout au sérieux ("Peter Pan syndrome"). En témoignent ses petits interludes explicatifs bredouillés entre chaque chanson, qui nous rappellent Brigitte Fontaine avec ses mots crus et quelques gestes déplacés (elle rotera à plusieurs reprises). Entourée par ses musiciennes américaines et par son frère (Nico), le groupe s’entend bien et cela se ressent. La complicité fonctionne à merveille.
Grande fan de Robert Smith des Cure (elle lui a écrit une longue lettre), certains de ses titres ("Monster love", "Visions") sont d'ailleurs sous influence "curiste" (période Kiss me, kiss me, kiss me) et ont un côté punk et direct, sans basculer dans la vulgarité, lorgnant aussi du côté de Joy Division ("Ocean of tears").

Soko a beaucoup dialogué avec le public de l’Aéronef, faisant tout d’abord monter deux hurluberlus sur scène histoire de chauffer et de faire danser la salle sage et attentive. Puis, elle invitera une autre spectatrice lilloise à réciter un poème qui s’avérera magnifique "You were there but you were not …" brisant l’effet comique de la chanson suivante "Bad poetry".
Soko entraina aussi l’Aéronef dans une thérapie de groupe, à l’aide du refrain salvateur "Forgive the one you hate the most", du superbe "Visions".
Encouragée par le parterre des fans de la première heure, Soko est revenue seule à la batterie puis au clavier, pour un rappel de trois titres poignants dont le magnifique "We might be dead tomorrow".

Après le concert, elle a foncé au merchandising et a signé avec beaucoup de gentillesse ses CD. Elle s’est également prêtée au jeu des photos (des polas dédicacés à 10 euros !) mais il faut bien un peu de fonds pour sortir son album aux Etats-Unis !

Set list Soko Aéronef mardi 17 mars 2015

1 My dreams dictate my reality

2 Monster love (avec sa bassiste)

Destruction of the Disgusting Ugly Hate (dédiée à Valentine)

4 My precious (dédiée à Sarah)

I just want to make it new with you

6 Love trap

7 I Thought I was an alien 

8 Bad poetry

9 Peter Pan syndrome

10 Ocean of tears

11 Who wears the pants ?

12 ?

13 For Marlon

14 Visions (Forgive the one you hate the most)

15 ?

16 First love never die

Rappel 

1 Nervous breakdown

2 Keaton's song

3 We might be dead by tomorrow

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