↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Compte-rendu de concert

Placebo


Date : 02/05/2003
Salle : Hall de la Trocardière (Nantes)
Première partie :
Jérémie, le 02/05/2003
( mots)
Que peut-on attendre de Placebo en live ? La musique, on la connaît : boosté, dynamique, saturée, mélodique, calme. Bref, tout ce qu'il faut. Le groupe, enfin plutôt son frontman Brian Molko, parle français, à l'air d'un mec sympa (ce qui ne l'empêche pas, selon certains, d'être torturé) et en plus il a l'air de savoir réfléchir. Enfin, dernière chose et non des moindres, le public... mais passons sur le sujet car lui, ça fait belle lurette qu'il est conquis. Dans le Hall de la Trocadière, que tous les étudiants Nantais connaissent bien pour y avoir passé de sales et longues heures d'exam, les longs rideaux noirs et épais sont tirés, seules quelques rais de lumière filtrent... et le public attend. On connaît l'attirance du groupe pour l'électro et c'est sans surprise que nous avons droit en première partie à ... un duo électro, Operator : un mec chauve derrière les platines, un autre avec une gratte qui chante dans un micro. Le son est puissant, les musiciens sont à fond dedans, mais le public lui n'accroche pas. La première chanson est pourtant convainquante mais au final, ça reste tout le temps la même chose, la même voix, les mêmes beats, les mêmes pauses. Bref, on passe. Assez rapidement, Placebo arrive... cris, bravos, hourra, sifflets ... et re-cris quand commence "BulletProof Cupid", premier titre de l'album. Une intro instrumentale qui nous met tout de suite dans l'ambiance, ça jump et ça pogotte gaiement, le son est bon et puissant, la musique s'y prête parfaitement... les silouhettes des musiciens et de leurs instruments se distinguent grâcé au rétro éclairage savamment distillé. Le tout est bien calibré, bien foutu, très bonne entrée en matière ! La set list est très convaincante et voit s'enchaîner les titres du dernier album avec quelques tubes des deux précédents. Le public a apprécié la dernière livraison, pas question d'en douter sur "Protect Me For What I Want", qui sera certainement le tube de l'album, un "Sleeping with Ghosts" très efficace, avec un "fuck the government" d'actualité bien appuyé et doigt en l'air à l'appui ou encore "The Bitter End" qui déchaîne les plus timides. Brian Molko, Stefan Olsdal et Steve Hewitt assurent un bon show, ils semblent totalement imprégnés de leur musique ; très à l'aise sur scène, ils n'hésitent pas à nous faire des petits clins d'oeils : Stefan matte les fesses de Brian avec un air qui en dit long quand celui-ci monte sur une enceinte, ils dansent ensemble de très près (...), bref, ils font leur show avec humour et énergie ! Brian invective régulièrement le public : "c'est quoi cette affiche ... sex respect c'est bien ça ? allez, tournez-vous, montrez le au public ... ah putain c'est dingue comment vous les français vous aimez le cul !", "ce qui est génial c'est qu'il comprend pas un mot de français, on peut se foutre de sa gueule tant qu'on veut" (en parlant de Steve Hewitt, le batteur). Certains réclament Nancy Boy (LE tube du premier album), Brian dit qu'elle ne sera pas jouée ce soir. Après un petit rappel, il annonce Centrefolds "voici maintenant une chanson très émotionnel, beaucoup plus que cet chanson de teenager qu'est Nancy Boy". Il la dédie à Nina Simone, décédée quelques semaines plus tôt et demande un silence absolue dans la salle, certains dans le public hurlent quand il leur demande de se taire, ça n'a pas l'air de lui plaire mais au final, pas un son ne sortira du public pendant la chanson. Une ou deux chanson de plus et c'est déjà la fin, Brian Molko nous annonce qu'il va jouer une chanson écrite par quelqu'un qui est gros ... "mais vraiment gros". Et le concert se termine par une reprise de "Where Is My Mind ?" à la sauce Placebo : énergique et saturée, pendant que le public reprend timidement les choeurs fantômatiques. Un petit mot de la fin anti-guerre, anti-racisme, anti-tout et pro-environnement (je crois bien qu'il n'a rien oublié) et voilà, c'était déjà la fin... les instrus étaient enlevés de la scène, le matos peinturluré de signes anti guerre et de peace and love s'en allait conquérir d'autres public... Une très bonne prestation, à la hauteur de ce que je m'attendais en allant les voir, pas de vraie surprise, mais une très bonne impression, tant sur la musique que sur le groupe lui-même... quand j'apprend quelques heures plus tard que le concert a duré 2 heures, on doit me répéter plusieurs fois pour que ça rentre dans ma tête... 2 heures qui m'ont semblé passer comme une heure, malgré la chaleur et la soif, généralement ce sont des signes qui ne trompent pas.
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également