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Compte-rendu de concert

The Elderberries


Date : 28/01/2008
Salle : La Maroquinerie (Paris)
Première partie : Ed-Äke
Caroline, le 29/01/2008
( mots)
 

On peine à reconnaître la Maroquinerie en ce glacial soir de janvier. Le bar, quasiment vide, n'augure rien de bon. Une fois poussée la lourde porte de la salle de concert, on est déçus pour Ed-Äke qui déchaîne la fureur devant un public clairsemé. Le groupe français, qui travaille avec le label Discograph, propose pourtant un set très riche. Déchaîné sur le devant de la scène, Dym arbore une chemise rouge à carreaux, un style qui n'est pas sans rappeler le grand rouquin du stoner, d'ailleurs influence principale du jeune combo parisien. Ed-Äke donne tout sur scène, balançant des riffs lourds à qui voudra bien les recevoir. Le public apprécie sagement.

La montée sur scène des Elderberries semble réveiller, un peu, les Parisiens. Il y a du chevelu, chez les Elderberries. Chris Boulton, le chanteur, arbore une belle chevelure blonde et ondulée, digne des hards-rockers des années 80. Son batteur, le frenchie Yann Clavaizolle, a le visage totalement caché derrière une épaisse masse frisée. Quant aux guitaristes et au bassiste, ils affichent de belles mèches devant le visage. Passées ces considérations capillaires – parfaitement féminines, je vous l'accorde – on comprend vite que tous ces cheveux ne sont pas là pour faire joli, mais bien pour être secoués au rythme d'un hard rock lourd et puissant. Leur rock à eux vient tout droit des années 80, d'ACDC, de Led Zeppelin.

Boulton, bien campé sur ses vieilles santiags de cuir, harangue la foule du mieux qu'il peut, malgré une voix un peu faiblarde. Le froid parisien, sans doute. L'ensemble est énergique, porté par l'excellente prestation de Clavaizolle, mécanique et impitoyable. On peut regretter néanmoins que la ferveur des musiciens laisse peu de place à leur talent, quelque peu noyé dans la masse sonore que devient leur musique sur scène.

Malgré tout, lorsque Clavaizolle leur laisse un peu de répit, les guitares se détachent, froidement métalliques, presque suppliantes. Ryan Sutton fait une prestation magique, tout bonnement parfait. Les quelques solos dont il gratifie le Maroquinerie justifient à eux seuls notre présence au concert. A la basse, Jamie Pope fait ronfler ses cordes avec bonheur. Boulton harangue le public en français – le groupe est désormais installé à Clermont-Ferrand – et tente de le faire chanter sur "Shoot for The Money". Les premiers rangs se resserrent. Le public se réchauffe un peu. Pas assez pour égaler la prestation du groupe. On pourrait slamer, on se contente de remuer la tête.

The Elderberries jouent les meilleurs titres de leur unique album, Nothing Ventured Nothing Gained, comme "Little House", "White Heat" et "Running for Life". Cinq ou six titres du prochain album sont présentés, sur lesquels les musiciens donnent le meilleur d'eux-mêmes. Ils l'ont bossé, cet album, et ça s'entend. Les fans sont mis en appétit et en réclament encore. Ils auront droit à une reprise du fameux Let There Be Rock d'ACDC. Ambitieux, mais parfaitment réussi. Chaque instrument prend – enfin – toute sa place. Et Boulton assure. Il remercie pour finir la Maroquinerie, «meilleure salle de Paris». L'équipe appréciera. Et nous, on souhaite à la salle et au groupe un public plus nombreux pour les prochains concerts !

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