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Critique d'album

Thin Lizzy


Johnny the Fox


(16/10/1976 - Vertigo - Heavy Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par John Alcock

1- Johnny / 2- Rocky / 3- Borderline / 4- Don't Believe a Word / 5- Fools Gold / 6- Johnny the Fox Meets Jimmy the Weed / 7- Old Flame / 8- Massacre / 9- Sweet Marie / 10- Boogie Woogie Dance
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Goupil électrique"
François, le 24/08/2022
( mots)

Succédant à la fastueuse première génération du hard-rock britannico(-irlandaise à la marge), dont les plus grands représentants (Deep Purple, Led Zeppelin et Black Sabbath pour se cantonner au trio de tête) sont encore actifs et créatifs, la deuxième vague constitue l’étape essentielle vers l’apparition du Heavy Metal qui se déploiera à partir de la NWOBHM. De celle-ci, les pionniers que furent Motörhead ou les révolutionnaires de Judas Priest demeurent les figures les plus fameuses, tant ils étaient visionnaires. Par son influence et la qualité de ses albums, Thin Lizzy est également un représentant de choix. Chronologiquement parlant, en ayant commencé leur discographie en 1970, le groupe provient en effet du premier âge du hard-rock, mais on peut dater son décollage artistique, ainsi que l’établissement de ses caractéristiques, à sa production durant cette seconde vague. L’album Fighting avait constitué une transition, proposant une musique très mélodique avec ses twin guitars et bien sûr quelque chose de beaucoup plus Heavy. En 1976, deux albums viennent confirmer cet âge d’or naissant, d’abord Jailbreak, au succès jamais démenti, puis Johnny the Fox, souvent un peu plus négligé. A tort.


N’exagérons pas non plus, Johnny the Fox n’est pas un album pour lequel une réhabilitation serait nécessaire, ses qualités étant globalement reconnues : il s’agit plutôt de dire que celles-ci mériteraient d’être encore davantage soulignées, de redoubler d’éloges. D’ailleurs, l’exaltation commence dès la pochette à nouveau réalisée par Jim Fitzpatrick, un compagnon de route du groupe depuis longtemps, surtout fameux pour son portrait du Che). Il est toujours difficile de résister aux dorures runiques et au renard découpé par la lune qui semblent nous inviter à entrer dans un recueil de contes et légendes millénaires.


Ceux-ci sont narrés au rythme et au riff découpé de "Johnny", aux notes des mélodies étouffées et à la lourdeur Heavy de "Rockey", ou encore aux accords saturés si judicieusement assemblés de l’efficace "Don’t Believe a Word" (écoutez ce riff pré-NWOBHM), tube emblématique du combo. Le tournant Heavy est clairement pris et les titres de pur hard-rock sont légions, comme le puissant "Boogie Woogie Dance", ou même le plus léger "Fool’s God", qui dispose d’une courte descente de guitares jumelles, certes moins mythique que le dialogue introductif de "Massacre", épique à souhait. A ce titre, Johnny the Fox apparaît bien comme l’album qui consolide une esthétique qui avait été assise sur le volet précédent ; pour illustrer cette maturité, on pourrait ajouter que les soli y sont tous excellents, techniquement comme mélodiquement, avec des approches variées (davantage d’effets sont utilisés, comme sur "Don’t Believe a Word").


Il ne faut pourtant pas parler d’une œuvre monolithique, puisqu’à côté de ces nombreux moments saturés se trouvent des passages apaisés. On peut ainsi se délecter d’une des plus belles power-ballad du groupe avec "Borderline", entre des arpèges classieux et une guitare volontiers expressive. "Old Flame" se défend également bien dans ce registre, et seul "Sweet Marie" est un peu moins exceptionnel. Enfin, on tiendra pour preuve de cette diversité le côté funky-rock du cinématographique "Johnny the Fox", interprété au chant par Lynott avec un certain sens de la dramaturgie.  


Malgré sa gestation compliquée, entre problèmes de studio et soucis de santé pour Lynott, Johnny the Fox s’impose à l’auditeur par sa succession de titres puissants et majestueux, et à l’amateur du groupe comme une pierre qui renforce l’édifice esthétique de la Thin Lizzy – une étape de consolidation décisive qui précède la naissance d’ouvrages plus sublimes encore ...  


A écouter : "Borderline", "Don’t Believe a Word", "Massacre"

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