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Critique d'album

Bloodrock


Bloodrock


(00/03/1970 - Capitol - Hard Rock / Progressif - Genre : Rock)
Produit par Terry Knight

1- Gotta Find a Way / 2- Castle of Thoughts / 3- Fatback / 4- Double Cross / 5- Timepiece / 6- Wicked Truth / 7- Gimme Your Head / 8- Fantastic Piece of Architecture / 9- Melvin Laid an Egg
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Naissance d'un fleuron de la première scène hard-rock américaine"
François, le 09/07/2020
( mots)

Depuis les années 1960, on peut compter sur le Texas pour enrichir la scène rock américaine : 13th Floor Elevators, Josefus, bientôt ZZ Top. The Naturals est un de ces groupes qui vivote au début de la décennie, tourne un peu, change de nom (pour The Crowds, puis Bloordrock). C’est également une formation américaine qui, comme d’autres, a eu du mal à se faire connaître en Europe. Pourtant, ils ont un label solide (Capitol), un producteur alerte (Terry Knight s’occupe aussi de Grand Funk Railroad), et ont pu multiplier les concerts dont les premières parties de ceux de Jimi Hendrix (notamment lors du festival d’Atlanta). Bloodrock, dans être un combo majeur, n’est pas à négliger. 


Leur premier album sort au début de l’année 1970, alors que le groupe se compose de Lee Pickens et Nick Taylor à la guitare, de Stephen Hill aux claviers, d’Ed Grundy à la basse et de Jim Rutledge au chant et à la batterie. Ce fut un petit succès aux Etats-Unis qui proposa une musique assez innovante pour l’époque. 


A l’écoute du disque en question, on sent bien la touche américaine, mais celle-ci s’approprie la forme hard rock du début de la décennie, c’est-à-dire l’alliance des claviers analogiques et de la guitare saturée. Ainsi, de nombreux morceaux s’inscrivent dans un blues-rock survolté, avec une esthétique proche de celle de Grand Funk, leur compagnon de route et parrain. "Castle of Thoughts", "Double Cross", l’excellent "Wicked Truth" sont dans cette veine. Mais les influences sont plus diverses et illustrent l’état de la scène étatsuniennes : Hendrix sur "Timepiece", les Allman sur le très langoureux "Fatback". Des titres qui, avec le recul, peuvent paraître assez conventionnels dans le genre, mais qui font leur petit effet. 


Il y a également un effet de dialogue avec le Royaume-Uni, terre du hard-rock et du rock progressif en ce début des 1970’s. On entre dans l’album par "Gotta Find a Way", qu’on pourrait croire issu des soutes d’Uriah Heep, avec ses claviers et guitares tranchantes, son rythme lancinant et envoutant, la façon de chanter. "Melvin Laid an Egg" tente de son côté de dépasser les limites heavy de l’époque : guitares sabbathiennes, orgues démoniaques, chant trafiqué, variations chromatiques … et étonnants intermèdes cotonneux ( !?). Enfin, le presque progressif "Fantastic Piece of Architecture" (très 1960’s : les claviers sonnent comme ceux d’Iron Butterfly et de la scène psychédélique) possède de belles lignes de piano bien qu’il traîne un peu en longueur. 


Le hard-rock britannique, par sa qualité et par sa précocité, a un peu éclipsé la naissance de son pendant américain (avant l’émergence d’Aerosmith et de Blue Oyster Cult) qui eut du mal à s’imposer en Europe. Quand on mesure la faible postérité de Grand Funk dans nos contrées, il y a de quoi s’étonner : ce fut et c’est toujours un groupe culte aux US. Une fois ces contingences historiques soulevées, rien n’empêche de rattraper le temps perdu et de lancer sur votre platine ce premier album de Bloodrock. 


 

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