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Critique d'album

Blues Pills


Lady In Gold


(05/08/2016 - Nuclear Blast - Blues Rock Psyché - Genre : Rock)
Produit par Don Alsterberg

1- Lady In Gold / 2- Little Boy Preacher / 3- Burned Out / 4- I Felt A Change / 5- Gone So Long / 6- Bad Talkers / 7- You Gotta Try / 8- Won't Go Back / 9- Rejection / 10- Elements And Things
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une pincée de soul (chœurs et claviers) pour faire évoluer une esthétique forte de ses racines toujours revendiquées "
François, le 08/03/2021
( mots)

Après avoir connu un succès, il faut savoir à la fois maintenir la cadence, surfer sur la vague (c’est-à-dire sortir un second volume assez vite, en l’occurrence deux ans maximum, le rythme de croisière actuel) et en même temps éviter la redite, alors que la recette initiale semble porter ses fruits. De plus, il ne faut pas pour autant se trahir ou se renier. Un exercice difficile et scabreux, l’histoire est là pour nous le rappeler. Blues Pills a eu le talent pour jouer avec grâce ce numéro d’équilibriste : Lady in Gold maintient l’esthétique du groupe tout en y apportant de belles évolutions. 


La pochette, réalisée derechef par Marijke Koger-Dunham, se veut rassurante en se maintenant dans le même univers visuel. Encore une fois, c’est une réussite pour ceux qui aiment les courbes et couleurs psychédéliques. Du côté de sa composition, Blues Pills connaît un changement minime avec la venue d’André Kvarnström à la batterie. En effet, sachant que la formation repose sur le duo Sorriaux (guitare) / Larsson (chant) pour ce qui est de l’interprétation, et sur Zach Anderson à l’écriture, ce changement de poste demeure secondaire. Néanmoins, l’apport de nombreux musiciens invités, notamment aux claviers (dont Rickard Nygren qui apparaît avec eux sur scène), constitue la vraie innovation esthétique pour le groupe. En plus d’une densification instrumentale, ils permettent un glissement progressif vers des sonorités plus proches de la soul, style dans lequel Elin Larsson semble se complaire à l’écoute des quelques tentatives sur le premier opus. 


"Lady in Gold", en ouverture, illustre parfaitement la fusion entre ce tournant et les sonorités propres au groupe, hard-rock et psychédéliques. Riff de guitare puissant, chant incarné et imparable, rythme cadencé, refrain mémorable : le revival 1960’s/1970’s est toujours aussi bien représenté par le groupe. Il s’agit d’un de leur chef-d’œuvre, si ce n’est leur meilleur titre. A l’autre bout de l’album, l’hommage à Tony Joe White, "Elements and Things", est une réinterprétation réellement magnifiée, et un grand moment des concerts tant ils ont su développer le potentiel de puissance contenue dans le titre originel. Pour finir du côté des titres correspondant à leur son initial, on retrouve cette ambiance sur "Burned Out" associée à un pont instrumental puis soul assez convaincant et dans les relents hard- psyché californiens de "You Gotta Try".  


L’autre face de Blues Pills est désormais plus soul, mais n’abandonne pas le côté électrique et propose une bonne innovation au sein de leur esthétique : "Little Boy Preacher" avec ses chœurs qui contrastent avec la lourdeur du jeu, "Gone So Long" ou "Rejection" qu’Amy Winehouse n’aurait pas reniés, ou encore plus vertigineux, les chœurs sur l’énervé "Won’t Go Back" qui associe ces deux dimensions en les exacerbant. Seule erreur dans ce registre, "I Felt a Change", qui, quoique bien chanté, est plutôt ennuyeux, mielleux et hors de propos. Mais c’est bien excusable au regard de l’ensemble. 


L’album fut parfois décrié à sa sortie, souffrant mal la comparaison avec son prédécesseur. Pourtant, il révèle de belles pistes, une ambition créative intacte, et du matériau pour les concerts où Blues Pills brille le mieux. Il est également le dernier album avant le départ de Dorian Sorriaux qui faillit être fatal au groupe : il a fallu attendre quatre ans pour qu’un troisième opus ne voit le jour. 


 

Avis de première écoute
Note de 3.5/5
Après un premier album bigarré très remarqué quoiqu'un chouia prétentieux, les pilules blues reviennent pour un deuxième album brillant. Pourtant adepte d'un genre à la mode dont les nouvelles formations sont légions (le blues rock avec chanteuse), les rockers se démarquent par un travail consciencieux, bourré d'influences diverses le tout dans un état d'esprit de franche camaraderie réjouissant. Surprenant son monde titre après titre, la dame en or scintille et pose sa voix pleine sur des morceaux puissamment rock et profondément blues. Pour une fois, les guitares ne sont pas le centre du monde, et c'est bien. En plus, la pochette est superbe, l'édition limitée en vinyle "or" en jette grave et la production d'une acuité sonore remarquable. Trois cachets par jour matin, midi et soir, minimum.
Commentaires
GenghisKhan, le 08/08/2016 à 08:59
La Guitare de Dorian est beaucoup moins présente qu'elle ne l'était sur leur premier album. On sent une réelle volonté de s'affranchir du style psyché 70's ( sans pour autant renier complètement les influences des débuts). Et en ce sens, le pari est plutôt réussi, car même si au premier abord on regrette un peu l'absence de riffs tranchants comme sur "Bliss", " high class woman" et autre "Devil man", on est plutôt séduit par l'emballage. J'entends par là, une production ultra soignée avec choeurs , orgues et autres pianos. Et ça donne des morceaux, certes moins direct, mais qui s’apprécient un peu plus à chaque écoute, avec différentes strates, et des ambiances vraiment sympas. Ils ont même tenté le morceau sans guitares, basse , batterie, juste Elin accompagné d'un orgue…Et c'est une vrai réussite, d'ailleurs ce morceau "I felt a change”, n'est pas sans rappeler par moment le "Changes” de Black Sabbath. Le reste du disque est tout aussi bon ( avec peut être un peu moins d'originalité sur la fin), et nous laisse sur une excellente reprise de Tony Joe white “elements and things” (qui nous rappelle au bon souvenir du premier LP). Essai réussi pour ce deuxième album. Ils ont réussi à s'affranchir d'un style qu'ils maitrisent pourtant parfaitement, en apportant des influences nouvelles et en enrichissant un peu plus leur musique. Bravo.
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Critique d'album

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Holy Moly


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Album de la semaine

VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

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