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Critique d'album

David Bowie


Hunky Dory


(01/11/1971 - RCA - - Genre : Rock)
Produit par Ken Scott, David Bowie

1- Changes / 2- Oh! You Pretty Things / 3- Eight Line Poem / 4- Life On Mars? / 5- Kooks / 6- Quicksand / 7- Fill Your Heart / 8- Andy Warhol / 9- Song For Bob Dylan / 10- Queen Bitch / 11- The Bewlay Brothers
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Aussi inégal qu’indispensable, Hunky Dory marque le début de l’âge d’or pour Bowie"
Franck, le 11/12/2021
( mots)

Véritable extraterrestre au sein de la planète Rock, David Bowie aura marqué toute une génération avec une carrière exemplaire marquée par des morceaux inoubliables, des personnages hauts en couleurs (Ziggy Stardust, Aladdin Sane…), mais aussi quelques incursions particulièrement savoureuses dans le cinéma fantastique (L’Homme qui venait d’ailleurs, 1976). Considéré aujourd’hui comme une icône du glam rock*, le succès de l’homme au visage androgyne était pourtant loin d’être acquis au début des années 1970 ; et ceci malgré une mise lumière en 1969 grâce à la chanson "Space Oddity" (introduisant l’emblématique personnage de Major Tom), et les indéniables qualités de son troisième album (The Man Who Sold the World, 1970). 


Premier album de David Bowie pour le mythique label RCA Records, Hunky Dorry (que l’on pourrait traduire par "comme sur des roulettes") marque un tournant évident dans la carrière de l’artiste anglais. Accompagné de ses futurs Spiders From Mars* - comprenant Mick Ronson (guitare), Mick Woodmansey (batterie) et Trevor Bolder (basse) -, Bowie en profite pour donner une nouvelle orientation à sa musique, en s’éloignant des tonalités blues et rock de ses débuts. Privilégiant une approche acoustique, faisant la part belle au piano et délaissant pour un temps les guitares, l’album s’éloigne du caractère sombre et électrique de The Man Who Sold the World. Alors que ce dernier était quasiment dénué de titres emblématiques (hormis bien sûr le morceau éponyme), Hunky Dory nous comble avec plusieurs compositions faisant parties des plus incontournables du répertoire du chanteur.


Véritable hymne à la jeunesse, "Changes" assume complètement ce renouveau avec son piano voluptueux et sa rythmique imparable ; un morceau pop presque parfait, pour lequel on ne se lassera décidément jamais de chantonner les "Ch-ch-ch-ch-changes" ! Le titre suivant, "Oh ! You Pretty Things", poursuit sur cette lancée avec son refrain enjoué et ses textes énigmatiques voyant une espèce supérieure prendre l’ascendant sur l’humanité ("You gotta make way for the Homo Superior"). C’est dans ce contexte de science-fiction que nous embarquons pour la planète rouge avec le mémorable "Life on Mars ?" : mélodie majestueuse, instrumentation d’une beauté enivrante, ce titre est à n’en pas douter une des (si ce n’est la) plus belle chanson écrite par Bowie. Ce dernier confiera bien plus tard s’être inspiré d’un projet avorté de traduction de "Comme d’habitude" de Claude François, qui fut finalement confiée au Canadien Paul Anka, avec l’interprétation de Frank Sinatra que l’on connait ("My Way" en 1969).


Dans un style nettement plus conventionnel, on profitera également du sympathique "Kooks", petite comptine folk que Bowie dédia à son fils Zowie (alias Duncan Jones), ou encore de l’enjoué "Fill Your Heart", qui n’est autre qu’une reprise d’une composition de Biff Rose et Paul Williams parue en 1968. 


Tout aussi singulier qu’il puisse être, David Bowie n’a jamais caché son admiration pour les personnalités qui l’ont inspiré. L’album regroupe ainsi différents hommages et clins d’œil : Tout d’abord avec le titre "Andy Warhol", véritable ode au maître du pop art. Puis avec "Song for Bob Dylan", à mi-chemin entre hommage et parodie (on remarquera que Bowie tente d’imiter la voix nasillarde de Dylan). Jamais deux sans trois, "Queen Bitch", sorte de pastiche de Lou Reed et du Velvet Underground, boucle cette trilogie avec un retour au premier plan de la guitare électrique.


L’album se conclue sur l’émouvant "The Bewlay Brothers" qui confère à l’album un caractère presque autobiographique. Bowie y évoque sa relation avec son demi-frère Terry, interné en hôpital psychiatrique après avoir été diagnostiqué schizophrène. 


On pourra regretter le fait que l’album balance ses meilleures munitions dès les premières minutes, et que la deuxième partie, nettement moins marquante, présente quelques longueurs. Il n’en demeure pas moins un album spécial et attachant, qui se distingue autant par son parti pris créatif que par son caractère personnel. Pris au milieu d’une année 1971 riche en sorties rock des plus qualitatives, l’album ne parvient pas à se distinguer. Heureusement, dès l’année suivante, Bowie devient un véritable phénomène avec son personnage le plus flamboyant : Ziggy Stardust. Le public découvre alors à retardement Hunky Dory: un disque intemporel ouvrant la route à la période la plus prolifique et la plus mémorable du chanteur aux multiples visages.


 


* Genre qui s’est développé au Royaume-Uni pendant la première moitié des années 1970.


** Groupe mis en avant dès l’album "The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars" (1972) et qui accompagna Bowie durant toute sa période glam rock.

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