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Critique d'album

Depeche Mode


Exciter


(14/05/2001 - Mute - Electro pop - new wave - Genre : Autres)
Produit par Mark Bell

1- Dream On / 2- Shine / 3- The Sweetest Condition / 4- The Dead of Night / 5- Lovetheme / 6- Freelove / 7- Comatose / 8- I Feel Loved / 9- I Am You / 10- When the Body Speaks / 11- Breathe / 12- Easy Tiger / 13- Goodnight Lovers
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
""
Aurélie, le 14/02/2004
( mots)

Groupe charismatique des années 80, Depeche Mode a su donner à l'électro-pop un visage humain tout en restant aux avant-postes de la scène rock. Cette qualité n'appartient qu'à de rare groupes dotés d'un vrai don musical, quoi qu'en disent ceux qu'irritent les poses réfléchies ou les chansons torturées de Gahan, Gore et Fletcher. Signalons à ce propos que peu de groupes suscitent des réactions aussi extrêmes que Depeche Mode : il semble qu'on ne puisse que les détester (certaines personnes ont poussé le mauvais goût jusqu'à les rebaptiser "Depressed Mode") ou les adorer. Ce que j'admire personnellement chez eux, c'est la manière dont, partis de la techno de Kraftwerk, ils sont parvenus à créer des morceaux sombres et puissants sur des sujets difficiles, comme la perversion et la religion. On mesure bien avec Exciter le chemin parcouru depuis la musique de stade de Songs for the Masses (1987). C'est un dixième album sublime que nous livre le groupe en 2001, une oeuvre tout à la fois sombre et intimiste, portée tout du long par la voix envoûtante de Dave Gahan, qui n'a cessé de gagner en puissance au cours des années 90.

On ne pouvait rêver meilleur début pour ce dixième opus que le titre "Dream On" qui, bien qu'arborant une légèreté nouvelle pour le groupe, reste fidèle aux riffs accrocheurs de "Personal Jesus" et "I Feel You". L'atmosphère se modifie légèrement par la suite, avec par exemple "The Sweetest Condition". Ce troisième titre pourrait passer pour une ballade pleine de douceur si l'omniprésence d'une note de basse ne venait introduire un sentiment de malaise, chose qui n'étonnera guère celui qui connaît déjà le groupe. "When The Body Speaks" est sans aucun doute la perle de l'album, une superbe ballade atmosphérique qui rappellera à certains le "With Or Without You" de U2. "The Dead Of Night", quant à lui, avec ses paroles inquiétantes, semble faire référence au mouvement industriel dont sont issus les Nine Inch Nails : "We are the dead of night / We're in the zombie room / We're twilight's parasites with self-inflicted wounds". "Love Theme" et "Easy Tiger" sont deux sympathiques intermèdes, qui marqueront sûrement moins l'auditeur que le titre suivant. Tout comme "Dream On" avec sa voix douce, ses guitares acoustiques, ses rythmes et ses sons électroniques légers, "Free Love" est en effet un single en puissance avec un refrain imparable. "Comatose" est peut-être le titre le moins convaincant de l'album. Il en faut bien un... D'ailleurs, il semble que chaque album de Depeche Mode inclue une chanson de ce type, un peu pénible par son hérmétisme. Heureusement, le groupe retrouve vite l'inspiration avec "I Feel Loved", dont le refrain accrocheur et le rythme devraient conduire sur les pistes de danse tous les amateurs de "Behind The Wheel". "Breathe" est l'un des seuls titres de l'album qui ne repose pas sur la voix envoûtante de David Gahan, ici passablement monotone, mais uniquement sur le texte hautement original de Martin Gore. Derrière une banale histoire de mari trompé se cachent en effet de subtiles allusions bibliques (l'énumération des jours de la semaine assimile la propagation de la rumeur à l'histoire de la Création, tandis que les prénoms de ceux qui la propagent rappellent ceux des auteurs de l'Evangile). Cinq minutes plus tard, le lancinant "I Am You" vous hypnotisera lentement pour mieux vous séduire, juste avant que "Goodnight Lovers", charmante berceuse aux choeurs gospels, ne vienne conclure en toute tranquilité le LP.

Que dire donc de cet album sinon qu'il parvient à donner une impression de cohérence qui manquait cruellement aux oeuvres précédentes ? Exciter semble de fait l'album le plus harmonieux du groupe depuis Violator. D'ailleurs, ce n'est sans doute pas un hasard si les titres des deux albums se font écho, tout comme ceux des chansons: "The Sweetest Condition" rappelle par exemple "The Sweetest Perfection". Difficile également de ne pas voir dans ce sentiment d'unité l'un des effets de la collaboration avec Mark Bell, producteur entre autres du magnifique Homogenic de Björk. Sa touche s'incorpore magnifiquement à l'univers du groupe et lui permet de préserver son âme underground. Avant de conclure, petit avertissement tout de même aux non-initiés : Exciter demeure un album assez difficile d'accès, et la première écoute peut se révéler décevante. Rassurez-vous: la magie opère vite, et l'album ne cesse par la suite de se bonifier, jusqu'à devenir tout bonnement indispensable...

NB : alors qu'on annonçait avec Exciter la mort du groupe, nouvelle confirmée par les débuts en solo de Martin L. Gore et de Dave Gahan, il semblerait que les membres de Depeche Mode se soient récemment décidés à prolonger l'existence du groupe. On prévoit d'ores et déjà un nouvel album pour la fin 2004.

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