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Critique d'album

Jason Lytle


Dept. Of Dissapearance


(16/10/2012 - Anti - - Genre : Autres)
Produit par

1- Dept. Of Disappearance / 2- Matterhorn / 3- Young Saints / 4- Hangtown / 5- Get Up And Go / 6- Last Problem Of The Alps / 7- Willow Wand Willow Wand / 8- Somewhere There's a Someone / 9- Chopin Drives Truck to The Dump / 10- Your Final Setting Sun / 11- Gimme Click Gimme Grid
Note de 5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Petit grand-père deviendra vieux."
Kevin, le 29/10/2012
( mots)

Jason Lytle, c'est avant tout le chanteur et grand manitou des géniaux Grandaddy. Le groupe de Modesto, CA, s'était plus ou moins séparé, plus ou moins perdu de vue depuis 2006, mais ils ont profité de l'été pour renouer les liens et se retrouver pour les vacances. Une formidable tournée des festivals plus tard et une nostalgie coriace afflue au coin des yeux des fans du monde entier, regonflés à bloc à grosses doses d'amour et de barbes hirsutes. Puis voilà que Lytle nous annonce que rien n'est irrémédiable et que de toutes façons, lui il va sortir un second album solo (presque dans la foulée de la réédition de The Sophtware Slump, LE chef d’œuvre du groupe) histoire de se remettre le pied à l'étrier. Le jour J est enfin arrivé, alors, que nous reste t-il de nos vieux amours ?

Tout d'abord il nous reste que rien n'a changé. Le son est reconnaissable dès les premiers instants, cette voix si particulière n'a toujours pas mué en quinze ans et le soin apporté aux arrangements les plus saugrenus n'a pas pris un cheveu blanc. Lytle, avec ou sans ses potes, demeure cet ermite un brin lunatique qui bricole des mélodies élaborées avec ce qui lui tombe sous la main. Son premier album solo n'avait déjà pas apporté de nouvelles pierres à l'édifice, à part peut-être une envie pressante de se retrouver seul avec lui-même. Débarrassé de ses petites déprimes et emmuré dans une solitude bienveillante, il s'est remis à explorer les thèmes qui ont toujours été les siens aux rangs desquels l'écologie ou la géographie, mais sans avoir cette fois-ci à se cacher derrière des avatars multiples. Il le confesse lui-même, il s'est surpris à écrire abondamment au sujet des montagnes ou du climat, mais ajoute qu'écrire en hiver peut influencer le stylo. Le gaillard a d'ailleurs tout fait tout seul, à l'exception notable de la batterie, dans son studio domestique, suivant le rythme de ses inspirations et de ses expérimentations bariolées.

L'ambiance cousue par Lytle seul n'est pas complètement le prolongement de celle de Grandaddy, bien que le lien de parenté n'échappe à personne. Le son est plus lo-fi, plus brut et lourd, moins poli que sur Sumday ou moins dense que sur The Sophtware Slump, mais la logique persiste aisément. L'album s'ouvre sur "The Dept. Of Disappearance" où d'emblée la voix traînante et enfantine de Lytle fait des merveilles, en serpentant entre les éléments de cette folktronica doucement givrée. Il empile les sons organiques et électroniques et glisse des chapelets de sons spatiaux, comme à sa royale habitude. Cela dit, il s'offre quelques nouveaux essais expérimentaux (dont le malveillant mais délicieux "Young Saints") qui soulignent l'ambiance générale quinteuse et bipolaire de l'album. Néanmoins, ces escapades font parfaitement partie du paysage connu du gaillard et rassurent plus qu'elles n'étonnent, bien que l'on sente que Jason est allé jusqu'au bout de ses idées les plus farfelues. Ainsi, "Last Problems Of The Alps" flotte dans une brumeuse apesanteur, pièce splendide où se côtoient arrangements aériens et message écolo. De même que "Willow Wand Willow Wand" ritournelle répétitive, électronique et insaisissable, aux allures faussement pop, se révèle diablement intrusive pour l'esprit. Et que dire de l'étonnant single choisi "Your Final Setting Sun", morceau space rock épique, dopé par des cascades de synthés acides qui narre l'expérience de la mort (autre thème récurrent de l'album, à croire que l'âge grandissant du grand-père en chef l'obsède) sur une rythmique pressante.

En parlant de rythmique, on trouve sans doute ici l'une des rares nouveautés bienvenues dans l'espace Lytle. Une utilisation des percussions plus travaillée, moins robotique, empruntée à ses influences actuelles, à commencer par les colonels du psyché new-yorkais Blonde Redhead. C'est essentiellement frappant sur la grande pièce d'outro (grande tradition Grandaddienne que de conclure par un morceau épique et disproportionné) qu'est "Gimme Click Gimme Grid" où la batterie joue un rôle plus central, pas uniquement de cadre rythmique mais participe entièrement au développement de la mélodie, d'une tendresse cosmique à une apothéose nostalgique et presque insubstantielle. Autre étrangeté, les deux minutes solaires de "Get Up And Go", optimistes et lumineuses, qui en plein cœur de l'album, rappellent tout l'art du second degré du bonhomme.

Le californien a su mettre en musique ses obsessions favorites, mais en a profité pour y ajouter des réflexions apparemment plus récentes, comme la mort ou la séparation. Sans se cacher mais en arpentant ses chemins de traverse habituels, il souffle ses aspirations dans une musique dont il repousse les limites à chaque production. Et bien que seul, il n'arrive pas encore à la superbe du groupe qu'il a porté à bout de bras pendant quinze ans - au niveau des textures notamment - il prouve que son univers est terriblement vaste, acerbe et ironique. Mais plus encore, il est posé sur des bases solides, celles d'un musicien en perpétuelle évolution bien que gravitant inlassablement autour des mêmes réflexes. Un grand-père à l'expérience fournie mais à la jeunesse intacte.

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