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Critique d'album

Lynyrd Skynyrd


Last of the Dyin' Breed


(21/08/2012 - Roadrunner - Rock sudiste - Genre : Rock)
Produit par Bob Marlette

Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Les héritiers musicaux de Faulkner livrent leur testament"
François, le 10/05/2022
( mots)

Sur God and Guns (2009) déjà, Lynyrd Skynyrd avait dû composer avec l’absence définitive de Leon Wilkeson (basse) et Hughie Thomasson (ex-Outlaws) ; avec la mort du claviériste Billy Powell en 2009, Gary Rossington (guitare) demeure l’ultime membre d’origine du groupe. Le reproche a souvent été fait au groupe, comme à tous les dinosaures qui continuent malgré les décès (ou retraites) de leurs musiciens historiques, et il semble qu’un seuil ait été franchi et que Last of the a Dyin’ Breed (2012) sera le dernier opus pour le Lynyrd Skynyrd. Le titre ne laisse d’ailleurs pas place à l’équivoque (Rossington est le dernier représentant de cette race en voie de disparition) et l’oiseau en couverture semble être un clin d’œil nostalgique à "Free Bird" : ils sont libres comme l’oiseau désormais.


Ce dernier voyage ne pourra que faire détour par le sud profond, celui où les notes s’envolent qu’après avoir subi les variations d’un bottleneck ou d’un bend (l’énergique "Last of a Dyin’ Breed"), d’un hymne aussi intense que "One Day at a Time" (presque reggae rythmiquement parlant, mais c’est Bob Marlette qui produit l’album …), la country-blues des fleuves boueux de "Mississippi Blues" ou du mélancolique "Started Livin’ Life Again", le Southern-rock immédiat et imparable de "Life’s Twisted" (qui hybride plusieurs touches : celles de Blackfoot en général, celle d’Outlaws sur le solo). Tout l’univers du Dixieland musical défile sous nos oreilles, jusqu’à la traditionnelle ballade qui multiplie les excès en tout genre "Ready to Fly" (orchestrations, piano kitsch) – "Sometinhg to Live for" est plus sobre donc moins préjudiciable.


Et les chemins entraînent parfois ceux qui les prennent vers des horizons inattendus : le rythme funk et l’approche hendrixienne à la guitare de "Good Teacher", la tournure moderne sur le robuste "Homegrown" (plutôt réussi dans le genre, davantage que sur God and Guns), les claviers très hard-rock british des 1970’s sur "Nothing Comes Easy" … Cet opus est riche, très bien composé, surprenant tout en revendiquant toujours son identité floridienne avec passion et conviction – on se risquerait presque à déclarer qu’il s’agit du meilleur album depuis le début des années 1990.


Album testament donc, Last of the a Dyin’ Breed  est le dernier acte des monuments du rock sudiste, un dernier acte dont ils n’ont pas à rougir. On aura droits à des best-of et des albums-live par la suite, mais plus de production inédite : on a accusé, à tort, la reformation de Lynyrd Skynyrd d’être un simple tribute-band, et force est de constater qu’à partir des 2010’s, ils ont fini par le devenir. Ils ne mettront plus au monde de nouvel album … Et pourtant, ils tournent …


A écouter : "One Day at a Time", "Good Teacher", "Life’s Twisted"

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