↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Nebula


Apollo


(21/02/2006 - Liquor And Poker - Stoner Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Orbit / 2- Loose Cannon / 3- Fever Frey / 4- Lightbringer / 5- Future Days / 6- Ghost Ride / 7- The Alchemist / 8- Trapezium Procession / 9- Controlled / 10- The Eagle has Landed / 11- Fruit of my Soul / 12- Decadent Garden / 13- Wired / 14- Opiate Float / 15- Orbit
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (8 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Un excellent disque de stoner qui se profile sur nos télescopes"
Maxime, le 12/04/2006
( mots)

Dans la nébuleuse stoner il est un astre qui brille d’un éclat particulier, à la fois brillant et évanescent : Nebula. Formé en 1996 des cendres du premier line up de Fu Manchu (autre formation de heavy-rock incontournable), ce power-trio supersonique mené par Eddie Glass (guitare et chant) traverse les galaxies rock’n’rolliennes pour offrir aux heureux passagers de leur vaisseau de délicieuses décharges de binaire charpenté et acide. Tandis que les Fu Manchu brûlent l’asphalte de la route 66 sur un dragster dopé à la nitroglycérine, leurs frères ennemis s’accaparent le même véhicule (des guitares fuzz furieusement obèses) pour viser non plus l’horizon désertique mais la stratosphère, armés d’un cocktail space-rock à faire vaciller la sonde Hawkwind sur son orbite.

Après avoir connu moult labels (Meteor City, Man’s Ruin, Sub Pop) et autant de changements de bassistes, Nebula prit ses quartiers chez Liquor & Poker pour nous offrir en 2003 un superbe album concocté sous la houlette d‘un Chris Goss méphistophélique, Atomic Ritual, un des meilleurs disques stoner de ces dernières années. Le combo y sublimait alors son alchimie sub-atomique, croisement de riffs bluesy additifs, de relents grungy, de puissance hard et d’inspirations garage. Fort de cette mixture savamment dosée et parfaitement maîtrisée, le trio a su se forger une emprunte sonore propre à rallier à sa cause les aficionados alertes.

Forcément après un tel coup de force, cette quatrième livraison a plutôt tendance à provoquer des haussements d'épaules, éclipsée par le rayonnement de l‘opus précédent. Une poignée d’écoutes suffit cependant à disperser les miasmes de la déception. Le son, dense et épais, rebutera sans doute le néophyte. On a l’impression d’entendre une mauvaise remasterisation d’un vinyle de rock seventies. Véritable magma en fusion où la voix joue d’égal à égal avec les instruments, la production ne livre ses charmes qu’après un temps nécessaire d’adaptation. Chris Goss, fort de son travail avec Kyuss et Queens of the Stone Age, était parvenu à faire sonner les guitares tout en préservant leur verdeur originelle. Apollo s'inscrit dans une autre trajectoire. S’entourant cette fois-ci de Daniel Rey (The Ramones, The Misfits, L7), le gang d’Eddie Glass opte pour une approche plus frontale et alerte, plus punk pour schématiser à grands traits. Nebula joue moins la carte de la jam ascensionnelle et se consacre davantage à des compos plus épurées et fébriles.

Propulsé au kérosène nucléaire, ce disque enchaîne les péripéties astronomiques avec brio. Les guitares vrombissent de plus belle ("Loose Cannon", "Fruit of My Soul"), le heavy-blues cosmique se met sur son 31 ("The Alchemist"), la basse ondule en des cascades vertigineuses ("Future Days") et les paluches tressent des motifs lancinants et entêtants ("The Eagles Had Landed"). En marge de ces exercices space rock exécutés à la perfection Nebula se fend de titres bravaches bien speedés ("Fever Frey", "Lightbringer", "Ghost Ride") qui équilibrent idéalement l’ensemble. Les textures tissées par les musiciens enivrés de substances narcotiques prennent de plus en plus corps, se nourrissant de sitars, de claviers, de percussions tribales sans jamais tomber dans l’exercice autiste. Ajoutons à cela les talents de songwriting du trio qui font planer leurs chansons au-dessus de la masse et on obtient un excellent disque de stoner, véritablement enthousiasmant. Lancée dans sa course folle, la comète Nebula n’en a pas fini de poursuivre sa révolution. Et nous de pousser de Oh ! et des Ah ! ébahis devant sa queue multicolore qui ferait grimper aux rideau la plus frigide des nonnes.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Nebula


Heavy Psych


Critique d'album

Nebula


Atomic Ritual


Critique d'album

Nebula


Peel Sessions


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également