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Critique d'album

R.E.M.


Green


(07/11/1988 - Warner - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Pop Song 89 / 2- Get Up / 3- You Are The Everything / 4- Stand / 5- World Leader Pretend / 6- The Wrong Child / 7- Orange Crush / 8- Turn You Inside-Out / 9- Hairshirt / 10- I Remember California / 11- [untitled]
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Tout vert mais déjà mûr"
Kevin, le 28/12/2015
( mots)

Si on regarde la carrière de R.E.M. de façon globale, il est évident que Green représente ce que l'on appelle communément un pivot. Comprendre que l'avant et l'après ne sont plus exactement sur la même ligne. Comprendre aussi qu'à défaut d'être un grand album, Green est un album hautement important. Tout d'abord, il faut re-contextualiser. Nous sommes en 1988, le groupe sort d'un marathon de cinq ans ponctué de cinq albums et de cinq tournées gigantesques qu'il laisse derrière lui pour s'acoquiner avec une major après les fructueuses années I.R.S. Par voie de fait, le petits gars d'Athens s'installent pour de bon dans les charts européens, la preuve que des fois, le changement ça a du bon. Il ne faut cependant pas prendre Green pour une vulgaire soupe à servir à la radio, le passage à la major a en réalité donné beaucoup de libertés à Stipe et sa bande, si bien qu'il est aussi le théâtre des premières expérimentations pop du quartet. Alors oui, mettre expérimentations et pop dans la même phrase peut faire sourire, mais Green est, sans mauvais jeu de mot, le terreau fertile qui verra germer quelques années plus tard Out Of Time (1991) et Automatic For The People (1992), les deux gros mastodontes de leur discographie.


Parmi ces libertés acquises par le groupe, il faut préciser que Stipe mis à part, les trois autres larrons se sont amusés à changer de rôles, par intermittences. La basse pour le batteur, les claviers pour le bassiste et la mandoline pour le guitariste. D'une, les gaillards se sont confrontés à de nouveaux sons et de nouvelles textures. De deux, ils ont voulu prouver que l'identité de R.E.M. ne dépendait pas uniquement du classique basse-batterie-guitare-voix, mais bel et bien de leurs inspirations conjuguées. Le premier morceau issu de ce jeu de chaises musicales est "You Are The Everything", titre lunaire si l'en est, véritable brèche dans la nuit (y'a même des criquets) et annonciateur des messes pastorales qui feront la sève de Out Of Time, "Losing My Religion" compris. Qui plus est, le morceau est étrangement coincé dans la première partie de l'album, partie pourtant ultra directe et catchy comme en témoigne le premier single "Stand". Véritable hymne jovial et shiny-people-esque, il a autant dérouté les fans de la première heure qu'attiré les nouveaux dans leurs nasses. Articulé autour d'un refrain aussi simple que possible, "Stand" est quelque part le premier tube du rock alternatif ricain des nineties. Preuve en est ce solo pas terrible du tout qui fait office de pont et le chant lourd et massif de Stipe qui semble ne jamais reprendre son souffle pendant trois minutes.


C'est d'ailleurs dans le chant de Stipe que s'entend la fracture avec la seconde partie de l'album, la sus-nommée partie métal, en référence au matériau et non au genre, s'entend. Beaucoup plus contrôlé et un poil plus sombre, il signe direct la fin de la percée pop radio-friendly mais en aucun cas la fin des essais sonores. Bien au contraire. Et là encore, c'est un single qui met tout le monde d'accord, le délicieux "Orange Crush", chanté à deux, martial à souhait, refrain gueulé dans un mégaphone pas au point, abrupt et rouillé, il est lui-aussi l'essence de ce R.E.M. de fin 80's. Dans la même veine lourdingue mais jouissive, le refrain torturé de "Turn You Inside-Out" tout en urgence et en menaces s'avère être un des moments les plus forts en émotion de cette période gros bras du band. Une batterie bourrinée comme elle le mérite, des chants qui se complètent en force et des guitares acides au possible. Au milieu, un coda de trois notes au clavier pour – justement – métalliser le bordel.


Green, sans jamais être étincelant, est un effort incroyablement solide et une base de travail qui accompagnera le groupe jusqu'au départ Bill Berry en 97. Sobrement schizophrène, Green est donc un grand écart entre une pop radio-friendly très immédiate (et parfois assez réussie) et un son beaucoup plus sombre et tourmenté. Au centre, quelques titres parviennent déjà à réconcilier ces deux facettes majeures du combo, comme la comptine à la mandoline "The Wrong Child" ou le poignant "Hairshirt", d'apparences légères, mais lestées par le chant hanté et lent de Stipe. Entre expérimentations et valeurs sûres, l'album est un brouillon qui, mine de rien, dépassera sans mal plusieurs albums à venir. Porté par une fougue rare et ce charme de tout ce qui est imparfait, Green est unique presque sans le vouloir.

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