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Critique d'album

Saxon


Wheels of Steel


(05/05/1980 - Carrere - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Pete Hanson / Saxon

1- Motorcycle Man / 2- Stand Up and Be Counted / 3- 747 (Strangers in the Night) / 4- Wheels of Steel / 5- Freeway Mad / 6- See the Light Shining / 7- Street Fighting Gang / 8- Suzie Hold On / 9- Machine Gun
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Wheels of Steel définit l'image que Saxon veut incarner, celle d’un groupe aux guitares bien trempées s’affirmant comme fanal de la musique pour bikers."
François, le 31/12/2018
( mots)

Malgré le peu d'échos qu'obtint leur premier album (Saxon, 1979), Saxon continue de tourner et écume les pubs et les petites salles d’Angleterre. Soutenu par un parrain de poids, Motörhead, le groupe entre à nouveau en studio pour sortir, un an plus tard, le disque qui le fit entrer dans les charts (à la cinquième place au Royaume-Uni) : Wheels of Steel. Un succès pour le groupe, mais aussi un des premiers grands classiques de la New Wave of British Heavy Metal à peine balbutiante.


Wheels of Steel définit l'image que Saxon veut incarner, celle d’un groupe aux guitares bien trempées s’affirmant comme fanal de la musique pour bikers. La pochette, dont l’aigle pourrait arborer l'arrière d’un blouson, le titre, explicite sur sa référence aux grosses cylindrées, et plusieurs morceaux ont pour sujet les cavaliers des temps modernes. Il en va ainsi de "Motorcycle Man", s’ouvrant sur le ronronnement de moteurs poussés à leur maximum, en guise d’introduction aux vrombissements des guitares et à la voix de Biff qui se déploie dans toute sa puissance. On est dans un pur morceau de Metal anglais des années 1980, mais le groupe demeure plus speed que heavy, en s'entendant sur la notion de rapidité, le contexte est celui des années 1980, depuis lors, les groupes ont évidemment gagné en chevaux. Le titre est toujours un classique des concerts du groupe de même que "Wheels of Steel", morceau éponyme, dont la personnification de l’engin rappelle étrangement "Highway Star". Plus de six minutes fondées sur un riff diablement efficace (trois accords, la-do-si, que demande le peuple ?), au service de l’hymne du groupe. Celui-ci est d’ailleurs aisément rallongé jusqu’à dix minutes en concert pour un moment de communion avec le public, annonçant hélas le rappel, donc la fin de la prestation... Dans le même registre, "Freeway Mad" est plus anecdotique bien que l’introduction à la batterie vaille le détour.


Cet album fut une usine à tubes qui remplissent toujours actuellement les setlists des concerts comme l’incontournable "747 (Strangers in the Night)" (qui a donné son nom à leur site internet), dont le refrain arpégé permet de relancer avec d'autant plus de force le riff principal. De même, le plus dispensable à notre goût car plus glam, "Suzie Hold On" est devenu une référence ; c’est la touche douce, presque FM, avec certes un solo mélodique et bien calibré.


Bien qu’il présente un album de hard-rock classique quoique plus musclé, Saxon garde une intelligence dans la composition, en utilisant les recettes qui fonctionnent (l’introduction à la Van Halen sur "Machine Gun") ou en complexifiant les structures comme ils ont su le faire dans leur premier opus. Ainsi, "See the Light Shining" est appréciable quant à sa variation après le premier solo, emboîtant un second morceau dans le premier. La guitare soliste endiablée est une manière intelligente de gérer la transition entre les deux parties, transition qui aurait pu être artificielle et maladroite.


Avec cet album, Saxon entre dans la cour des grands. Wheels of Steel, avec ses nombreux incontournables, est considéré comme le meilleur album du groupe … Les deux suivants partageant sa place dans le débat interminable sur la discographie (tout aussi interminable) du groupe. Car Saxon vient d'ouvrir une trilogie, dont le deuxième volet est considéré par leur chanteur comme le meilleur de cette période. Sur la voie du succès et sur les chapeaux de roues, les protégés de Motörhead entrent à nouveau en studio, et cinq mois plus tard, Strong Arm of the Law est dans les bacs. C'est bien une des caractéristique du groupe, ce sont des compositeurs endiablés qui laissent rarement plus de deux ans entre deux sorties, et ce depuis leur premier album.

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