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Critique d'album

The Notwist


The Devil, You + Me


(02/05/2008 - City Slang - Indie-électro - Genre : Rock)
Produit par

1- Good Lies / 2- Where In This World / 3- Gloomy Planets / 4- Alphabet / 5- The Devil, You + Me / 6- Gravity / 7- Sleep / 8- One Planet Off / 9- Boneless / 10- Hands On Us / 11- Gone, Gone, Gone
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"De l'électro-folk sombre aux accents spatiaux, déconseillé les soirs de déprime."
Elise, le 21/10/2009
( mots)

"Imitons juste le réel, jusqu'à ce que nous en trouvions un meilleur". Non non, pas de quoi s'inquiéter, Marcus Acher va très bien. Après tout, "Good Lies", premier titre de The Devil, You + Me, d'où sont tirées ces quelques paroles, est l'un des morceaux les plus guillerets que le groupe ait livré depuis dix ans. A tel point qu'il surprend clairement l'auditeur à la première écoute. Le chant paraît presque optimiste dans sa tonalité (moins dans ses paroles), la mélodie à la guitare est légèrement saturée, le rythme vif, le tout formant un morceau d'une qualité remarquable. Mais inutile de sortir les robes et les verres à cocktail pour la soirée chic, la fête est déjà finie. Parce qu'après tant d'années à travailler, à perfectionner, à transcender une musique, on ne la délaisse pas comme dela. The Devil, You + Me est le digne héritier de Neon Golden, un album sombre, planant, mélodieux et soigné, que le quatuor allemand livre tel un orfèvre, suscitant éblouissement admiratif et surprise ravie.

La plongée commence réellement avec "Where In This World", morceau intriguant introduit par des violoncelles torturés, avant un beat électro étouffé. Il est rejoint par la voix dans les graves de Marcus Acher, qui entame une litanie soutenue par une douce mélodie aux claviers. Et si une sorte d'apaisement semble alors se dégager, envahir l'espace, il est titillé, dérangé par le retour des violoncelles, par des échos sonores à la X-Files, un monde de bruits inconnus, qui transporte. Cet ersatz de voyage spatial est perpétué par "Gloomy Planet". Là, on croit entendre des cosmonautes décrire, à travers leurs casques, un paysage noir aux lumières étoilées, l'émerveillement teinté de nostalgie devant un lieu lointain et inconnu. Une nostalgie qui se révèle dans le pont aux airs de berceuses folk en milieu de morceau. 

En virant à l'électro-rock-folk expérimental à la toute fin des années 90, The Notwist a envahi un espace alors vacant. Et si leur musique aurait pu atteindre les haut-lieux de la branchitude au même titre que les centaines de combo électro qui se créent chaque semaine, l'absence totale d'un quelconque orgueil, défaut tellement fashion, en fait un groupe bien plus appréciable. Les arrangements de The Notwist ne sont pas tape-à-l'oeil, aucun son ne vient dès la première écoute frapper l'oreille, aucune ritournelle n'est aisément perceptible, aucune référence ne s'étale à la limite du plagiat. The Devil, You + Me est une unité, un album qui s'écoute et s'apprécie dans son entièreté. La ballade à la guitare sèche teintée de glockenspiel "The Devil, You and Me" s'apprécie d'autant plus qu'elle fait suite à "Alphabet", morceau rythmé très synthétique. De même, lorsque "Gravity" résonne, on pense au précédent "Gloomy Planet", sans pour autant sentir de répétition, mais simplement l'évolution logique, une étape supplémentaire du voyage galactique. Ici, The Notwist est le guide d'un auditeur qui, s'il n'est pas forcément en peignoir, n'a en tout cas pas besoin d'enfiler la tenue d'expédition pour apprécier le périple. 

Leur son semble toujours entre terre et ciel, à l'image d'un "Sleep", ballade profondément ancrée dans les graves aux claviers, et tirée en légèreté vers les aïgus par des sonorités électro. Entre les deux, Marcus Archer semble être l'axe de la balance, créant l'unité et la symbiose. Dans le superbe "One Planet Off", le chant s'appuie sur une base rythmique aux inspirations à la fois world (rappelant Neon Golden) et électro. Lancinant et dangereusement proche de l'hypnose sonore, le morceau est une des plus belles réussites de l'album. Il créé un décalage tel que le groupe les apprécie avec "Boneless", porté par une rythmique très pop, mais dont l'ambiance plus guillerette ne fonctionne pas complètement après un tel voyage. C'est avec "Hands On Us" que le groupe confirme son talent particulier pour les morceaux sombres et doucement torturés. Il tente pourtant la jolie ballade de clôture, "Gone, gone, gone", aux accents optimistes, où le sentiment d'un espoir presque perdu domine pourtant. Alors l'émotion naît et s'épanouit doucement.

The Notwist s'est construit un répertoire à part, loin des mélodies faciles et des paroles qui tournent en boucle. On apprécie leur souci du détail et de la mesure, leur qualité d'arrangement et leur discrétion innée. Une qualité qui serait presque aujourd'hui devenue un défaut, tant il faut savoir s'afficher avec subtilité dans le monde de la musique. The Notwist semble se ficher des convenances et planer beaucoup plus haut. Donnant fortement envie de les rejoindre.

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