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Critique d'album

White Lies


To Lose My Life ...


(19/01/2009 - Fiction Records - Revival Cold Wave - Genre : Rock)
Produit par

1- Death / 2- To Lose My Life / 3- A Place To Hide / 4- Fifty On Our Foreheads / 5- Unfinished Business / 6- E.S.T. / 7- From The Stars / 8- Farewell To The Fairground / 9- Nothing To Give / 10- The Price Of Love
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Avec ce premier album de revival cold wave, White Lies frappe très fort."
Nicolas, le 23/02/2009
( mots)

Impossible de ne pas aborder les White Lies avec une certaine méfiance. Forcément, un groupe adepte d'une musique indie-pop formé en 2005 sous le patronyme de Fear of Flying, qui d'un coup d'un seul se renomme White Lies et vire au post punk deux petites années plus tard, voilà qui a de quoi laisser légèrement perplexe. Ajoutez à cela des références étonnantes, puisqu'au lieu de citer les sempiternels Joy Division les trois jeunes anglais avancent crânement les noms de The Cure (soit), Echo and the Bunnymen (? Pourquoi pas) et surtout... Interpol - ou comment s'inspirer de ceux qui s'inspirèrent du maître ! Autant dire qu'à l'introduction de la très belle galette du combo dans le lecteur, magnifique CD anthracite rutilant tant au recto qu'au verso, on se prépare à une bonne tranche de rigolade.

Mais l'envie de rire fait rapidement long feu, car To Lose My Life ... se révèle être une bonne petite claque, aussi aguicheuse que surprenante. Difficile de comparer ce revival cold-wave à celui d'Interpol ou même à celui d'Editors, les deux ténors du créneau, tant les White Lies prennent d'emblée le parti de l'efficacité avant toute autre chose. On se retrouve donc avec un son très clair, une dose appréciable de synthés rappelant les premiers New Order, et surtout des mélodies aux consonances pop très accrocheuses. En fait, on se rapprocherait sans doute bien plus des Killers que de Ian Curtis et comparses. Alors qu'Interpol excelle dans les jeu de sonorités glacées et les ambiances romantiques, alors qu'Editors n'a pas son pareil pour les mélopées reposantes et les jeux de voix travaillés, White Lies impose en continu une succession de tubes FM à faire pâlir Brandon Flowers, lui qui n'a pas été foutu d'en pondre ne serait-ce qu'un seul sur son dernier jet.

Le principal hit de l'album n'est autre que l'énorme "To Lose My Life", d'une immédiateté proprement grisante, porté initialement par une basse ténébreuse et la voix grave et ample de Harry McVeigh, avant de fondre couplet et refrain dans un final particulièrement bien envoyé. Mais on n'en reste pas là, car "Unfinished Business", "E.S.T." et "Farewell To The Fairground" rivalisent haut la main avec le titre précédent et impriment très vite leur marque de manière indélébile dans l'inconscient. Quant la force mélodique descend d'un palier, c'est alors une armée d'arrangements symphoniques piqués qui vient emporter le bouillonnant "From The Stars", alors que "Nothing To Give" trompe son monde avec sa complainte héroïque qui s'achève dans un confondant dépouillement. Les autres titres sont également de très haute tenue, à l'exception notable de "A Place To Hide" et de "Fifty On Our Foreheads", un petit cran en retrait. Ces deux morceaux sont d'ailleurs ceux qui font le plus penser au gang des tueurs de Las Vegas... et même s'ils sont un peu en dessous du reste, ils n'auraient pas du tout dépareillé sur Hot Fuss - galette qui n'est pourtant pas classée parmi les bides intergalactiques de la décennie en cours.

To Lose My Life ... ne parle que d'un seul sujet, ou presque : la mort. Normal pour un groupe censé appartenir à l'un des courants musicaux les plus désenchantés de l'histoire du rock. Pourtant, on ne peut s'empêcher de ressortir étrangement ragaillardi après l'écoute de ce disque. Les White Lies réussissent ici un joli hold-up sur un revival post-punk qui semblait initialement prometteur, mais qui a pourtant fini par sombrer dans une sorte d'indolence au cours des deux dernières années. Inutile de dire que le groupe s'attirera prochainement les foudres des puristes du rock, qui lui reprocheront allègrement une certaine forme de futilité tout comme un certain manque de consistance. On ne pourra pas leur donner totalement tort... mais l'album est si accrocheur que l'on peut bien se permettre de passer outre certains désagréments, surtout en ce début d'année d'une affligeante pauvreté en grands crus. Quand la mort semble si séduisante, difficile de ne pas se laisser tenter.

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