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Chronique Livre

How to be a Man (et autres illusions)


Auteur: Duff McKagan
Editeur: Editions du Camion blanc.
Sortie: 24 janvier 2017.

"Membre fondateur des Guns N’ Roses en tant que bassiste, Duff McKagan sort son second livre autobiographique. "
Rudy, le 20/12/2017
( mots)

Premier point positif de ce récit, il a été écrit par Duff à 100%, sans avoir recours à l’aide d’un journaliste comme cela se fait souvent pour pareil ouvrage. On y apprend d’ailleurs qu’après le split du groupe, le grand blond est allé à la fac pour passer ses diplômes de journaliste, qui, une fois obtenus, lui ont permis d'écrire des chroniques de sport pour ESPN, des articles dans Playboy ou pour différents média locaux comme le Seattle Weekly.

Ayant déjà écrit un première autobiographie, le présent ouvrage (qui prend place en 2014, à l’aune des 50 ans du musicien), revient plutôt sur sa vie post Guns N' Roses, et à sa participation dans Velvet Revolver et plus récemment Walking Papers, ainsi qu’à sa nouvelle vie d’homme clean. Il balaye rapidement le style de vie “sex, drugs & rock'n'roll” en un paragraphe, et revient plutôt sur son passé avec un regard sincère: la mention de ses premiers troubles dépressifs à 16 ans, qu'il combat dorénavant avec le sport, et parfois avec regrets: il était dans le même avion que Kurt Cobain quand celui-ci s'échappa d’un centre de désintoxication pour revenir se suicider chez lui à Seattle, Duff regrettant de ne pas avoir essayé de lui parler à leur sortie d’avion, leurs points communs ne manquant pas...

Le second point positif est que le musicien de Seattle fait montre d'humilité et revient sur ses années de rockstar sans en faire l'apologie. Peut-être parce qu'il vient de la ville qui a vu grandir Kurt ou Eddie Vedder entre beaucoup d'autres, des gars qui ont eu du mal à cohabiter avec le star system une fois sortis des bars enfumés de leur ville pluvieuse... D'ailleurs Duff est toujours resté en lien avec sa ville et ses artistes, aux dernières nouvelles il sort un nouveau single avec un énième projet The Levee Walkers avec ses potes Mike Mccready (Pearl Jam) et le batteur Barrett Martin (Screaming Trees, Mad Season, Walking Papers).

Aussi il truffe son livre d’un humour simple, parfois très américain voire lourdaud mais très souvent juste et fin, ce qui fait souvent rebondir un récit légèrement naïf par endroits. Sa manière de nous narrer comment il s’est fait aplatir le tarin comme sparring partner de Peter “sugarfoot” Cunningham, qu'il préfère repeindre sa terrasse plutôt que de passer un weekend sur un yacht avec Steven Tyler, ou qu’il ne porte jamais de slip… est agréable à lire.

Vers le milieu du livre, Duff nous donne sa liste des 100 albums que tout le monde devrait avoir chez soi avec une petite note explicative: ça commence avec Gold de ABBA, passe par Opposite de Biffy Clyro (choix discutable mais on comprend qu’il a eu un coup de coeur pour les écossais), Supershitty to the Max de The Hellacopters (qui pour lui "a peut-être sauver un genre de musique de l'extinction"), l’album éponyme de Mother Love Bone qui lui a permis de traverser ses pires moments, 1999 de Prince qui l'accompagna lors de son départ de Seattle vers LA (qu'il appelle Hell-A) à l'âge adulte, The Shape of Punk to Come de Refused qu'il utilise souvent pour faire poireauter les gens à ses concerts. Ou encore Joshua's Tree de U2 qu'il écoutait en boucle à la mort de son meilleur ami en 1987.

La lucidité de McKagan est aussi très présente, comme lorsqu’il regrette les réactions que suscite son retour à des tournées en van, dans des petits clubs avec les Walking Papers et les hôtels à 30 euro la nuit qui vont avec… (notamment en 1ere partie de Biffy Clyro dont il compare l'ardeur des fans à ceux de Pearl Jam, et leur manager à un ptit con...).
Par contre sa lucidité semble lui faire quelque peu défaut dans certains passages…

Après un passage positif sur Paris, il paraît bien à l'ouest sur les Parisiens, qui apparemment ont TOUS dragué sa femme... D'autres moments nous rappellent que même relativement cultivé, le Duff n'en reste pas moins un américain moyen, se sentant obligé de nous dire d'éviter de demander si un praguois est tchécoslovaque, parce que ça les énervent depuis qu'ils sont séparés de la Slovaquie: euh oui merci mon vieux, ça fait juste plus de 20ans... Mais il nous rectifie plus loin en expliquant que les Américains ont appris l'histoire du Royaume-Uni grâce aux Sex Pistols et The Clash, parce que l'école n'y touche pas, et que son irlandaise de mère lui expliqua la situation grâce aux chansons des Stiff Little Fingers.

Au final, le livre est bien écrit et se lit facilement, un peu comme un roman existentiel. L'humour de Duff est simple et fait souvent plus facilement passer certaines longueurs. Les anecdotes ne manquent pas, mais si vous cherchez un livre sur les coulisses du plus grand groupe du début des années 90, vous risquez d’être déçus. Par contre si vous voulez passer un moment sympa avec le seul membre fondateur des Guns N' Roses qui peut se balader incognito en ville, et recevoir quelques conseils pour votre future vie de rockstar, n’hésitez pas!

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