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Compte-rendu de concert

Ghinzu


Date : 15/04/2011
Salle : Le Grand Mix (Tourcoing)
Première partie :
Mathilde, le 18/04/2011
( mots)

Ce fut une fort bonne surprise qui tomba ce jeudi d'avril vers 18h : après leurs concerts à Toulouse et à Mulhouse, Ghinzu annonçait sur leur page facebook un concert (agréablement) inopiné à Tourcoing pour le lendemain ! Non rassasiée de sa tournée, la clique Bruxelloise avait encore la guitare qui démange. Seul un groupe de cette envergure pouvait espérer remplir une salle tel Le Grand Mix en un jour. Bouffées d'excitation fébrile chez les nordistes ce soir-là, achats empressés de billets, mieux vaut être réactif. Pari tenu, on est vendredi, il est 20h et Le Grand Mix affiche complet. Le public, majoritairement composé de mâles impatients, laisse présager un concert bestial et transpirant et qui s'inscrit dans la programmation des Paradis Artificiels. C'est donc dans une ambiance de jovialité printanière que les festivaliers s'entassent dans la salle, bières et sandwiches à la main. Encore une heure à badiner gaiement avant que les premiers sons d'orgue retentissent.


Le premier titre "Mother Allegra" émerge sous forme de notes tenues et angoissées, le temps pour Ghinzu de marquer son territoire d'une atmosphère sombre et cynique emportée par la voix de John, Ray-Bané comme à son habitude. Ce moment en suspens est vite brisé par les riffs infernaux du titre éponyme du dernier album "Mirror Mirror". Les néons et les projecteurs clignotent sans discontinuer, épileptiques s'abstenir. Le public est littéralement en liesse. Un drapeau noir, jaune et rouge flotte au premier rang, il fait bon être belge ce soir. Les têtes battent la cadence quitte à se luxer une cervicale.
Pas le temps d'applaudir, on enchaine directement sur "The Dream Maker" et ses choeurs de moines hallucinés. Les nappes de synthés et de guitares saturées alternent avec la calme mélancolie du piano. "Vous allez bien ? Il y a deux jours on savait pas qu'on allait venir jouer ici et ce soir vous êtes là... Et ça tue, merci beaucoup !".  Bah nous non plus on ne soupçonnait pas cette venue, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on est pas mécontents d'avoir fait le déplacement.

S'en suit "Cold Love". Le pré-refrain "Cause all is in your eyes/ All is in your eyes" est repris en choeur par le public, définitivement conquis. Le titre plus enjoué et pop, "Take it easy", lui, montre une fois de plus l'aisance du groupe à jongler avec les différents styles musicaux. "Tourcoooinnng?" lance le plus chevelu des guitaristes. 'Sont sympas en plus.
 Il est temps de ressortir les anciens titres de derrière les fagots : les permières notes de "Dragon" enchantent les fans de la première heure, venus nombreux ce soir. Ca groove sévère. L'un des guitariste (le moins chevelu donc) slide en se dandinant face à l'audience. On se demande seulement pourquoi il s'entête à garder son blouson de cuir alors que la température est quasi-équatoriale. "Alrrriiight?" envoie John avant d'entamer le divin "The Dragster Wave", toujours aussi efficace. Il n'arrêtera pas de marteler son pauvre clavier et enchainera sur "21st Century Crooners ", fredonné par la salle à grands renforts de "lalala".

Puis c'est au tour de "Do You Read Me?". Il n'en fallait pas plus pour lancer une série de slams dans le public. C'est le déchainement total, la sudation atteint son maximum, un chapeau et une chaussure sont (vainement) lancés sur scène. Place au plus récent "The End Of The World", dans lequel la batterie se veut tribale et qui s'accompagne de guitares incisives à la Franz Ferdinand."Are you ready to jump?". C'est pas la peine de demander. Sur scène, c'est la débandade, le groupe perd des hectolitres de sueur sur le perché "Chocolate Tube" et "Mine" aux paroles tendancieuses.
Petite pause, la clique quitte momentanément la scène pour reprendre sur "This Light" qui fait redescendre la température. La mélodie est épurée. C'est désarmant : Ghinzu est toujours efficace, même dans la retenue. "Blow" est du même acabit et permet d'aller chercher une autre bière. Question de survie. Un dernier rappel et le groupe nous gratifie finalement de "Kill The Surfers" dopé à l'ecstasy, afin de repaître complètement l'audience qui en demandait encore. Le chanteur est désormais debout sur son piano. Les bras se tendent vers lui. Fin de la grand messe. Le concert aura duré 1h20.

On a rarement vu un groupe donner autant en live. La prestation de ce soir a su offrir une belle compilation de la bête Ghinzu, au fil de titres qui se sont succédé à un rythme endiablé. Le public, en nage, en a eu pour son compte. Tout le monde rentre chez soi, le temps de réaliser que ce concert a réellement eu lieu.


Setlist :
- Mother Allegra
- Mirror Mirror
- The Dream Maker
- Cold Love
- Take It Easy
- Dragon
- The Dragster Wave
- 21st Century Crooners
- Do You Read Me? 
- The End Of The World
- Chocolate Tube
- Mine
- This Light
- Blow
- Kill The Surfers

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