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Interview Exsonvaldes


Raphaëlle, le 09/05/2016

Voilà bien longtemps que nous n'avions pas reçu Exsonvaldes en interview. La dernière fois datait de mai 2009 ! Entre temps, le groupe a sorti Lights (2013) et Aranda (2016). Il était donc temps d'aller les revoir pour parler, comme toujours, de musique... Mais pas seulement ! Le groupe évoque ses (déjà!) 15 ans de carrière, les moments de doute et leurs attentes quant à ce nouvel album. Ils m'ont accueillie avec bienveillance et la complicité entre eux est frappante... De sorte que l'interview s'est vite transformée en discussion pleine d'autodérision !

Pour compléter le portrait, on vous recommande le live report du concert qui a eu lieu juste après l'interview.

Dans les coulisses d'Aranda


Est-ce que vous pourriez présenter le groupe, maintenant que vous êtes trois et non plus quatre?

S: Eh bien on était quatre et maintenant on est trois ! On a créé le groupe à 4 il y a …

A: Trop longtemps pour pouvoir le dire !

S: Ca fait 15 ans quand même ! Il y a quelque années notre bassiste fondateur est parti et ça nous a semblé plus logique d’être trois en studio ou sur les photos. Ce n’était pas vraiment possible d’accueillir quelqu’un dans le groupe. Par contre sur scène on est 4, on a Quentin ou Jérôme selon les dates qui sont nos bassistes.

 
Qui a fait la basse en studio?

S: Cyrille !

A: Et un peu moi aussi !

S: Sur Control.

A: J’en ai joué un peu en Espagne. On avait à l’époque un bassiste qui faisait la plupart de nos live et du coup il a fait la plupart des basses sur l’album et j’en ai fait aussi une partie.

 
Si j’ai bien compris vous avez enregistré le dernier album en Espagne?

A : A moitié!

S: On a commencé en Espagne et on a terminé à Paris.

 
Et pourquoi en Espagne? Je sais que pour vous l’Espagne c’est particulier…

A: Là il y a une histoire assez précise. Il y a deux ans, on jouait dans un gros festival espagnol qui nous avait invité pour toute une semaine en résidence car le patron du festival a un studio d’enregistrement. Le samedi soir on jouait au festival et toute la semaine avant, on pouvait être sur place et profiter des installations.

 
Il s’appelle comment ce festival?

A: C’est Sonorama il y a deux ans, et on y retourne cet été. On a enregistré à peu près la moitié de l’album là-bas et du coup l’album porte le nom de la ville où se situe le festival.

 
C’est à partir de choses que vous aviez déjà préparées ou bien c’est en étant là-bas que ça s’est fait?

S: C’est pas venu là-bas car à cette époque-là on n’avait pas prévu de faire un autre disque, la question se posait en tout cas. Il y a eu cette opportunité qui s’est présentée et on s’est dit que comme c’était cool d’être en studio, autant y aller avec les morceaux qu’on avait écrit les mois précédents et voyons ce que ça donne. Ça s’est bien passé, de sorte qu’on s’est dit qu’on allait terminer ce qu’on a commencé. Ça n’a pas été écrit sur place.

 
Et en France alors, quelle est la suite de l’histoire?

A: En France on a repris là où on avait fait l’album précédent avec la personne qui a réalisé nos trois derniers albums, qui s’appelle Alex Firla, il a un studio à Bastille et on a terminé le disque là-bas.

S: Alex Firla était aussi venu en Espagne avec nous pour gérer l’enregistrement.

A: On a fini les enregistrements et il a fini tous les mixages, ce qui avait été enregistré en Espagne et ce qui l’a été en France pour homogénéiser le tout.

 
Pourquoi continuez-vous à travailler avec lui? Vous ne vous dites pas que vous avez envie de changer?

M: Je crois que là on est arrivés à ce moment-là. C’est une histoire qui se construit depuis longtemps en fait. Il y a très longtemps, quand on a fait sa connaissance, on était déjà en train d’enregistrer un disque donc il a pris le truc sur la fin. La fois suivante, il a pris le train en marche un peu plus tôt c’est-à-dire qu’il a enregistré tout l’album. Cette fois il a carrément pris les choses dès le début puisqu’il a participé à la préparation et au choix des morceaux en amont. Donc là on a vraiment fait tout le truc avec lui de A à Z.

 
Et ça se passe toujours bien?

M: Oh oui, oui !

A: Là on a fait le tour parce qu’on a fait tous les scenarios, donc je ne sais pas ce qu’on fera après, mais s’il y a un prochain album peut-être qu’on ira voir d’autres scenarios.

S: On n’avait pas encore eu l’occasion de travailler avec lui comme ça. On a vraiment travaillé avec lui du début, c’est-à-dire depuis l’écriture, jusqu’à la fin.

 
Quel genre de conseils vous donne-t-il?

S: Fais ça plus fort, enlève ça… Globalement il est le recul qu’on n’a pas quand on écrit. Parfois on croit avoir écrit un truc génial alors qu’en fait pas du tout ou bien l’inverse ! Il est là pour dédramatiser un peu.

A: Ça peut être très général ou au contraire très précis. Ça peut être carrément un choix du genre “non ce morceau là n’est pas bien et on ne va pas l’insérer sur l’album”, jusqu’à, au sein d’un morceau déjà bien avancé, un détail très précis: “c’est ça le coeur du morceau et il faut l’accentuer”… C’est vaste en fait !

 
Et dans tout ça, ce qu’il vous apporte, c’est plus au niveau du rythme, des textes…?

S: La production inclue tout ça !

 
Mais par rapport à vos compétences à vous? Chaque musicien a sa propre sensibilité.

S: Moi je crois vraiment qu’il intervient partout parce que les problèmes peuvent se poser à différents niveaux sur un morceau.

A: C’est plus une vision avec du recul, plutôt que d’intervenir sur la batterie ou sur les mélodies. C’est plus une idée de comment tout ça va s’imbriquer pour faire un disque qui est chouette ! Ça peut être à la fois du détail et du général, mais c’est lui qui essaie d’avoir cette vision d’ensemble.

 
Qui écrit les textes d’ailleurs?

S: Moi surtout, Martin aussi sur cet album.

M: J’ai jamais écrit un texte moi tout seul. En fait il y a beaucoup de textes qui sont nés de discussions, on passe pas mal de temps à parler et on retient une phrase par-ci par-là, ou en lisant des bouquins il y a des phrases qui nous restent en tête. Après on s’est mis autour d’une feuille et on a essayé de retravailler les paroles.

 
Est-ce qu’il y a un titre où vous vous dites: "le texte me parle particulièrement?", ou un morceau dont vous êtes plus fier?

S: Il y en a plus sur ce disque que sur le précédent, ça c’est un truc assez net. "Horizon" peut-être? Ou "White Fires"?

M: "Horizon" j’aime bien. C’est un peu l’histoire des geeks mélancoliques.

S: Mais ça c’est l’éternelle histoire d’Exsonvaldes !

Exsonvaldes et les langues étrangères


J’aime beaucoup votre titre en français, je trouve ça sonne vraiment très bien. Avec le français il y a une forme d’évidence, même avec ta voix Simon ça sonne vraiment bien. Comment ça vous est venu d’écrire en français? C’était spontané?

S: Dans un sens un peu, mais pas complètement. A la base, ce n’était pas le concept d’Exsonvaldes que de chanter en français. On avait ce groupe en anglais et on nous posait souvent la question et nous on ne voyait aucune raison de chanter en français.

M: Voire c’était un peu énervant ! Pendant longtemps il y a eu plein de mecs, notamment de maisons de disques, qui nous écoutaient et qui nous disaient: "C’est bien ce que vous faites mais en France on ne peut pas chanter en anglais, vous ne passerez jamais à la radio, vous ne serez jamais connus".

 
Ca m’étonne un peu, j’ai l’impression qu’on entendait plus d’anglais il y a quelques années.

M: T’entendais des choses en anglais mais pas trop, sauf erreur de ma part, pas trop de groupes en français. Tu avais d’un côté la variétoche française et d’un autre les groupes internationaux. C’était un peu gonflant honnêtement à cette époque, on nous disait "Allez t’as envie de réussir, chante en français!" et ça nous énervait encore plus.

S: On avait vraiment décidé qu’on ne le ferait pas, par principe presque. Moi j’ai écrit des morceaux en français pour un autre projet, en me disant que ça serait une idée intéressante pour un projet qui ne serait pas Exsonvaldes. Comme d’autres projets, ça a été concrètement aspiré par le groupe. Parmi ces morceaux il y en avait qui plaisaient à tout le monde, ce qui était vraiment chouette, en particulier l’Aérotrain qui a été un peu un morceau déclic pour nous.

 
Déclic, c’est-à-dire?

S: C’est un morceau dont j’ai pensé pendant longtemps qu’on ne serait pas capable de l’écrire. Je ne pensais pas qu’on serait capable de faire ce type de musique-là en français. D’abord le morceau et tel qu’on l’a arrangé tout ensemble, on s’est dit qu’il y avait vraiment un truc à creuser. Du coup ce qui était le projet pour lequel j’avais écrit des morceaux, comme on avait pris les meilleurs pour Exsonvaldes, pour moi en solo il n’en restait rien. Donc ce projet est mort-né mais ça a donné naissance au bilinguisme de Exsonvaldes.

 
Oui "l’Aérotrain" est un morceau assez évident.

S: Oui et il l’a été pour beaucoup de gens.

M: C’est ça qui était assez rigolo, c’est ce côté où nous on se disait que là, on avait été loin, que les gens allaient être surpris et que finalement ça s’est bien passé.

 
Et du coup pour le nouvel album vous chantez en espagnol?

A: Non non, on ne chante pas en espagnol !

M: un peu en fait si, il y a des voix de toi (Simon).

S: Oui un peu mais dans les choeurs. En fait sur une tournée, j’ai chanté un peu en espagnol mais bon c’était en Espagne, pour rigoler.

 
Comment en êtes-vous venus à tourner en Espagne et comment ça s’est passé avec cette chanteuse-là en particulier?

A: Au départ on l’a croisée une première fois sans avoir de projet. On a participé à un festival ensemble. C’était en 2011.

M: Il faut savoir que elle, elle est assez connue en Espagne.

A: De toute façon elle n’est pas du tout connue en dehors de l’Espagne.

M: C’est une actrice, elle joue dans le plus belle la vie catalan !

A: Oui elle est catalane et en Catalogne elle est très connue. On l’a rencontrée à un festival où elle jouait juste après nous sur la même scène. Un peu plus tard, lors d’une discussion avec notre label espagnol, il y a eu cette idée de faire un duo avec une chanteuse espagnole. Lui nous a soumis l’idée de cette chanteuse dont il avait le contact. Donc on s’est dit qu’on avait joué avec elle donc pourquoi pas ! On est passé en concert à Barcelone dont elle est originaire, ça lui a plu, donc elle est venue nous voir à Paris.

 
Ah oui dans le clip on passe de Paris à Barcelone !

A: On a discuté après le concert et on s’est dit c’est parti ! Après il s’est écoulé un petit peu de temps avant qu’on arrive à trouver le bon morceau.

 
Quand est-ce que vous avez dit c’est parti?

A: La date à Barcelone c’était début 2014.

M: Il s’est passé longtemps avant qu’il ne se passe quoique ça soit.

A: Oui, on l’a vue, on était ok sur le principe de faire quelque chose ensemble, mais il fallait les morceaux. Quand le disque a commencé à avancer un peu plus, on l’a rappelée.

S: D’abord on a essayé de faire des duos vraiment, ça marchait pas vraiment, on avait l’impression d’écrire un truc nul.

 
Un truc genre Florent Pagny et Hélène Ségara !

S: Et puis on a trouvé les titres sur lesquels il y avait potentiellement la place pour notre écriture donc on lui a envoyé nos pistes et elle a dit “c’est parti”.

A: Oui elle a fait beaucoup plus de la simple traduciton, elle a fait carrément de l’adaptation, elle a créé vraiment sa partie.

 
Ah vous aviez quand même créé une partie en français pour la traduction?

S: Il y a un des deux morceaux où il y avait un truc en français qu’elle a adapté. L’autre morceau, "En Silencio", n’existerait pas sans sa partie. On a discuté de quoi parle le morceau…

 
Et d’ailleurs, de quoi parle le morceau? Je ne parle pas espagnol !

S: Le morceau parle de secret et du plaisir soit de les garder ou soit de les transmettre. Elle l’a assez bien compris, je trouve que ce qu’elle a écrit était assez beau.

M: Elle a donné le titre en plus ! Le mot est en espagnol.

A: Et dernière étape, elle est venue enregistrer avec nous à Paris au studio à Bastille. C’était super !

M: Elle fait tout le temps des blagues.

A: Et en même temps elle est super pro, quand elle a dû faire ses parties en une heure c’était plié.

 
C’est une belle histoire en tout cas !

A: Depuis ça se poursuit car maintenant quand on peut, on la joue en live avec elle. Au mois de Mai, on va passer à Barcelone et elle va venir avec nous chanter ses deux morceaux. Cet été il y a un festival, le fameux festival Sonorama, qui nous ont demandé quand ils nous ont programmé si elle pouvait être de la partie.

De l'art de bien choisir son artwork


A ce moment-là, on vient chercher le groupe pour qu'ils aillent dîner mais ils me proposent de continuer l'interview en attendant que leurs plats arrivent. A la cool, je vous dis.

Vous aviez une inspiration particulière pour cet album-là?

S: Une envie qu’on avait avec Alex Firla depuis longtemps c’était d’enregistrer le plus possible en live, assez rapidement, ce qu’on a fait. On avait envie d’un truc plus brut, je sais pas si c’est comme ça qu’on doit le dire.

 
En terme de prise de son?

S: Non en terme d’énergie, quelque chose d’un peu plus rock. Finalement ce qu’est le disque en terme de couleur ce n’était pas vraiment prévu, ça nous a un peu dépassé. On a écrit à ce moment-là en pleine période de doute sur l’avenir du groupe. C’est peut-être plus sombre que ce qu’on avait fait avant, surtout musicalement, mais ça c’était pas du tout prévu, on l’a plutôt constaté un fois le disque terminé.


C’est un peu une photographie de votre état d’esprit au moment où vous enregistrez en fait.

S: Oui c’est ça.

 
Et si vous deviez en enregistrer un maintenant, vous seriez dans quel état d’esprit?

S: On a aucun morceau donc c’est très difficile à dire!

A: Il serait très vide! On est tellement juste à la sortie de celui-là que c’est difficile à dire quel serait l’état d’esprit du moment.

M: Il serait improvisé!

 
Comment vous vous sentez cet album, par rapport au précédent, en termes de réception, des retours?

Un silence plâne...

M: Pour être assez franc on n’a vu que la partie française donc on a un petit sentiment de "il se passe pas grand-chose". Par contre les gens qui ont écouté l’album nous ont fait des retours qui sont bons. Tous s’accordent à dire que c’est plus rock, plus brut, plus sombre, moi ce qui me plaît pas mal.

 
Il est moins pop, moins dansant.

A: Oui, tout à fait.

M: Comme quoi c’est vraiment pas prémédité.

 
Vous n’avez pas cherché ce son-là en particulier?

M: Non pas du tout. Je trouve que ce qui résume bien l’album c’est la pochette.

 
D’ailleurs vous pourriez m’en parler? C’est vous ou pas?

A: Non c’est pas nous, mais c’est bien que tu aies un doute !

S: En fait même c’est Joy Division.

 
Non ! C’est comique que vous mettiez Joy Division sur cet album là.

A: En fait c’est le hasard complet !

S: La pochette a été faite par un ami artiste qui s’appelle Edward Barrow et qui fait des collages. C’est lui qui aussi a fait tous les singles. On voulait travailler avec lui donc on lui a passé commande. On lui a fait écouter l’album et il nous a fait trois ou quatre propositions.

M: D’abord il nous a fait un truc avec des meufs qui regardent des ovnis, donc ça c’était non…

A: Par contre celui-là quand il est arrivé il s’est imposé. C’était parfait, ça représentait parfaitement l’esprit de l’album et l’état d’esprit du moment, nous, tout ça.

M: L’explication, c’est "l’avenir est sur la planète là-bas".
 

Cela représente bien l’incertitude sur l’avenir, on ne sait pas où on va.

M: Oui, “la vie est dark mais il faut y aller”.

S: Ça s’est vraiment mis en place de façon naturelle, en tout cas le thème du disque s’est imposé à nous, on l’a constaté une fois avoir terminé l’enregistrement. Et puis cette pochette collait vraiment avec.

M: Après tu as des déclinaisons. Celle de "Horizon" c’est un mec qui regarde des indigènes qui regarde des immeubles.

S: Celle qui s’appelle "Hé mais c’est pas mal finalement ici".

 
Elles ont toutes un nom !

S: La pochette d’ailleurs s’appelle "Quand on arrive en ville". Pour "Stories in Reverse" elle s’appelle "je n’ai pas d’yeux pour toi".

A: Et elle a été censurée par Facebook ! On voit un tout petit bout de fesses. C’est fou, je trouve ça scandaleux ! Ils ont créé une polémique qui n’était pas existante.

 
On va regarder la pochette différemment maintenant!

La carrière inattendue d'Exsonvaldes


De façon plus générale, quel regard vous portez sur votre carrière, comment vous avez évolué au cours du temps?


S: Il y a une forme de surprise permanente du fait qu’on existe toujours et que ça soit notre métier. C’est un peu surprenant à chaque fois parce que d’un, c’était pas tout le plan, quand on a commencé et qu’on était au lycée il n’y avait pas du tout de plan, de deux, c’était pas gagné.

M: Ça a vraiment pris des tournants qu’on n’attendait pas du tout, comme l’Espagne.


Comment ça s’est passé avec l’Espagne, c’est parce que vous avez tourné là et ça a pris assez vite?

S: Ouais ça a pris assez vite.

M: On a envoyé un disque par la poste à un label et chose très rare, on a reçu un mail disant qu’ils avaient aimé, ils nous proposaient de venir faire un festival.

A: C’était les 1.20€ les mieux dépensés de notre vie.

M: Parce qu’on en a envoyés, des disques à des labels! Et celui-là a dit ok, on a fait un festival et ça s’est super bien passé, ça a enthousiasmé le mec et puis après il a continué l’histoire.

S: Il y a eu de la radio, et ça ça aide vachement.

M: La première fois qu'on y est allés on a fait une émission de télé.

A: Finalement sur un laps de temps assez court ! Dès le début il y a eu un petit effet boule de neige.

 
Vous parlez tous espagnol?

En choeur: Pas du tout!


Alors dans les interviews vous faites comment?

S: Anglais, français, un mélange de tout!

A: Avec les mains!

 
Au début vous sonniez plutôt rock 90’s, puis vous êtes passés par Lights qui était plus pop voire même plus électro, et là j’ai l’impression que c’est un synthèse entre l’électro-pop qu’il peut y avoir dans Lights et le rock que vous avez fait avant.

S: Oui effectivement on nous a fait cette définition de la synthèse plusieurs fois. C’est assez évocateur !

A: On est au parti socialiste là! C’est le disque hollandais.

M: Ça reflète pas mal de choses aussi. Au début on était très dans nos influences, on faisait des trucs très proches de ce qu’on écoutait, après il y a eu l’époque où on a découvert les synthétiseurs et la musique sur ordinateur et ça a donné Lights.

S: Petit à petit l’espoir qu’on a c’est qu’on ait moins des calculs ou des envies de nouvelles choses. On serait assez embêtés pour dire par quoi ce disque a été influencé parce qu’on espère ne plus en être là. Bien sûr que chacun va y voir ses propres références !

A: En tout cas c’est le disque le moins référencé et le moins référençable de notre discographie et ça c’est chouette. Au bout d’un moment tu arrives et tu fais un disque et ça peut représenter la musique que tu aimes.

M: Ouais en un sens il y a plus de lâcher prise, plus de calcul.

 
Indépendamment les uns des autres, vous écoutez le même genre de musique?

S: Au sens large oui, on écoute la même chose. Il n’y a pas un qui écoute du rap et un autre de la variété.

M: Après c’est une espèce de querelle de chapelles, tu vois comme les macronistes d’un côté et les DSKistes.

 
C’est marrant comme vous avez tous les mêmes références ! Tout à l’heure Antoine citait “en marche” alors que vous n’étiez pas encore tous là, là tu me parles du parti socialiste.

M: En fait tu as à faire à un vieux couple, ou plutôt à un vieux trio !

S: On passe tellement de temps ensemble, on a évidemment les mêmes références.

M: Ca fait tellement longtemps qu’on traine ensemble , on ressasse pas mal les mêmes sujets.

S: La blague sur la synthèse molle socialiste, elle court depuis pas mal d’années.

M: D’ailleurs on l’a résumé de la façon suivante l’autre jour: le socialisme c’est le point Godwin. Dès qu’il y a un mec qui parle de socialisme on sait qu’il faut s’arrêter !

 
Pour revenir à la musique, qu’est-ce que tu voulais dire quand tu parlais de querelles de chapelles?

M: Au fond, on se retrouve sur l’essentiel. Pour caricaturer on pourrait dire que Simon écoute des trucs plus barrés.

S: Toi tu écoutes pas assez de musique, Antoine !

M: Globalement on est quand même assez d’accord.

 
Dernière question: qu’est-ce que vous écoutez en ce moment? Votre petit dernier coup de coeur?

M: On a partagé un grand moment en tourné autour de "la Tristitude", de Oldelaf.

A: On l’a vraiment écouté 14 fois de suite en étant mort de rire à chaque fois.

S: On fait chier tout notre entourage avec ça…

 
Mais en fait c’est encore une référence au parti socialiste, avec la bravitude !

A: Ah ah pas du tout, mais pas mal !

M: Ah oui, j’ai bien aimé Cage The Elephant.

 
Ah oui, on en a parlé sur Albumrock! J’ai pas trouvé ça révolutionnaire.

M: Ah tu as dit la même chose de nous! (et vlan dans les dents)


S: Moi j’ai bien aimé Beach House. C’est impossible de chanter une chanson, c’est toutes les mêmes. Ils ont sorti deux albums récémment, Depression Cherry et Thank your lucky stars. J’écoute beaucoup Leonard Cohen en ce moment.

Sur ce, le dîner du groupe est arrivé et je les ai laissés manger tranquillement. Merci encore aux membres du groupe pour leur disponibilité et leur gentillesse !

Copyrights


Artwork d'"Aranda" et de "Stories in Reverse": Edward Barrow


Artwork Exsonvaldes & Helena Miquel: Sue Wanderlust


Public d'Exsonvaldes au festival Sonorama: instagram d'Exsonvaldes

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