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Interview Lena Deluxe


Caroline BT, le 21/03/2015

La rencontre au Cirque Hostel

Lena Deluxe la passion des sixties


A quelques semaines de la sortie de son premier album Mirror For Heroes, Albumrock a rencontré la lilloise Lena Deluxe. Découverte au clavier et chœurs au sein de l’ancienne formation Roken is dodelijk et en tournée avec Brisa Roché, la jeune femme nous dévoile un peu de son histoire personnelle, revient évidemment sur la sortie tant attendue de son premier CD et ses derniers lives.


Interprète compositrice et guitariste hors-pair, cette habituée de la scène (Transmusicales, La Voix du Rock - 2010, Les Découvertes du Printemps de Bourges et Les Nuits Secrètes - 2011, Les Femmes s’en mêlent - 2015), s’est enfermée pour l’enregistrement de son disque à New York dans une église transformée en studio, sous la houlette de Henry Hirsch (producteur de Lenny Kravitz, Brisa Roché, Vanessa Paradis et maniaque de l’analogique …). Malgré des soucis de santé handicapants et sans ordinateurs, la pin-up lilloise a réussi à terminer son projet rock aux sons 60’s, psyché, guidée par ce mentor qui a su tirer le meilleur d’elle-même.

La release party de Mirror for heroes


Lena Deluxe : La release party, déjà qui est 6 mois avant la sortie de l’album, c’est pas mal … mais bon. En fait elle était programmée depuis longtemps, et tous les mois c’était repoussé par le distributeur. Après moi j’ai plus la main forcément mise sur le choix de la date, quoi …
Mais ça s’est super bien passé, c’était complet, il y avait plein de monde, plein d’invités, il y avait vraiment une super ambiance, je pense que les gens ont bien aimé, c’était vraiment cool.
Du coup c’est vrai que ce serait bien de refaire un truc, peut-être pas une release party, mais une petite fête, pour la sortie, ou une soirée d’écoute dans un bar, parce que du coup, ya plus le côté «Waow on écoute avant que ça sorte !».

Racontes-nous le passage sur France Inter dans l'émission A'live du 3 mars 2015


En général ça se passe super bien, parce qu’on est très très bien accueillis à France Inter, super à l’aise, les gens sont hyper sympas. C’est toujours pas évident, parce que t’arrives, tu fais 2 heures de route, tu te prépares et encore là c’est à la suite parce quand on avait fait avec Patrick Cohen, c'était pas le cas, faut être tout de suite à fond dans le morceau et c’est perturbant de savoir qu’il y a plein de gens qui t’écoutent mais tu ne les vois pas. C’est assez stressant, mais là ça s’est bien passé, on était vraiment contents, et celle a bien présenté l’album l’a super bien fait.

Et l'émission n'est pas diffusée trop tard dans la nuit.

Mais je me suis dit à  mon avis c’est moins écouté que l’émission qu’on avait fait le matin, parce que le soir les gens regardent peut-être plus la télé … Mais quand même là j’ai joué à la Bellevilloise quelques jours après, eh ben il y avait deux trois personnes à  la fin du concert qui sont venues me voir en me disant qu’elles avaient découvert grâce à A'live en fait. Comme quoi, c’est écouté ! Je pense qu’à la Belleviloise c’est un bon public, de connaisseurs.

Pas élitiste ni bobo, un public de connaisseurs, c’est ça.

Ils savaient qu’il y avait un concert.

Tu as ressenti une différence entre le public parisien et celui du Nord ?


Ben d’habitude, oui, en général, mais là, c’était carrément cool, c’était super cool. Evidemment il y avait des gens qui parlaient au bar, mais les gens étaient beaucoup plus, enfin, ils s’exprimaient vachement plus … Moi j’ai déjà joué à Paris devant un public froid un peu snob quand il connait pas, mais là il y avait de l’ambiance.

Comment te prépares-tu pour la scène ?


En général on arrive beaucoup d’heures avant. Enfin ça dépend si on joue en première partie … On arrive dans l’après-midi, on installe tout et on fait ce qu’on appelle les balances. (Eh oui, il n'y a que les grosses stars qui font pas leur balances ! Rires). Mais c’est important parce que tu vois comment le son est sur scène, si t’es à l’aise, tu fais les réglages quoi … et après : l’attente ! Alors là c’est quelque chose qui est très important dans la vie d’un musicien : l’attente. Parce que quand tu es en tournée, il y a beaucoup d’attente. 
T’arrives dans la salle, t’attends, t’attends que ce soit ton tour de faire les balances, tu fais tes balances, t’attends, t’attends le repas, donc il y a beaucoup d’attente.
C’était un truc qui m’avait marqué quand j’étais partie, quand j’étais en tournée avec Brisa, où vraiment là on jouait tous les jours. T’as l’impression que tu passes ton temps à attendre le moment ! Puis après t’as le moment et là c’est cool !
Une fois, on était en tête d’affiche d’un festival, on jouait à deux heures du matin. Et quand tu joues en dernier, tu balances en premier, donc on avait balancé à 2 heures de l’après midi !
Donc après t’es là pendant 12 heures dans les loges ou quand tu peux, tu retournes à l’hôtel, mais bon, faut pas perdre l’énergie quoi !

Il y a des festivals de musique qui t’attirent ?


Attends ... aux Etats-Unis, Lollapalooza … euh non (c’est à Chicago) non c’est celui qui est en Californie : Coachella, dans le désert, très bobo, c’est un festival que j’aimerai bien, on en parle à fond, c’est vrai, tout le monde va là (NDLR : Yelle, Daft Punk, Phœnix …) ! Une fois j’avais fait Jazz Montreux, mais pour une autre artiste, mais c’est assez classe aussi, de jouer dans des festivals comme ça avec des renommées pareilles. Et l’accueil était vraiment classe. Sinon en Belgique : DOUR, les Nuits Botaniques, c’est sympa et j’aimerai bien Sakifo à la Réunion ! Rires.

Tu as travaillé avec Kiss Kiss Bank Bank en projet participatif, tu peux nous expliquer comment cela a fonctionné ?


Ça ne m’a pas permis de produire l’album, parce que cela je l’avais payé avec une bourse du Nord Pas de Calais, qui n’existe plus d’ailleurs, Domaine musiques, et plus : moi. Mais là ben c’était pour produire la sortie, j’ai décidé d’arrêter de courir après un label et de le sortir, parce que le temps passait et que j’allais pas attendre, voilà. Et là ça a été … ça m’a fait vachement de bien ce truc. C’était une grosse période de doute et un peu dur, je voyais qu’aucun label ne voulait me signer, je revenais de convalescence …
Et là, je voyais que je recevais un message à chaque fois que quelqu’un mettait un truc : Machin a mis … "Oh c’est trop gentil", Machin a mis etc. et en fait, j’ai eu 6900 euros !
Il y a plein de gens que je connais pas, il y a des gens de partout en France, il y a une personne de Montréal, une de Belgique, et de voir qu’il y a des gens qui soutenaient mon projet, ça m’a fait super du bien. Donner encore plus envie de continuer, voilà il n’y a pas que mes potes de Lille … Et puis les gens savaient que ça faisait longtemps que cela trainait cette histoire d’album et du coup et les gens savaient toutes mes mésaventures … ça a aidé aussi à me filer un coup de main …

D’ailleurs j’ai joué à Metz dans un petit bar et donc c’était un peu dur, parce que bon c’était un Irish Pub, j’essayais de capter les gens … D’un coup arrive un morceau "Kill the king", et là je vois trois jeunes la vingtaine qui commencent à chanter toutes mes paroles, et j’étais super contente, donc je vais les voir à la fin … "Comment ça se fait, c’est quoi ce délire ?" J’ai jamais joué à Metz … En fait, ils m’avaient vue à un festival à Verdun il y a deux ans, et un des jeunes avait kisskissbankbanké.  Du coup je lui avais envoyé mon album, donc il connaissait l’album, il avait adoré et donc ils sont venus exprès à Metz. Cela m’a fait super plaisir et ça m’a illuminé ma journée.

Quand tu repenses à tout ça (la maladie à New- York pendant l’enregistrement, le retard pris …), quelles sont les émotions qui te reviennent, avec du recul ?


C’était vraiment une souffrance, j’ai vu vraiment mes rêves s’écrouler à rester coincée là-bas. Tout l’argent de la bourse que j’avais eue, ben il était déboursé, et grâce à la gentillesse et à la confiance de plusieurs personnes, Henry et Fred Candeille, qui m’a aidé aussi, j’ai pu continuer. C’est vrai que quand j’écoute cet album, je pense beaucoup à Henry, qui était vraiment un mentor pour moi, et je me dis "Waow il est beau cet album" et j’en suis vraiment fière. Je me dis "Waow il m’a poussée à bout", vraiment ça a été dur psychologiquement, poussée, poussée, même au delà de mes limites et j’en suis vraiment super fière. C’est un mec qui a énormément de talent, qui a essayé d’extirper tout le talent qu’il y avait en moi aussi et grâce à ses connaissances et tout ça. C’est vrai que quand j’y repense, c’était hyper dur, j’avais des moments de solitude extrême, il était très très dur psychologiquement, c’était comme un entraineur de haut niveau, de sport extrême, "Non, recommences, non, refais, non, non …" alors ça ; plus t’es malade ; plus "Non, non, non" c’était tout le temps à me surpasser et franchement quand je suis sortie de cet album, j’étais plus rien …j’étais une loque, psychologiquement, physiquement.
Mais maintenant quand j’y repense et quand je le réécoute, je ressens un lien super fort pour lui,  car tout ça c’est grâce à lui. Donc c’est beaucoup de reconnaissance. Beaucoup de reconnaissance d’avoir pu croiser une pointure pareille. Je pense que depuis, ça m’a changé ma manière de travailler, m’a changé ma manière de chanter. J’étais déjà exigeante avec moi même, mais là il a poussé l’exigence, au point que maintenant je suis vachement exigeante avec les gens avec qui je travaille et dans tous les sens du terme, pas qu’artistiquement, les gens qui bossent pour moi pour l’album, j’essaye d’avoir cette exigence partout, parce qu’elle a été présente dans tout l’album.

Quels sont les thèmes de l’album : l’amour, la mort, l’insouciance ?


C’est pas trop l’insouciance, c’est assez dark les paroles, ça parle de l’amour. Cela parle beaucoup d’amour,  d’amour déçus, de déceptions, de désillusions, sur le mythe de l’amour, qu’on nous donne quand on est petit … Puis la naïveté et puis la rencontre avec la réalité. Cela parle aussi de la mort, de la mort de mon père, qui est mort … quand j’avais 11 ans, d’ailleurs j’en parle jamais. D’ailleurs j’ai dédié mon album à mon père.
Et c’est vrai que j’ai écrit beaucoup de chansons là-dessus, sur la souffrance … Qu’après même des années … Il y a un morceau où je dis dans le refrain : "Qu'est-ce qui est encore juste, quand même toutes les plus belles beautés du monde ne sont pas assez pour oublier ?". Ce côté "la petite fille qui parle". J’ai un autre morceau aussi sur la mort. Mais c’était plus pour donner un message de paix après la mort. C’était plus sur moi, je m’imaginai pour plus tard, je voulais laisser un morceau, justement, je me dis, qu’est-ce qui reste après, ben j’ai envie qui reste ma musique.
C’est des histoires très personnelles, plutôt sombres. Il y aussi des morceaux plus psychés avec beaucoup d’imageries. Je fais beaucoup de métaphores dans mes morceaux, il y a une chanson qui s’appelle "Rainbow", c’est un homme en fait, je parle de cet arc-en-ciel, qui disparait, qui revient.

Tu t'intéresses à la conception du CD, du livret ?


C‘est un peu comme tout, j’aime bien avoir la main sur tout, je suis assez chiante quand je travaille avec quelqu’un, parce que je sais ce que je veux, parfois je sais pas, mais je sais ce que je veux pas. Je suis assez pointilleuse, dans tous les détails comme ça. Même si c’est pas moi qui ai fait les graphismes et tout ça, parce que j’ai pas les capacités de faire ça. J’avais envie d’avoir cette imagerie un peu hippie mais quand même rock. La photo de l’album : il y avait un peu les deux, donc et voilà. Toutes les paroles sont écrites comme une sorte de mandala indien.

Tu joues encore avec Roken is dodelijk ?


… Que personne a jamais réussi à prononcer ! Rires.
On se revoit encore, mais … le chanteur est parti sur un autre projet, sur Gym. Le batteur travaille avec Louis Aguilar. Un autre est sur Vilain.
Chacun est parti dans d’autres projets. Je pense qu’il y a eu une sorte de lassitude. L’album était fait, et puis il sortait pas, il sortait pas, ça faisait un moment. C’est vrai que soit tu continues et tu vas jusqu’au bout, soit … c’est compliqué. C’était un groupe, on était 6 … Moi ça faisait un moment que je me concentrais sur Roken, bon ben voilà, après je vais avoir 30 ans, je voulais aussi m’occuper de mon projet.

Parles-nous de ton side project V.Love


C’est le projet d’Hugo (Vamour) mon guitariste, qui a été une super rencontre pour moi. Je pense qu’on est vraiment sur la même longueur d’ondes au niveau du feeling, des influences, et c’est vrai qu’on a fait une fois une reprise de Britney Spears pour une compile et on s’est vachement trouvés. Tout ce qu’il a apporté, je me disais "Ah ben ouais c’est ça", vraiment je pense qu’on s’entend très très bien musicalement. Finalement, j’ai décidé d’arrêter V.Love, parce que cela me prend trop de temps, de monter mon label, et comme c’est la dernière ligne droite, j’ai vraiment envie de me concentrer là dessus. Mais j’ai vraiment envie de monter mon label, et de peut-être le produire, car je crois à fond dans son projet.
Au début c’était très Rock&Roll, mais là plus ça avance, les nouvelles compositions, cela devient plus personnel, des trucs un peu à la Mac Demarco et je pense qu’il a un énorme potentiel. Il est vraiment talentueux. D’ailleurs ils vont faire un concert le 28 mai.

Tes musiciens ont influencé ton travail sur Mirror for heroes ?


Pas tellement, tout était déjà fait, Richard le bassiste est arrivé avant l’enregistrement, mais sinon Lieven et Hugo, je leur ai fait écouter l’album et voilà. Après c’est sûr qu’en live on a trouvé une nouvelle alchimie, on les interprète différemment que l’album. Moi j’ai joué quasiment tout avec Henry (Hirsch). Il y a juste un batteur qui est venu. Mais ça a pas influencé l’album, mais après on verra vers d’autres horizons.

Tu es très branchée réseaux et médias sociaux ?


Je suis branchée malgré moi, c’est vrai que c’est vachement important, avant je faisais pas forcément l’effort et j’ai remarqué que depuis que je poste plus de trucs … ça fait grossir les like, les gens qui suivent, ça fait connaitre plus le projet, je pense que c’est quand même incontournable, aujourd’hui. J’ai ccréé un compte Instagram. Je ne sais pas si j’en aurais créé un pour moi, et puis pour le profil, je pense que c’est vachement important. Et maintenant dès que je fais une date, un truc, je poste une photo.
Cela montre les dessous, ce qui se passe avant le concert … Cela créé une relation avec le public, les gens répondent plus qu’avant sur les photos … Cela créé une sorte de complicité, avec les gens qui te suivent.

Tu participes à Inrocks Lab ?


Oui, mais je l’ai fait l’année dernière

Le morceau Kill the king est intégré à la compilation Découverte Alter K ...


J’ai signé avec eux en édition avec eux depuis quelques mois, depuis la fin de l’année 2014. Pour l’instant, ils sont supers. Le but c’est de placer les morceaux en édition, donc on verra. Ils s’occupent bien de moi.

Tu as déjà pensé à écrire en français ?


J’ai déjà écrit un morceau, c’est un duo que je voulais français anglais, que j’avais écrit à la base … J’avais pensé à Luke Temple, de Here we go magic, en fait j’avais joué avec eux en tournée deux mois un été. J’ai remplacé la claviériste qui s’était barrée de la tournée, du coup je l’ai rencontré comme ça. Et puis j’adore sa voix. Mais finalement ça va pas avec sa voix, c’est trop aigu, donc ça colle pas. C’est toujours en stand by ce truc mais je ne suis pas totalement contre. Je pense pas que je ferai un projet totalement français, mais ça demande … c’est une autre manière d’écrire, et je veux vraiment un truc en français dont je sois fière au niveau des paroles. C’est pas la même manière d’écrire qu’en anglais. Pour l’instant bizarrement je suis plus à l’aise en anglais. Même si j’ai énormément travaillé sur les paroles en anglais, Henry était derrière à me dire "Ah non ça c’est pourri, ça tu réécris". Je ne chante pas en anglais, juste parce que comme ça je peux dire n’importe quoi. Je connais des anglophones, anglais ou américains qui aiment bien le sens de mes paroles.

C’était pas le sens de ma question.

Oui donc je suis pas contre, et c’est pas la même voix en français. Les intonations sont pas les mêmes, il y a plus de nasal, c’est plus dur à faire sonner. C’est vrai quand tu fais un truc rock, mais français, ben ça sonne "rock français" ! Non mais il y en a qui y arrivent très bien ! Par exemple, Bertrand Belin. Et aussi les Liminanasc’est un duo de rockIls sont de Toulouse, et ils chantent en anglais et parfois en français et je trouve qu’ils y arrivent bien, c’est pas évident quoi.

Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?


Les Allah-Las, qui sont passés il n’y a pas longtemps, que j’ai beaucoup écouté. Jacco Gardner, qui passe d’ailleurs au Grand Mix.
Aussi Kelley Stoltz  : C’est un californien, Il est pas connu du tout ce mec et là il vient à St Quentin et son album, j’adore !

Pourrais-tu citer trois albums incontournables pour toi ?


Oui le Velvet avec la banane … un Beatles …Rubber soul ou Revolver, ouais Rubber soulAh, il y a un album qui ne m’a jamais quitté aussi c’est Fairport convention : c’est un groupe de folk des années 60 et le titre c’est Unhalfbricking.
Je sais même pas si le Velvet Underground je le mettrais encore … c’est un album que j’adore mais je ne l’écoute plus trop trop.

Y a-t-il un seul groupe qui ait influencé ton travail ?


Peut-être que je mettrais les Doors, parce que … ça a été mon premier … Mon frère écoutait vachement les Doors … C’est mon premier groupe rock que j’ai écouté … J’aime le côté … Ils ont un côté hypnotique, psyché.
J’adore le clavier de Ray Manzarek, moi j’ai fait du classique et lui faisait du classique aussi. Je suis passée de jouer du Chopin à jouer du Ray Manzarek quand j’ai commencé, au piano, et …puis le côté … que j’aime aussi c'est le charisme, ce que j’aime aussi chez Jim Morrisson, ça m’a toujours aussi influencée, le côté sur scène : être habillée de manière "scénique", lui, ses tenues : pantalon de cuir, ça marque à jamais et d’ailleurs à un moment je mettais des pantalons de cuir sur scène … J’aime et aussi qui est en plus un artiste un peu politique, et un poète, ouais les Doors !!

Enfin je reviens au début de notre conversation, tu as donc monté ton propre label ?


J’ai monté mon propre label, cela s’appelle Harmonie Records - ie -, par contre, à la française (parce que il y avait déjà un label de ce nom là mais avec un y). A la base c’est surtout pour avoir une structure pour mon album. Mais pourquoi pas par la suite … Mais quand je vois le boulot que c’est, je vais voir parce que ça dépend, peut-être plus tard, sortir des side-projects comme V.Love par exemple. Du coup ils peuvent se servir de ma structure. Là je commence à avoir un petit savoir faire, ça fait quatre mois que je bosse dessus, je me dis je vais pas sortir 10 000 trucs, mais vraiment les groupes que j’aime et qui sont en galère de structures. Si je peux filer un coup de main et profiter aussi de mes contacts que j’ai pu avoir avec l’album …

Merci à Lena pour sa disponibilité et sa gentillesse. Retrouvez-là le 28 mars à l'Aéronef et en Showcase au Couvent de Minimes le 2 avril 2015.


Source photos sauf bannière : Christophe Bardey

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