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Critique d'album

Ride


This Is Not A Safe Place


(16/08/2019 - Wichita Recordings, Play It Again Sam - shoegaze - noisy pop - Genre : Rock)
Produit par Erol Alkan

1- R.I.D.E. / 2- Future Love / 3- Repetition / 4- Kill Switch / 5- Clouds of Saint Marie / 6- Eternal Recurrence / 7- 15 Minutes / 8- Jump Jet / 9- Dial Up / 10- End Game / 11- Shadows Behind the Sun / 12- In This Room
Note de 4.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"À l'évidence, Ride n'a pas dit son dernier mot..."
Nicolas, le 11/09/2019
( mots)

Autant on n’a pas été surpris outre mesure d’apprendre la réactivation de Ride il y a quelques années déjà après la désintégration d’Oasis qui a libéré Andy Bell de la tutelle des frères Gallagher, autant on ne s’attendait pas forcément à ce que le carré d’Oxford remette aussi vite le couvert après la sortie, réussie sans plus, du disque scellant leur grand retour Weather Diaries il y a à peine deux ans de cela. Certes on pouvait comprendre (et on accompagnait d’ailleurs de nos vœux) un vrai désir de se réunir, d’enterrer les querelles du passé, de rejouer sur scène voire, pourquoi pas, de remettre le couvert en studio, avec à la clé un disque loin d’être irrésistible mais somme tout plutôt attachant, mais on avoue une certaine stupéfaction à l’annonce de ce This Is Not A Safe Place qui semble bel et bien relancer la carrière des anglais au rythme de la vieille époque. La question demeurée en suspens était : Ride avait-il encore quelque chose à dire ? Sans doute piqué au vif par son come-back mitigé, surtout eût égard au retour triomphal des cousins de Slowdive, le tandem Gardener-Bell a souhaité poursuivre sur sa lancée en espérant faire mieux, et grand bien lui en a pris.


Sixième album - seulement - de Ride, This Is Not A Safe Place convainc davantage que son petit frère, lui aussi produit par le DJ anglais d’origine turque Erol Alkan et mixé par le solide Alan Moulder. Pour deux raisons majeures : sa constance et son homogénéité. Weather Diaries, bien que par moment saisissant, pêchait par quelques errances et titres plus faiblards sans pour autant parvenir à tresser une ambiance englobante de bout en bout. Ce nouveau disque y parvient davantage. Chaque titre semble à sa place, les instrumentaux à la masse ont disparu à l’exception de l’inaugural “R.I.D.E.” qui, au contraire, nous plonge directement dans le bain : rythmique massive, batterie musculeuse (merci à l’inoxydable et implacable Laurence Colbert), guitares nerveuses, la pièce se place comme une vraie introduction tout autant que comme une déclaration d’intention : ici, on n’est pas là pour jouer en amateur, le groupe paraît bien décidé à vous embarquer avec lui. Dès lors, pas besoin de passer en force : le single “Future Love” peut se contenter de jouer la carte de la mélodie, des lignes épurées et d’une réverb’ aux petits oignons. Point d'esbroufe mais point d’inéluctabilité pour autant : la formule Ride ne fonctionne pas forcément sur le tube qui tue, juste sur de la pop song soignée, inspirée ce qu’il faut et savamment agrémentée. Côté enrobage justement, on retrouve peut-être davantage la marque “shoegaze” (les guillemets s’imposent pour ce groupe, souvenez-vous-en) sur ce disque que sur le précédent. Les cordes s’abandonnent facilement à la réverb’ mais se font ici plus caressantes quand elles ne lâchent pas leurs pédales d’effets pour soutenir la mélodie en clair, signe évident d’une formation anglaise au faîte de sa maîtrise instrumentale.


Quelques passages plus rugueux se font jour, on pensera en particulier à l’entêtant “Repetition” qui marie obnubilation et sagacité, avec de petites décharges de médiator bien senties pour ponctuer le tout, ou le racé “Killswitch” qui apporte un côté Pixies avec ses coups de boutoir et sa guitare qui aiguillonne les tympans.  Mais globalement, malgré cette entame plutôt costaude, This Is Not A Safe Place se montre plus tranquille et apaisé que ses prédécesseurs. La majeure partie des morceaux adopte un down tempo qui convainc bien davantage que ceux du même moule sur Weather Diaries. On pense à la contemplation de “Clouds of Saint Marie”, pour le coup joli coup de pop shoegaze avec juste ce qu’il faut de psychédélisme, ou à la franche réussite “Dial Up” qui montre bien qu’une balade peut s’avérer réussie tout en restant courte, mention spéciale aux samples de modem ADSL première génération qui raviront les vieux briscards d’internet. Le feedback rêveur et glandeur s’invite sur “End Game” avant de crever les potards sur le refrain, tandis que Ride se la joue presque Blackfield sur l’art pop estival de “Shadows Behind The Sun”, aussi serein que poétique. Finalement, sans doute le carré se montre-t-il un peu trop délayeur sur sa conclusion, pourtant pas dégueu du tout mais dont les trois dernières minutes traînent en longueur et ne s’imposent pas vraiment. Ceci dit, en fin d’album, on peut globalement tout se permettre…


Reste la jolie charnière centrale “Fifteen Minutes” - “Jump Jet” qui assoit tout le savoir-faire Ride, voix détachée, guitares précises, rythmique irrésistible. Le second se paye même de luxe de se poser comme le morceau le plus réussi des anglais depuis leur reformation, tellement la verve mélodique s’affirme avec complémentarité entre chant et cordes.  Du tout bon que ce This Is Not A Safe Place, ce d’autant qu’on n’attendait pas vraiment une telle qualité aussi vite après Weather Diaries. Si Ride semble bel et bien remonter la pente, on peut dès lors s’attendre à de l’excellent sur leur prochaine livraison. Rendez-vous en 2021 ? Nous on y sera.

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