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Critique d'album

The Elderberries


The Elderberries


(16/04/2012 - Discograph - Garage/Hard Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Here Till Dawn / 2- You Should Have Known / 3- Thermostat 7 / 4- Waiting To Come Around / 5- Pity's The Only Thing / 6- Hard To Find / 7- The Answer / 8- What It Is / 9- Holy Roller / 10- Dually Note It / 11- Blindsided / 12- Judgement Day
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les clermontois surprennent positivement avec un troisième album inespéré"
Nicolas, le 06/06/2012
( mots)

On mentirait si on vous disait qu’on les attendait à un tel niveau. Les Elderberries passaient jusqu’à présent pour un groupe de rock estampillé "français" - même avec quatre cinquièmes de ses effectifs d’affiliation anglo-saxonne, un groupe initialement prometteur qui s’appliquait à reproduire avec une sacrée force de conviction le hard garage pugnace et décomplexé des décennies passées, mais un groupe dont le deuxième essai effectuait un sur-place qui le condamnait pratiquement à coup sûr à un lent retour vers l’anonymat. Et pourtant, réjouissez-vous : les clermontois montrent ici qu’il va falloir vraiment compter avec eux.

La feuille de route contourne désormais les fondamentaux classiques et nous livre un album sans nom, bardé d’un artwork psychédélique intriguant et gorgé de rock lourd, poppeux et stony. C’est d’ailleurs le plus grand changement apporté à la musique des Elderberries : les morceaux se rapprochent désormais bien plus de la stoner pop pugnace et hallucinée des Queens Of The Stone Age. La bande à Josh Homme se retrouve ainsi à tous les coins de sillon : tandis que Chris Boulton aspire la cool attitude morveuse de Josh Homme au chant, les guitares sautillent avec délectation ("You Should Have Known" qui se place dans la filiation de "The Lost Art Of Keeping A Secret") quant elles ne font pas un appel du pied ouvertement assumé au "Medication" des reines ("Thermostat 7", qui cite d’ailleurs le terme dans son refrain) ou à son "Go With The Flow" ("Waiting To Come Around", riff et progression mélodique consciensieusement reproduits).

On pourrait hurler au plagiat, et pourtant force est de constater que l’album tient méchamment la route et fait très vite oublier ses voyantes influences. Plus encore, ça fait bien longtemps que les QOTSA ne parviennent plus à délivrer un rock d’une telle immédiateté, Homme se cherchant une respiration nouvelle sur ses derniers émoluments studios en complexifiant ses morceaux à grands renforts d’empilements de sons et d’ambiances bizaroïdes. Rien de tout ça ici : les sureaux se la jouent directs, francs du collier, inspirés et toujours prêts à monter le volume des amplis à donf. Pour ainsi dire, il n’y a rien à jeter sur ce troisième album ; techniquement, c’est irréprochable : la batterie bastonne et bataille en force, la basse bourdonne à foison ("You’ve Got The Answer", délectable) et les deux guitaristes rivalisent de prouesses et de puissance ; en terme de progression, on frise le sans faute avec des alternances de textures et de tempos parfaitement évidentes : le heavy burné éléphantesque ("Hard To Find") se voit notamment balayé par les chevauchées ventre à terre sans aucun ménagement ("What It Is", survolté). Plus fort, les vrais-faux français prennent un malin plaisir à jouer avec leurs riffs, à les moduler et à en modifier la rythmique, l’exemple le plus représentatif n’étant autre que le kyussien "Thermostat 7" qui alterne les frappes d’enclumes martiales et les traits d’épée incisifs tandis que l’introductif "Here Till Dawn" hache ses guitares et empile les riffs gloutons avec avidité.

Pour être honnête, ce troisième album manque encore peut-être de personnalité : on aimerait que les Elderberries coupent complètement le cordon, qu’ils macèrent un peu plus leur jus de riffs et qu’ils en resortent un style vraiment à eux et rien qu’à eux. En attendant, on ne saura trop vous conseiller de jeter une oreille attentive à ce disque jouissif, et on vous recommande d'ailleurs de l’écouter à fond les gamelles, dans votre voiture et avec les fenêtres grandes ouvertes : sensations garanties. Fast and loud and louder is never loud enough, et en plus c’est made in France : que demande le peuple !

 

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