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Critique d'album

Arabs in Aspic


Madness and Magic


(11/06/2020 - Karisma Records - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- I Vow to Thee, My Screen / 2- Lullaby for Modern Kids, Part 1 / 3- Lullaby for Modern Kids, Part 2 / 4- High-Tech Parent / 5- Madness and Magic / 6- Heaven in your eye
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Arabs in Aspic devient lumineux et champêtre après s'être confronté aux ténèbres ..."
François, le 27/08/2020
( mots)

Après un album très sombre, de la pochette sordide à la musique angoissante, Arabs in Aspic nous entraîne vers la lumière. Exit le norvégien, les pistes aussi longues qu’alambiquées - si ce n’est le final de seize minutes, mais les autres morceaux demeurent d’une longueur plus raisonnable en dessous des dix minutes … Ils ne quittent pas pour autant les rivages, ou plutôt les flots, du rock progressif dont le groupe est un représentant illustre pour ce qui est de la scène norvégienne, qui rappelons-le, est d’un dynamisme et d’une qualité plus que louables (et vous n’avez rien vu pour 2020, n’est-ce-pas Wobbler ?). Un rock progressif très influencé par l’âge d’or des années 1970, de Genesis à Camel en passant par King Crimson et Van Der Graaf Generator. La formation est ainsi devenue une référence parmi les amateurs, presqu’incontournable. 


Un nouvel album lumineux donc, en témoigne l’excellent "Madness and Magic" qui nous balade depuis la douceur des arpèges et de la flûte vers un riff chaloupé, presque funk, très entraînant (la basse et les claviers assurent un travail phénoménal en arrière-plan) et relativement riche dans les arrangements (on pense aux jeux électroniques type thérémine). Une ascension qui culmine vers un final extraordinaire et enthousiasmant … Arabs in Aspic possède une maturité suffisante pour proposer une musique à la fois dense et abordable, ce qui est une gageure.  


L’optimisme de Madness and Magic se retrouve sur le court "High-Tech Parent", qui nous replonge en plein Summer of love, entre Santana et Steely Dan : amateurs de claviers vintages et de rythme caribéen, vous voici comblés. Un titre un peu plus faible qui est néanmoins relevé par un excellent solo de guitare aux effets travaillés. 


La pochette chatoyante avec sa dryade à la chevelure d’or nous donnait un indice sur cette inclinaison joyeuse. Mais elle évoque aussi une dimension plus mystique. Son ouverture, "I Vow the Thee, My Screen", nous fait entrer dans l’album par cette atmosphère illuminée. L’introduction arpégée, qui rappelle "In Trance", installe un univers féérique à l’aide de nappes de claviers et de percussions minérales. Il se dégage là une puissance inébranlable au sein d’un apaisement agreste, un jeu de contraste très séduisant. Les intermèdes génésiens et les sons datés (évidemment associés à une production moderne) permettent parallèlement un voyage dans le temps. 


De même, dans la grande pièce de fin, "Heaven is in Your Eyes", le groupe réalise une première partie dans un registre presque soft-rock des 1960’s, parfois Heavy (à la Deep Purple), mais jamais violente. Encore une fois, les percussions sont préférées à la simple batterie, pour plus de rondeur et de pureté. Par contre, le second mouvement est à la fois beaucoup plus lourd et expérimental, usant intelligemment des sonorités et mélodies orientales, puis, retombe dans une partie instrumentale très 1970’s (Gentle Giant, Camel ne sont pas loin). 


D’ailleurs, on sent également sur les lignes instrumentales, sur le chant choral et expressif, l’influence du Gentil Géant à l‘écoute de la drôle de berceuse "Lullavy for Modern Kids part.1", qui propose un délire musical qui sans négliger la rigueur de la composition. Un titre un peu plus difficile d’accès – et encore - entre les parties vocales et les grosses guitares à la King Crimson période Red.  


Autant Syndenes Magi, leur précédente production, n’est pas à mettre entre toutes les oreilles, autant Madness and Magic pourra trouver un large public (à condition de ne pas le vendre comme un album de rock progressif norvégien …) par sa qualité et son accessibilité relative, même dans ses parties les plus exigeantes. Pour ceux qui veulent retrouver l’esprit du rock progressif des années 1970 en profitant de nouveaux titres, d’une production moderne, et de musiciens qui apportent évidement une touche contemporaine, Arabs in Aspic est une valeur sûre. 


 

Commentaires
Francois, le 02/10/2020 à 10:37
Bon, ben il ne me reste plus qu'à le réécouter en essayant de prendre ton point de vue, je suis passé à côté de cette filiation esthétique :)
Alexx, le 02/10/2020 à 10:22
Oui mais pas seulement, j'entends le riff de la chanson "black sabbath" dans Lullaby for modern kids part 1. Aussi, la voix me fait penser à celle d'Ozzy quand il est calme et le son de guitare à celui de Tony Iommi mais je rêve peut-être :-).
Francois, le 01/10/2020 à 07:59
@Alexx Tu penses à "Planet Caravan" ?
Alexx, le 30/09/2020 à 20:54
Très très bon. Il y a un peu de Black Sabbath là-dedans non ?
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VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

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