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Critique d'album

Saxon


Destiny


(20/06/1988 - EMI - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Stéphane Galfas

1- Ride Like the Wind / 2- Where the Lightning Strikes / 3- I Can't Wait Anymore / 4- Calm Before the Storm / 5- S.O.S. / 6- Song for Emma / 7- For Whom the Bell Tolls / 8- We Are Strong / 9- Jericho Siren / 10- Red Alert
Note de 1/5
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Note de 1.0/5 pour cet album
"Vous ne voulez pas planter votre carrière de musicien ? Saxon vous propose une leçon sur ce qu'il ne faut surtout pas faire. "
François, le 20/03/2019
( mots)

Rock the Nations n’a pas eu beaucoup de succès mais présentait de réels arguments pour espérer un regain artistique chez Saxon. Ainsi, son successeur, Destiny, aurait pu être l'album du retour vers le Heavy Metal britannique glorieux, incarnant son titre : Saxon renouant avec son destin de chevalier du Heavy, du vrai, sans concession. Mais l’histoire contredit cet espoir pourtant légitime. 


Le groupe est déjà un peu affaiblir puisque Nigel Glocker quitte le groupe - pour un court moment -,  remplacé par Nigel Durham du groupe de glam rock Monroe. Tout un programme.  On ne peut pas blâmer Glocker qui a bien fait de ne pas associer son patronyme à Destiny qui est le pire album du groupe, toute période confondue. 


Mais c’est une étude de cas pour tout groupe de Metal en manque d’inspiration. Erreur numéro 1 : reprendre un titre de Christopher Cross, rien de tel pour devenir la risée de son propre public. Erreur numéro 2 : placer cette reprise en début d’album. Et Destiny s'ouvre sur "Ride Like The Wind". Anecdote d’un ami : Saxon joue souvent ses tubes du début des années 1980 en concert mais aime bien butiner dans ses œuvres moins connues. Lors d’un concert en Ecosse, Byford proposa de jouer "Ride Like The Wind" en vain, le public étant intransigeant sur la question. 


Pour passer le temps sur ce titre assez ridicule, on peut prendre le temps de regarder la pochette … Mais où est passé le nom de groupe ? Certes ce grand S doré rappelle le logo du groupe, mais le nom est écrit dans une autre police que celle habituelle. Alors les gars, on n’assume pas ? Et ce hangars, ces échelles … On se demande vraiment si ce S énorme est en train d'être fabriqué ou d'être démoli. La suite de l'album nous le dira. 


 "Where the Lightening Stikes" est un des meilleurs morceaux de l'album (il ne faut jamais prendre un titre avec lightening stikes dedans, Molly Hatchet le sait bien), c'est dire tant son niveau est pitoyable. Le refrain bien kitsch, la voix de Biff méconnaissable … Mais il laisse un bon souvenir tant à l'écoute de la suite on a l’impression d’aller de Charybde en Scylla. 


La face A continue son allégorie de la Cour des miracles. "I Can't Wait Anymore" (nous non plus), suinte la mièvrerie,  "Calm Before the Storm" (dont les substantifs pourraient être inversés) se chargent de claviers absolument insupportables sur le refrain, et "SOS" (le morceau qui aurait dû être choisi pour être le titre de l'album), est un faux-espoir, les parties guitares sont gâchées par le chant, la batterie et les claviers. 


La face A est terminée, ouf. Peut-être que Saxon nous fait la même surprise que sur Innocence Is No Excuse avec un Face B moins commerciale ? Bien sûr que non, ça aurait été une marque de bon goût ! "Song for Emma", la parodie de "Make It Real" de Scorpions (voire plagia sur la ligne de guitare, manque d'inspiration total, et comparer ce morceau à celui des Allemands est une insulte), atteint des sommets de nullité. Rien ne nous est épargné : les paroles, les claviers, les ouhouhou … C'est Saxon ou Toto


Ah ! Mais oui ! Ils sont de retour ! Une lueur d’espoir : "For Whom the Bells Tolls", les guitares puissantes n’ont pas complètement disparu. Certes le refrain ce n’est pas ça … Mais quand même au regard du niveau des autres compositions, on ne peut qu'être ravis. Le solo rappelle même ceux de la vieille époque, avec même de très bonnes idées (la partie qui le clôt est parfaite). 


Les deux derniers morceaux relèvent un peu le niveau, "Jericho Siren" (les parties guitares sont très bien pensées) puis "Red Alert", assez speed, nous laissent de l'espoir, mais ne font pas oublier le reste de ce chef-d’œuvre.


Hélas, tout retombe bien vite dès les premières notes de "We Are Strong", là tout part à vau-l'eau. Le groupe a viré sa cuti. Les claviers partout, les refrains odieux … Si bien qu'on se demande si Biff y croit. Après ça, comment le groupe peut encore dire "we are strong we will survive" ? A moins que ce ne soit un appel aux fans : "on se rend compte de ce qu'on fait, mais ne vous inquiétez pas, on va revenir". La suite nous le dira, mais sur le coup, le groupe semblait six pieds sous terre.


Avec Destiny, le groupe est au bord du gouffre, pour les plus mauvais esprits, il est même tombé dedans. L’album est un cas d’école pouvant trouver sa place entre Big Generator de Yes et Under Wraps de Jethro Tull au rang des déchets du rock. 


Les choix musicaux et commerciaux du groupe ont définitivement empêché Saxon d'avoir la dimension d'Iron Maiden, alors qu'au début des années 1980, il pouvait espérer connaître la même fortune. Ah, destiny, destiny … Pourtant, le phœnix (l’aigle ?) va renaître de ses cendres petit à petit, et Saxon est loin d'avoir dit son dernier mot : le groupe est resté une solide boule pleine de rock prête à exploser pour s’exprimer à nouveau ! 


 

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