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Critique d'album

Saxon


Solid Ball of Rock


(04/02/1991 - Virgin - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Kalle Trapp / Saxon

1- Solid Ball Of Rock / 2- Altar of the Gods / 3- Requiem (We Will Remember) / 4- Lights in the Sky / 5- I Just Can't Get Enough / 6- Baptism of Fire / 7- Ain't Gonna Take It / 8- I'm on Fire / 9- Overture In B-Minor Refugee / 10- Bavarian Beaver / 11- Crash Dive
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Une première étape encore hésitante pour ce retour en grâce de Saxon ."
François, le 21/03/2019
( mots)

Au-delà des raisons écologiques et environnementales évidentes, l’échouage d’un bateau en pleine mer est toujours un drame, surtout quand ce navire paraissait solide, composé d’un équipage habile et alerte, hissant haut l’étendard de sa patrie. L’échanger pour un pavillon de complaisance, ne plus réparer la cale, chercher l’efficacité commerciale : c’est comme ça que le vaisseau touche le fond. Il n’y a plus qu’à pleurer sur le capitaine et ses matelots. Tel semblait être le destin de Saxon après Destiny, les vieux boucaniers pouvant raconter aux jeunes générations les glorieuses aventures de Wheels of Steel et de Power & the Glory, les louvoiements de Crusader, autant d’histoires retentissant sur les murs d’un vieux pub de ville portuaire. 


En effet, Saxon arrête sa production effrénée d'albums et se fait oublier suite à l’échec, la purge, que constitua Destiny. Le groupe doit se poser, réfléchir à son avenir, à son œuvre. L’équipage est renouvelé : Paul Johnson est remplacé par Nibbs Carter à la basse, ce dernier ne quittera plus le groupe pour le meilleur (surtout) et pour le pire. Cela permet à Saxon de se remettre en selle et en 1990, il fait une grande tournée en Europe, rien de tel pour connaître l'esprit des fans dix ans plus tard. Le prétexte trouvé par le groupe est riche de signification : ils fêtent les dix ans de Denim and Leather ! Non seulement le public est resté fidèle et continue de les suivre, mais en plus, il peut applaudir un groupe semblant vouloir retrouver ses racines.


Il faut le souligner, l'arrivée de Nibbs Carter fut salvatrice. Très jeune, il a pourtant été rapidement très influent sur la nouvelle ligne du groupe. De plus, il peut être épaulé par Nigel Glocker, qui revient au bercail. C'est après ces années de réflexion, et avec ces changements au sein du groupe que Saxon sort Solid Ball of Rock en 1991. Finit EMI, bonjour Virgin Records : du passé faisons table rase (pas si sûr …). Carter a bien toute sa place, puisqu'il est crédité sur huit morceaux, soit presque l'intégralité de l'album. De plus, la basse, très bavarde, est mixée de telle sorte à ce qu’elle soit bien mise en avant. 


Dès l'écoute du premier morceau, on comprend tout de suite que Saxon est de retour, et qu'il a compris que son avenir était en Europe et non aux États-Unis. Puissant, entraînant, très inspiré par les débuts du groupe, le morceau éponyme est devenu un classique, et dévoile une inspiration retrouvée après une intro déconcertante. Enchaîné avec "Altar of the Gods" bien plus rapide, bien plus agressif, la combinaison d’ouverture prouve que Saxon est de retour sans se contenter de regarder dans le rétroviseur. Ce n'est pas un remake de ce que l'on avait pu entendre au début des années 1980, c'est à la fois un retour aux racines et une évolution, avec un excès d’enthousiasme, disons une révolution !


Au rang des points forts de l’album, soulignons la présentation musicale du nouveau bassiste qui se dévoile sur le surprenant instrumental "Bavarian Beaver". Rien de mieux pour affirmer sa légitimité qu’une démonstration de force : après ça, personne ne peut le remettre en cause. Servant d’introduction à "Cash Drive", où la basse est encore mise en avant, il permet à l’album de se terminer en puissance et sur une vraie touche de fun.


Quant à Biff, c’est sur le plus tranquille "Ain't Gonna Take It" qu’il dévoile ses talents. Le morceau est vraiment agréable entre son renvoie à "Kashmir" avant chaque refrain, et le passage acoustique ouvrant sur un solo à la mode Southern Rock (un des nouveaux styles que Saxon utilisera assez souvent dans cette période). 


Du très bon certes, mais l’album est loin d’être parfait. L’hommage à Phil Lynott, bassiste et chanteur de Thin Lizzy mort en 1986, "Requiem (We Will Remember) " à des relents de Destiny : en fait, il y a même un côté comique quand on pense qu’un jour Byford a affirmé que Saxon ne ferait pas du U2 alors que c’est le premier groupe auquel fait penser l’introduction … Titre assez moyen donc. "I Just Can Get Enough" possède un refrain vraiment pathétique et entre dans cette catégorie de pièces loupées. 


C’est aussi de la présence de plusieurs titres sympathiques mais manquant d’originalité que souffre l’album : "Lights in the Sky" avec des solos assez démentiels mais un riff commun (et des passages à la limite du kitsch), "Baptism of Fire" est un bon titre bien Heavy et rentre-dedans, quant à la balade "Refugee", ouverte par un court instrumental en si mineur, elle peine à convaincre  …


Le groupe puise également dans une de ses plus vieilles références : AC/DC, groupe sur le retour avec un Razors Edge lui redonnant ses galons. "I Just Can't Get Enough" semble ainsi être un clin d’œil aux frères Young (malgré un refrain raté) et "I’m on Fire" possède aussi un riff à l’australienne (avec ici un refrain pour faire remuer la foule, à l’américaine). Deux titres le cul entre deux chaises, loupant leur cible. 


 Alors, Saxon est de retour, certes, et force est de constater que le renouvellement dans ses rangs a fait un grand bien. Néanmoins, Solid Ball of Rock demeure un album de transition avec ses qualités et ses défauts : s’il est rassurant au regard de l’histoire du groupe, il serait de mauvaise foi de le qualifier de grand album. Trop d’éléments de la période FM du groupe sont encore présents. Dans tous les cas, tout fan peut être ravi d’entendre le groupe libérer son inspiration, en espérant qu’il sera libre pour toujours cette fois-ci ! 


 

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