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Critique d'album

Saxon


Power & the Glory


(21/03/1983 - Carrere - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Jeff Glixman

1- Power and the Glory / 2- Redline / 3- Warrior / 4- Nightmare / 5- This Town Rocks / 6- Watching the Sky / 7- Midas Touch / 8- The Eagle Has Landed
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un album de transition ambitieux, l'aigle s'est enfin (im)posé ! "
François, le 14/01/2019
( mots)

La sainte trinité saxonienne, qui possède une indéniable unité musicale et visuelle, ne doit pas éclipser le reste de l’œuvre du groupe, et notamment l’album qui suit, Power & the Glory (rien à voir avec celui de [g]Gentle Giant[/g] - 1974), autre pierre angulaire de l’œuvre de groupe. C’est même le condensé, la quintessence du Saxon première période qu’il clôt (ces bornes dans la carrière du groupe sont issues d’une appréciation personnelle, donc discutables).


Saxon est amputé d’un de ses membres, la batteur Pete Gill. Le groupe avait de toute façon commencé sans lui, il termine donc cette première période de sa carrière sans lui, en faisant entrer Nigel Glocker, qui demeurera le batteur officiel de Saxon (malgré quelques périodes où il s'absenta), toujours au rendez-vous actuellement.


A ce titre, l'album est riche en signification, et s'il est vrai qu'il clôt le premier âge de Saxon, ce que nous savons a posteriori, plusieurs éléments sont à souligner et à interpréter comme autant de signes. Si le groupe avait dès le début trouvé son logo, il avait aussi ajouté un symbole le représentant depuis Wheels of Steel : l'aigle très « médaillon de blouson noir » que l'on retrouve sur tous les albums. Il n'est point-là sur cette nouvelle pochette, mais on retrouve un guerrier, dans un univers de science-fiction : comme un rappel au barbare du premier album en version modernisée. Mais l’animal se retrouve dans le dernier titre de l'album "The Eagle has landed", qui prend ainsi tout son sens : l'aigle s'est enfin posé, imposé même. A noter que c'est également le titre du premier live enregistré du groupe et publié en 1982.


Entre fin d'une époque et retour aux sources du premier album, Power & the Glory est une belle réussite du groupe permettant de bien comprendre sa carrière.


En effet, le groupe s'est permis de réitérer les tentations d’écriture que nous pouvions trouver dans Saxon en 1979 : il y a des morceaux plus longs, plus complexes, sans perdre la sonorité très métallique et directe du groupe. "Midas Touch" avec ses arpèges et son solo planant ainsi que les différents plans avant le dernier refrain, est de cet ordre. Beaucoup plus long, "The Eagle has Landed" propose une construction plus alambiquée : son introduction de presque trois minutes aux guitares chantantes, puis son riff bien lourd à la Black Sabbath, et enfin les notes douces du couplet se succèdent dans une ambiance étrange. Biff Byford, renforcé par des effets nombreux, déploie l’ampleur de sa tessiture et donne de l’épique au titre.


Un changement est notable néanmoins par rapport au premier opus : les musiciens sont plus aguerris, la production moins hasardeuse, les structures bien plus travaillées. On sent que le groupe a fait ses classes, le guerrier barbare est bel et bien entré dans l'ère moderne.


On retrouve aussi des titres plus classiques de la formation mais tout à fait recommandables : "Redline", le très NWOBHM "Warrior" au solo épique. "This Town Rocks" un peu lourdingue est beaucoup moins bien réussi.


A la synthèse de ces deux pans, "Power & the Glory", un chef-d’œuvre comme le groupe sait en pondre : un excellent titre d’ouverture d’album, calibré pour la scène, suffisamment intelligent dans son ossature pour ne pas être lassant. "Can you feel the power, can you feel the glory ?" : évidemment !


Enfin, deux titres sont à isolés : "Nightmare" et "Watching the Sky", car ces deux-là annoncent la suite. Bien qu'ils soient de bonne facture, les petits relents FM (écoutez les chœurs sur les refrains), inhabituels chez Saxon, témoignent de la future direction du groupe. En ce sens, c’est aussi un album de transition. 


En effet, à l'écoute du dernier morceau, nous avons compris que l'aigle avait atterri. La question c'est où ? La réponse se trouve de l'autre côté de l'Atlantique, le groupe voulant réitérer ce que vingt ans plus tôt les Beatles et autres avaient réussi, la conquête de l'Amérique. Mais ce ne fut pas le cas pour Saxon, qui demeurera le cul entre deux chaises pendant plusieurs années, entre le Heavy Metal anglais et la tentation plus FM des États-Unis. Résultat, personne ne fut convaincu. C'est pourquoi ce grand groupe n'a pas pu devenir un autre Iron Maiden, mastodonte remplissant des salles démesurées, faisant obligatoirement la clôture des plus grands festivals. Ne pas assurer la seconde moitié des années 1980, alors que ses contemporains ont soit pris un tournant radical (Def Leppard) soit persévéré dans leur style avec toujours plus de talent (Iron Maiden), fur l'erreur de Saxon. Même s’ils sont prêts pour une dernière croisade …


 

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