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Critique d'album

Saxon


Saxon


(21/05/1979 - Carrere / EMI - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par John Verity

1- Rainbow Theme / 2- Frozen Rainbow / 3- Big Teaser / 4- Judgement Day / 5- Stallions of the Highway / 6- Backs to the Wall / 7- Still Fit the Boogie / 8- Militia Guard
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Pour son premier essai, Saxon propose avec enthousiasme un album au croisement des influences musicales de l'époque qui est essentiel pour comprendre l'histoire du groupe."
François, le 18/12/2018
( mots)

1976. Les deux grands courants musicaux qui ont émergé à la fin des années 1960 subissent de grands revers. Le Hard Rock et le Rock Progressif sont contestés par le Pub Rock et surtout par la vague Punk qui prend forme. Un des piliers des premières 70's a disparu : Deep Purple sort en 1975 Come Taste the Band son dernier album avant le renouveau du groupe en 1984. Genesis a abandonné la musique progressive, et l'ensemble des groupes du genre commence à subir la désaffection d'une partie du public.


Pourtant, ces deux genres et ce qu'ils ont apporté au rock sont dans les oreilles et l'esprit de tous, notamment en Angleterre. Biff Byford, Paul Quinn, Graham Oliver, Steve Dawson et John Walker du petit groupe Son of a Bitch n'échappent pas à la règle. Parcourant anonymement les pubs et les petites salles, ils ne parviennent pas à se faire un nom. Peut-être que celui qu'ils ont choisi n'est pas un bon auxiliaire dans cette perspective … Qu'à cela ne tienne, après avoir remplacé le batteur, John Walker pour embaucher Pete Gill, ils en changent pour un autre qui sonne Heavy Metal : Saxon. C'est ainsi que se nomme un des fondateurs de la New Wave Of British Heavy Metal, courant musical ressuscitant le Hard Rock après la vague Punk qui a voué aux gémonies les vieux dinosaures du genre.


En 1979, les bacs voient arriver le premier album du groupe, Saxon, un peu avant la parution de la première galette d'Iron Maiden ou de Diamond Head et du grand tournant de Judas Priest : un des premiers vinyles de cette nouvelle vague musicale. Saxon a pour lui la faiblesse de son label, le français Carrere, dont le succès vient de son travail avec Claude François, Dalida, et Sheila. Cet album n'a guère connu le succès à sa sortie, et reste souvent boudé voire ignoré par le public. Pourtant, il est essentiel de l'avoir écouté pour comprendre la direction qu'a prise le groupe, et il demeure de très bonne facture.


L'album s'ouvre sur la suite "Rainbow Theme – Frozen Rainbow" (le second morceau correspondant peu ou prou au solo). Si le début du morceau avec une basse jouant le bourdon et le riff accrocheur semble annoncer un morceau de Hard Rock musclé, l'évolution des différentes parties, puis le radoucissement du ton, avec la voix au timbre très claire, nous renvoient à la musique progressive. Il en va de même pour le thème de la chanson, très peu "beers and Rock'n'roll", et se rapprochant davantage de l'esthétique fantastique chère à King Crimson, ou plutôt, à Uriah Heep (les claviers en moins, question orchestration). Avec un solo épique et un retour sur la construction de l'introduction, la boucle est bouclée (à noter la partie batterie, avec des ponts-soli forts bien agencés). Un retour du Hard Rock progressif, fusion tentée par Quatermass et les aficionados de Dickens susmentionnés ? Le second morceau, "Big Teaser", dément cette interprétation. Ce sera du bon vieux Hard anglais que le groupe nous offre, les guitares sont affûtées, le refrain (qui s'offre le luxe des chœurs) accrocheur, et l'énergie est au rendez-vous. Le morceau est très bien conclu par une descente de guitare à propos. Mais "Judgement Day" jette à nouveau le trouble dans le style de l'ensemble de l'album. Malgré le fait qu'il soit peut-être le meilleur titre de l'album, il est significatif des reproches que l'on peut faire à Saxon : dans ce premier opus, le groupe se cherche, ne sait pas encore ce qu'il veut faire. Et "Judgement Day" louvoie entre le très Hard et la structure progressive (la partie arpégée). La deuxième partie du morceau est plus intéressante : la guitare devient lourde, avec un mid-tempo sur un seul accord (Scorpions, quelques mois plus tard fait exactement la même chose avec "The Zoo", la comparaison est frappante), et la montée-descente de guitare qui accompagne le solo est très bien pensée.


Si "Judgement Day" est le meilleur titre, "Stallions of the Highway" est le plus important, parce que ce morceau, que ce soit dans sa structure ou dans ses paroles, représente la voie que va choisir Saxon pour les trois prochains albums : du Heavy Metal pour motards. A noter que les soli de "Stallions of the Highway" rappellent ceux d'un groupe qui commence à percer en Angleterre et qui se fit accompagner par Saxon en première partie de ses concerts : Motörhead. Les morceaux suivants sont plus anecdotiques, "Back to the Wall" est un bon titre, que le groupe ressort de temps en temps en concert, dans la lignée de celui qui le précède (avec un pont en mid-tempo très bien réalisé), "Still Fit To Boogie" est dans l'esprit AC/DC. Enfin, "Militia Guard", avec son côté marche militaire assumé en intro, fait penser à un morceau épique de la NWOBHM, mais bloqué dans les années 1970 (les influences d'Uriah Heep sont très sensibles ici). Mais cet excellent morceau a le mérite de faire entrer un thème cher à Saxon : la guerre, surtout celle des temps médiévaux.


Il faut bien insister sur cet album, par ailleurs très bon, pour comprendre qu'il n'est pas un ovni de la discographie de Saxon. Marqué par la musique des années 1970, le groupe puise son inspiration dans les groupes qu'il a écoutés, qu'ils viennent du Hard Rock ou du Rock Progressif, avant de choisir la direction qu'il souhaite emprunter. Non seulement les titres sont tous bons voire excellents, mais ils sont très instructifs pour aborder la suite de l'histoire musicale de Saxon. Bien sûr, on peut déplorer le manque de cohérence, les bifurcations maladroites que prennent certains titres, et un ensemble qui semble se chercher, mais en écoutant de plus près, nous retrouvons un écho à cet album dans Power and the Glory, un des meilleurs albums du groupe qui clôt sa première période, d’aucuns diront son âge d’or. 


 

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