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Compte-rendu de concert

Holograms


Date : 02/06/2014
Salle : La Péniche (Lille)
Première partie : Drive With A Dead Girl
Mathilde, le 06/06/2014
( mots)

Lille, juin 2014. Holograms. La dernière fois que la formation suédoise s’était pointée à la Péniche, c'était en janvier 2013, il y avait de la neige, les températures étaient négatives et le public en petit nombre. La tendance ce soir est différente. On reprend les mêmes et on recommence pas: il fait lourd et le rafiot est rempli de chauds badauds. Effet de saison ou de sinistrose politique, l'ambiance se veut à la frite, à la fête. Un grand bonhomme dans l'audience a voulu coller à la thématique de l'embarcation et arbore une casquette de marin.

Drive With A Dead Girl, la première partie envoûtante façon noisy rock, permet de préparer la soirée d'une façon fausement posée et timide, car le groupe sait être à tour de rôle incantatoire et incandescent. On se surprend à se laisser bercer par leurs morceaux aussi hypnotiques qu'écorchés, et autant sur scène que dans la fosse (la chanteuse se balade) dans une transe de plus en plus bienveillante. Tant d' adjectifs contradictoires et désoeuvrés pour définir un groupe intelligemment frappé.
 
Arrivent les Holograms, pas très grands mais scandinaves quand même (on ne leur en veut pas), et d'ailleurs leur taille sied bien au plafond bas de la péniche. L'installation scénique est atypique: le bassiste et le guitariste qui se partagent le chant encadrent le synthé, bien au milieu et en avant. Le batteur quant à lui, en contrebas derrière, est à peine visible. Les mecs font chics sur eux, et bien que le clavieriste a le regard de celui qui aurait fait un mauvais rêve, le début du concert est assez poli, propice à présenter leur second album sorti en 2013, Forever. Ce dernier fait un peu plus dans la dentelle que son petit frère (Holograms, en 2012), davantage profond et tortueux, l'entendre en live donne envie d'y rejeter une oreille de peur d'avoir loupé deux-troix bricoles. Tout ça démarre donc un peu propret avec un "Sacred State" pourtant détonant.

Mais ces têtes d' angelots ne sont pas punks pour rien, et le concert va rapidement s'intensifier. La clique suédoise propulsera véritablement sa prestation dès les accords de leur premier album, avec "Chasing My Mind" accompagné d'un clavier bien faty. Au départ régnait une odeur de soufre et d'insecticide (parfum improbable, tout autant que sa réelle existence), mais la magie de la chimie corporelle va vite se charger de faire suer tout ça. Le marin est torse poil,  le marin monte sur scène, le marin est perché sur les épaules du clavieriste. Son pote vient rappeler que, bon sang de bonsoir, on est en présence des "Fucking Holograms !!". "ABC City" lancera définitivement les hostilités de débandade sautillante et pogotante. "Lay us Down", plus lente, permettra de souffler un peu. "Do you enjoy motherfuckers?". Yes indeed, merci mon bon monsieur.

Moiteur, ardeur, chaleur... Le refuge tient en lieu et place de la clim ou de la bière. Après un bref salut à la multitude, les Holograms disparaissent. La célébration punk a eu lieu, et ce sensoriellement parlant. Reste la réjouissante impression d'avoir assisté à un concert authentique comme on en fait plus beaucoup. 

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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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