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Alice au pays du rock


Steven Jezo-Vannier, le 12/09/2013

Les sixties et l'esprit de la jeunesse


Alice est devenue une figure de la mythologie du rock, depuis son entrée fracassante dans l'univers psychédélique des sixties. Elle a inspiré les artistes de cette génération dès leur prime jeunesse, Lewis Carroll comptant parmi les auteurs fétiches de la littérature pour enfant. Ces artistes rebelles, devenus adultes, ont appliqué avec soin les enseignements de ses aventures. Alors que la contre-culture bat son plein et que le rock gagne en substance avec le jaillissement du British blues boom, la jeunesse s'impose sur le devant de la scène.


Comme la jeune héroïne, la nouvelle génération s'oppose au contraignant monde des adultes, préférant demeurer du côté de l'insouciante jeunesse. Cent ans après la parution originale d'Alice au pays des merveilles, les Who conservent et glorifient l'immortel esprit du bel âge avec "My Generation". Roger Daltrey y lance à la face du monde son immortel : "I hope I die before I get old". Or, l'un des premiers personnages que rencontre la jeune héroïne dans le pays des merveilles est le Lory (allégorie de la sœur aînée), qui cherche à s'imposer en revendiquant son âge et son expérience, ce qu'Alice rejette sans concession. Loin d'être une élève modèle, la jeune fille préfère les divertissements et l'évasion aux ennuyeuses leçons ; un portrait dans lequel la jeunesse des sixties se reconnaît aisément.


Outre l’irrévérence et la défiance, Alice transmet le goût de la curiosité, encourageant à suivre le lapin blanc, à croire en l'imaginaire et à créer son propre monde. Ce message se traduit dans la vague contestataire qui submerge l'Occident dans les années 1967 à 1969. Les mouvements contre-culturels désirent porter "l'imagination au pouvoir", ils cherchent des alternatives au système dominant et inventent de nouvelles formes de vivre ensemble. La relative naïveté de l'idéal hippie n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle de la jeune Alice. Le pays des merveilles aura transmis à ses lecteurs la soif de changement et la quête de l'utopie. Il est une métaphore du monde des rêves, refuge des espoirs de l'enfance, reflet inversé de la dureté du monde réel. Malgré le siècle qui sépare les années soixante de l'oeuvre littéraire, l'aventure d'Alice ne perd rien de son sens. Mathématicien féru d'énigmes, Lewis Carroll n'a pas manqué, derrière l'apparente absurdité ambiante, de charger son récit d'une symbolique forte à laquelle la jeunesse des années soixante ne peut être insensible.
Commentaires
Arbitre, le 01/10/2020 à 00:23
Attention, les amis, la fin du "White rabbit" de Jefferson Airplane n'est pas "Keep you head", mais "Feed you head" (nourris ton esprit). Ce n'est pas un appel à la prudence, au contraire on peut l'interpréter comme une invitation. En fait, c'est Grace Slick (chanteuse) qui a écrit ce morceau avant même d'intégrer Jefferson Airplane. C'était en 1966, alors qu'elle officiait encore au sein de The Great Society (avec son mari et son beau-frère). Elle avait sans doute expérimenté le LSD, comme à peu près tout le monde dans ce milieu à cette époque, et la référence est certaine. Mais pour autant elle n'était pas une grande fan du LSD. Elle a toujours pondu des textes bizarres, et avait un goût prononcé pour tout ce qui touche à l'avant-garde (je crois qu'elle écoutait Stockhausen), par ailleurs elle était peintre (elle l'est toujours). Elle avait une imagination et une sensibilité naturelles. Mais il est vrai qu'elle encourageait tout un chacun à essayer le LSD, elle a même projeté un jour d'en verser dans le verre du président Nixon. "White rabbit" est donc la première fois qu'on compare "Alice au pays des merveilles" à un trip sous acide, et se termine non pas comme un appel à la prudence, mais au contraire par une invitation explicite à nourrir son esprit.
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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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