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Critique d'album

Dionysos


Eats Music


(18/10/2009 - Barclay - Rock Surréaliste - Genre : Rock)
Produit par

1- Wet / 2- Ciel en Sauce / 3- Tokyo Montana / 4- The Return of the Frog / 5- Red Rain / 6- Vélopédie / 7- Art Love Stamps / 8- Don Diego 2000 / 9- Open Cloud / 10- Window Day / 11- Coccinelle / 12- Song for Jedi / 13- L'Homme sans Trucage / 14- La Métamorphose de Mister Chat / 15- Miss Acacia / 16- Old Child / 17- Le Retour de Bloody Betty / 18- La Cane de Jeanne / 19- Thank you Satan / 20- Tais-toi mon Coeur / 21- Neige / 22- Des Scolioses de partout dans le Corps... et dans le Coeur / 1- Rid of me / 2- La Sorcière du Désert / 3- I belch your Kiss in the Wind / 4- No Friends no more / 5- Ferry Boat Shoes / 6- Tattoo Love / 7- No Tongue Doll / 8- The Moon is my favorite Fireworks / 9- La plus heureuse des Mamans du Monde / 10- Monsters in Love / 11- No sense Words Harmony / 12- Maintenant qu'il fait tout le Temps Nuit sur toi / 13- Pepper Beard / 14- Longboard Train / 15- Manga Girlfriend / 16- Lips Story in a Chocolate River / 17- Neige / 18- Rock Addict / 19- Aïe / 20- Song for Jedi / 21- Anorak / 22- Extatic Troll / 23- Wet
Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Dionysos nous offre un panorama de ses 15 années de succès. Envoûtant."
Laura, le 27/10/2009
( mots)

Aujourd’hui, Dionysos a 16 ans (mais "15 ans", ça sonne mieux pour un album anniversaire, se justifie le groupe). Le bilan est très lourd. Le petit groupe de débutants qu’était Dionysos à ses premiers pas en 1993 n’est plus. A présent, on doit parler de super-groupe, de figure majeure, indispensable, de la scène rock française. Un sacré gros morceau, impossible à déplacer ou à assombrir : Dionysos est là, personne ne prendra sa place, ou alors, il y a du boulot. 16 ans plus tard, donc, l’univers surréaliste du groupe, aussi coloré qu’une planche de Joann Sfar, n’a pas pris une ride. Miss Acacia est toujours aussi fantasmée, Giant Jack écoute son sanglophone dans un arbre et Bloody Betty est sans cesse de retour. Ces trois personnages, et tant d’autres encore, ont germé et suivi le groupe pendant six albums, des CDs et DVDs live, ainsi que des centaines et des centaines de concerts transpirants et déjantés. Dionysos c’est ça : une oeuvre massive, extraordinairement riche, cultivée depuis des années.

Depuis le temps, le groupe a su s’entourer de personnalités diverses de la scène musicale, cinématographique ou encore sportive : des collaborations avec The Kills et Olivia Ruiz, ou encore, entre tellement d’autres, Eric Cantona, Jean Rochefort, Emily Loizeau et Alain Bashung sur le dernier album, La Mécanique du Coeur. Il y a aussi l’étroite amitié avec le dessinateur et scénariste Joann Sfar, qui a su initier Mathias au ukulélé et donner à l’esprit à la fois féérique et terriblement sombre de Dionysos un relief encore plus visuel (ainsi, on retrouve le célèbre Fernando le vampire sur la pochette de Whatever the Weather). Bref, Dionysos n’est absolument pas ce qu’on pourrait appeler un groupe solitaire. Même après la mort de la mère de Mathias, pendant la période Whatever the Weather, le groupe ne reste pas prostré. Au contraire, Mathias se sert de toute cette tristesse pour, dans un gigantesque élan créateur, écrire Maintenant qu’il fait tout le Temps Nuit sur toi, et enchaîner avec Monsters in Love, largement inspiré de cette période noire.  

16 ans de succès, donc. Et des fans innombrables s’ajoutant au fil des albums. Alors, pour les récompenser, le groupe sort Eats Music, sorte d’album fonds de tiroirs. Il faut dire qu’il y avait de quoi faire. Pourquoi Eats Music ? Car Dionysos a toujours fait plus que jouer la musique : il la mange, et ce, à toutes les sauces (rock, western spaghettis, hip-hop, électro, folk ou sauce tomate). Dans le livret de l’album, on trouve des dizaines de photos de fans en train de manger la musique, littéralement : certains dévorent leur violon à même l’assiette, d’autres croquent un ukulélé, c’est au choix. Etalé sur 2 CDs, l’album regorge d'inédits, reprises, versions alternatives ou live et autres démos en tous genres. Pour les fans absolus du groupe, ce sera avant tout les démos et les inédits, comme le très planant "Vélopédie" de 1999, sur lequel résonne la voix un peu moins mûre de Mathias, ou "Manga Girlfriend" et "Aïe" ; trois chansons totalement réussies, et qui auraient très bien eu leur place sur un album. Les démos, elles aussi, sont très intéressantes, celle d’"Anorak" étant encore plus jouissive que la version définitive, ce qui est le cas inverse pour celle de "Song for Jedi". On trouvera également des pépites un peu plus poussiéreuses, de 1996, comme "The Moon is my favorite Fireworks", qui sonne très old school, et "Extatic Troll". Toutes ces raretés et vieilleries n’ont pourtant rien à envier à leurs camarades du 21ème siècle.

Pour les fans nouvelle génération, Eats Music facilite la tâche d'assimilation de l'oeuvre du groupe, en se présentant comme une sorte de panorama à travers des lunettes télescopiques teintées, une grosse pochette surprise Dionysos, qui couvre toutes les périodes du groupe. Toutes les principales chansons du groupe, qui ont bâti son succès, sont présentes, remodelées : "Ciel en Sauce", dans une version acoustique excellente, "Coccinelle", la première chanson du groupe, ici en version live, deux versions de"Song for Jedi", "Tais-toi mon Coeur" en version radio avec Olivia Ruiz, très différente de l’originale, "Neige", saisissante de pure tristesse avec la Synfonietta de Belfort ou simplement magnifique en version mellotron, ou encore la démo de "Monsters in Love".

Il serait impossible de lister toutes les merveilles dont regorge ce double album. L’essentiel est de retenir que Eats Music plaira de façon incontestable à n’importe quel fan de Dionysos ou de bonne musique en général. Tout est fait pour que chacun y trouve véritablement son compte et Dionysos réussit le pari difficile de nous faire redécouvrir son oeuvre avec plaisir et surprise ; la facilité aurait été de ne faire que regrouper les tubes du groupe. Inspiré par divers univers, ceux de Brassens, Roald Dahl, Joann Sfar, Tim Burton ou Danny Elfman, Dionysos crée et recrée sans cesse son propre monde, tarabiscoté et scintillant, unique au monde, dans lequel il fait bon se réfugier, et ce, depuis 1993. Avec son esprit d’enfant clairement orienté surréalisme sucré, Mathias Malzieu et sa troupe n’ont pas fini de manger la musique. A présent, plus besoin de se torturer quand on ne sait pas sur quel merveilleux album de Dionysos se jeter : on choisi Eats Music en attendant de se décider.

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Très bon album
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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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