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Critique d'album

Heavy Feather


Mountain of Sugar


(09/04/2021 - The Sign Records - Hard-rock revival / 1960's - Genre : Rock)
Produit par

Note de 4.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Heavy Feather vous entraîne somptueusement dans le passé"
François, le 15/06/2021
( mots)

Assumant avec une foi inébranlable les orientations stylistiques de la vague revival suédoise, Heavy Feather propose en 2021 un second album, Mountain of Sugar, qui revisite à nouveau les sonorités propres aux années 1960 et 1970 et ce sans tergiverser sur leur choix esthétique. Amateurs du blues-hard-rock, du passé californien folk/psyché ou sudiste, vous trouverez ici un conservatoire remarquable. 


Menée par la chanteuse Lisa Lystam, qui officia dans le dernier album de Siena Root avec le guitariste Matte Gustafsson, la formation annonce la couleur musicale et cette volonté résolument retro avec sa pochette à la teinte presque sépia qui met en avant des crinières abondantes. 


Si Heavy Feather est un véritable musée vivant du rock saturé, il revisite le passé dans de multiples directions. Les qualités de Lisa Lystam au chant permettent d’ailleurs de passer du heavy (sur l’excellent et groovy "Mountain of Sugar" où elle se fait très rauque) à des registres plus légers. On pense par exemple au chant et aux chœurs de "30 Days" qui renvoient à la Soul, dans la même perspective que leurs compatriotes de Blues Pills investissent de plus en plus. C’est sur ces moments plus calmes que le chant est particulièrement mis en avant, comme sur le slow éthéré "Let it Shine", où les slides forment des dorures très discrètes. 


Néanmoins, le groupe demeure attaché aux guitares saturées et lorgne la plupart du temps dans ce style, avec une inspiration à chercher dans les premiers temps du hard-rock (la deuxième moitié des années 1960). L’ambiance lourde et tamisée du mid-tempo "Bright in My Mind" se renforce de quelques sons de guitares et gimmicks évoquant Jimi Hendrix, sans parler du très agréable chorus western. Ce tropisme hendrixien s’entend également sur le solennel "Lovely Lovely Lovely". Heavy Feather s’engage aussi du côté de Cream avec l’énergique "Come We Can Go", ou de Cactus sur le plus musclé "Rubbles & Débris" (dont l'intitulé évoque l’album précédent). Sur l’ensemble de ces titres, on n’oubliera pas de faire mention honorable au batteur qui est une véritable machine métronomique. 


On aurait tort de ne pas mettre en avant le son très ricain et presque sudiste de Moutain of Sugar. Pour vous convaincre, soyez attentifs aux interventions de guitare ou aux arpèges de "Love Will Come Easy" (au refrain imparable), au morceau bien plus dixie (sauce Blackfoot) et plein de swing "Too Many Times" ou encore à "Sometimes I Feel" aux claviers datés, un très bon moment qui est également l’unique occurrence du chant masculin. Ce choix esthétique avait marqué avec bonheur Grande Royale, autre grand nom du revival suédois, sur Take It Easy (2019). 


Avec une grosse dizaine de titres aussi référencés que diversifiés, aussi efficaces que subtils, Heavy Feather offre un album de revival assez classique mais accrocheur qui permet de passer un bon moment sans trop de nostalgie – et potentiellement de bons concerts, en témoigne le "Live in Studio" d’une belle qualité, diffusé gratuitement via leur compte sur les réseaux sociaux. 

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VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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