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Black Sabbath : origines et descendance(s) du rock heavy


Nicolas, le 24/06/2013

Kaléidoscope : les différents visages du Sabbath

On connaît principalement l'équipe d'origine de Black Sabbath, celle qui a officié de 1969 à 1978, le carré d'as Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward. Après le renvoi d'Ozzy, la carrière du groupe aurait pu tout simplement s'arrêter, tout comme Led Zeppelin a renoncé à poursuivre après le décès de John Bonham. Il n'en fut rien, et pire : devenu l'unique organe d'un Tony Iommi ambitieux, implacable et hyperactif, le Sab' poursuivit son chemin de façon chaotique, multipliant les essais foireux, les coups du sort, les revers, les trahisons, mais aussi parfois les réussites. Coup de projecteur en son et en images sur la saga hollywoodienne de Black Sabbath avec une sélection de vidéos recensant à peu près tous ses changements de line-up et de style sur près de 35 ans. Préparez vous à un sérieux mal de tête. Par Nicolas

Mark 1, 1970


L'un des tous premiers live de Black Sabbath avec le titre du même nom issu de l'album du même nom (!). Mythique.



Autre concert parisien de Black Sabbath donné en 1970. Scène restreinte, drum kit minimaliste, tenues hippies et visages presque impossibles à apercevoir derrière les masses de cheveux qui se balancent. "Fairies Wear Boots" est extrait, bien évidemment, de Paranoid.

Mark 1, 1978


Huit ans plus tard, la même équipe dans l'une de ses dernières prestations live avant le départ d'Ozzy Osbourne. Remarquez la position très particulière du groupe : ce n'est pas Ozzy qui occupe le centre de la scène, mais bel et bien Tony Iommi. Dommage que les caméramans ne s'attardent pas plus sur Geezer Butler... au fait, c'est "Snowblind" qui est joué, période Volume 4, donc.

Mark 2.1, 1980 : avec Ronnie James Dio


Ozzy parti, Iommi pense à saborder le groupe et à poursuivre en solo... quand Sharon Arden, la future Mme Osbourne, lui présente un chanteur très motivé pour poursuivre l'aventure Sabbath. Voici "Die Young", l'une des pièces les plus célèbres du Sab période Heaven & Hell avec le fameux remplaçant d'Ozzy Osbourne, le petit (par la taille), exhubérant et exalté Ronnie James Dio.

Mark 2, 1982 : Ward out, Appice in


Bill Ward, alcoolique notoire, n'est plus en état de jouer avec le Sab. Son remplaçant est Vinnie Appice, beaucoup plus métronomique que le précédent. Voici la nouvelle équipe en action sur l'emblématique "Heaven & Hell", issu de l'album du même nom.

Mark 3, 1983 : avec Ian Gillan


Après Mob Rules, c'est le clash entre Geezer Butler et Dio, deux grandes gueules qui n'arrivent plus à s'encadrer. Le second parti, l'improbable se produit : l'ennemi héréditaire, Ian Gillan de Deep Purple, accepte d'intégrer le Sab, et pour l'occasion, Bill Ward, qui a réussi à sevrer son alcoolisme, est de retour. Cette bizarrerie durera le temps d'un album...

Mark 1, 1985 : la première réunion du Live Aid


Alors que l'expérience Gillan touche à sa fin, l'impensable se produit : Black Sabbath se reforme brièvement sous sa forme d'origine au cours du célèbre Live Aid du 13 juillet 1985. Dix minutes qui redonnent l'espoir à tous les fans du quatuor de Birmingham, en vain : Osbourne et Iommi n'ont toujours pas enterré leur différend. Ci-dessous, l'intégralité de la prestation avec un Ozzy méconnaissable, bouffi et cerné.

Mark 4.1, 1986 : Iommi en (faux) solo avec Glenn Hughes


La tentative Gillan n'a pas réussi à porter ses fruits, et l'implacable et infatigable Tony Iommi a réussi à épuiser ses coéquipiers. Esseulé, le guitariste élabore un album solo, mais la carence en management du moustachu amputé lui coute à l'époque très cher : Warner fait pression pour que Seventh Star sorte sous le nom de Black Sabbath. Voici l'équipe de l'album en action : Glenn Hughes au chant, David Spitz à la basse, Geoff Nichols aux claviers, et Eric Singer à la batterie. Le morceau, c'est "Danger Zone" :

Mark 4.2, 1986 : Hughes à terre, Gillen à la rescousse


Alors que la tournée de soutien à Seventh Star vient à peine de débuter, Glenn Hughes se fait prendre dans une bagarre et en ressort avec une fracture du plancher de l'orbite. Définitivement forfait, il se fait remplacer au pied levé par Ray Gillen afin que les shows se poursuivent. Un souvenir de cette époque avec le même "Danger Zone", pour que vous puissiez apprécier la différence :

Mark 5.1, 1987 : avec Tony Martin


Iommi n'a toujours pas réussi à convaincre ses premiers compères de revenir à bord de l'esquif. Qu'à cela ne tienne : Black Sabbath doit survivre, même dans sa forme la plus improbable. Après des auditions extensives, c'est le peu connu (et très minet) Tony Martin qui décroche le pompon pour enregistrer The Eternal Idol. Nicholls et Singer sont toujours là, par contre Spitz s'est barré, et c'est donc Bob Daisley qui le remplace à la basse. En prime, un vidéo-clip bien ringard pour enfoncer le bouchon avec "The Shining" :

Mark 5.2, 1989 : Cozy Powell apparaît


Miracle, Martin, qui a pris de la bouteille (et du melon), est toujours d'accord pour poursuivre avec le Sab. Rebelote, donc, avec un second album intitulé Headless Cross, et c'est Cozzy Powell, ami de longue date de Iommi, qui prend désormais place derrière les fûts. A la basse, la valse se poursuit avec l'arrivée (précaire) de Laurence Cottle. Voici le morceau titre :

Mark 5.3, 1990 : bis (presque) repetita


Même équipe (à l'exception du départ de Cottle et de l'arrivée de Neil Murray à la quatre cordes), album différent avec Tyr. Zou, "Feels Good To Me". Regardez, c'est génial, au sens ironique du terme :

Mark 2, 1992 : le retour de Dio


Alors que l'on pensait Black Sabbath lancé pour de bon avec Tony Martin, voilà que la hache de guerre se voit enterrée entre Dio, Butler et Iommi. Le line-up de Heaven & Hell tente donc un retour fracassant avec Dehumanizer, entraînant de facto le renvoi de Martin et de Powell. Ward étant toujours sur la touche pour problèmes de santé, c'est Vinnie Appice qui rempile à la batterie. Voici un aperçu du Sab' de l'époque, "TV Crimes", très thrash, c'est à dire à contre courant complet des moeurs en vigueur dans le metal 90's après le Black Album de Metallica. Cherchez l'erreur...

Mark 6, 1992 : avec Rob Halford


La seconde ère Dio n'a décidemment pas de chance avec les auspices : le petit hargneux quitte Iommi du jour au lendemain sur un coup de tête, quelques jours à peine avant le concert de fin de carrière d'Ozzy Osbourne (notez le côté ironique des deux événements). A cours de postulants, le guitariste amputé convainc Rob Halford, chanteur de Judas Priest, de palier à l'absence de Dio. Ce Black Sabbath sixième du nom ne dure que le temps de deux soirées, et le voici en action sur "Children Of The Grave". Marrant, Halford se plante d'entrée de jeu sur l'entame du titre...



Dans le même temps, Ozzy se réunit de nouveau avec ses anciens collègues Iommi, Butler et Ward : le Mark 1 est brièvement de retour pour quelques titres, et en voilà un témoignage avec le séminal "Black Sabbath" :

Mark 7, 1993 : Butler vs Martin


Dio n'a donc pas mis bien longtemps à se mettre ses anciens partenaires à dos : un album et puis s'en en est allé, entraînant avec lui son batteur damné, Vinnie Appice. Survient alors un événement hautement surprenant : Geezer Butler ne met pas les voiles, même lorsque Tony Martin se propose de revenir après avoir fait amende honorable. Ainsi naît cet étrange Sabbath bâtard, union de la section corde ancestrale et d'une nouvelle entité bicéphale, Martin au chant et Bobby Rondinelli (ex Rainbow / Blue Öyster Cult) à la batterie. L'album issu de cet alliage fait référence au fameux Headless Cross et se voit nommé Cross Purposes, et ça tombe bien : voici "Headless Cross" donné en live par le line-up de Cross Purposes.

Mark 5.3, 1995 : la der des der


Fallait-il vraiment continuer ? On imagine qu'un authentique four était indispensable à Iommi pour qu'il cesse enfin d'errer d'effectif en effectif et de tournée en tournée. Ce four, c'est Forbidden, la pire volée de bois vert jamais ramassée par un album estampillé Black Sabbath. Les responsables ? Ce sont les mêmes que pour Tyr : Iommi, Martin, Cozzy Powell et Neil Murray. A signaler que le précédent batteur, Bobby Rondinelli, fait un bref retour durant la tournée qui suit pour suppléer le départ de Cozzy Powell, mis sur la touche pour raison de santé (décidemment, le métier de batteur est à haut risque chez Sabbath). Attention les yeux (et les oreilles), c'est "Can't Get Close Enough" qui achève l'ère Martin' :



Mark 1.2, 1997 : Les prémices du retour


Ce n'est qu'en 1997 que le "vrai" Black Sabbath donne son premier concert complet depuis près de 20 ans à l'occasion du fameux Ozzfest. Vrai entre guillemets car, une fois de plus, ce n'est pas Bill Ward derrière les fûts, celui-ci étant retenu par son projet solo (The Bill Ward Band), mais Mike Bordin, à l'époque batteur du groupe d'Ozzy. Un petit "War Pigs" un peu excité pour la forme :

Mark 1, 1997 : The Sab' is (really) back


Ca y est, les natifs de Birmingham sont enfin de retour dans leur ville pour leur premier show ensemble depuis 1978. Quoi de mieux que "Paranoid" pour illustrer l'événement ?

Mark 1.3, 1998 : avec Ozzy et Appice, sans Ward


Comme quoi, tout est possible : même sans retrouver son ami Ronnie James Dio, Vinnie Appice accepte de suppléer une nouvelle fois Bill Ward, encore malade : cette fois-ci, c'est un infarctus qui a failli emporter le bonhomme. Voici "Lord Of This World" enregistré au Danemark sous cette configuration :

Mark 1, 2004 et 2005 : Ozzy capitalise


Osbourne est un malin. Après avoir fait capoter l'enregistrement d'un nouvel album en 2001, il refuse toute nouvelle entrée en studio mais continue à employer Black Sabbath pour soutenir une carrière solo qui décole enfin pour de bon après la télé réalité The Osbournes. Voici encore une fois le line-up d'origine interprétant "Snowblind" lors du Ozzfest de 2004 :

Mark 2, 2009 : Heaven & Hell


Cela fait 14 ans que le Sab' n'a plus réalisé le moindre album. Alors que Iommi et Osbourne s'étripent par avocats interposés pour s'approprier le nom du groupe et les royalties qui en dépendent, le guitariste amputé tente un dernier tour d'honneur avec Ronnie James Dio. Geezer Butler rempile, Vinnie Appice joue toujours les remplaçants de luxe pour Bill Ward. Ce Black Sabbath cru 2009 se réunit pourtant sous le nom de Heaven & Hell afin d'éviter tout risque de litige juridique avec Ozzy et Sharon. Résultat assez inespéré : The Devil You Know est une franche réussite, presque aussi bonne que la célèbre profession de foi du line-up de 1980. En voici la preuve avec "I" et son riff qui déboîte :

Mark 1, 2011 : la réunion du 11/11/11


Dans les semaines qui suivent la mort de Ronnie James Dio, Ozzy se rapproche une nouvelle fois de ses anciens amis. Après quelques mois de tergiversations, le groupe officialise son grand retour le 11 novembre 2011 et annonce à la fois une tournée et un nouvel album. Voici la conférence de presse :

Mark 1.4 : le lymphome de Iommi et l'évincement de Ward


Début 2012, c'est la tuile : un lymphome est diagnostiqué à Tony Iommi. L'album est mis entre parenthèses et la tournée se voit annulée à l'exception de quelques concerts, notamment à Birmingham, au Download et à Lollapalooza. Problème supplémentaire : entre temps, le climat s'est franchement refroidi entre Bill Ward et les trois autres larrons. Après moultes tergiversations, Ward refuse de prendre part à cette nouvelle réunion, et c'est Tommy Clufetos (Ozzy Osbourne) qui supplée le cogneur d'origine. Voici un extrait de cette courte période avec "Paranoid" :

Mark 1.5 : Brad Wilk décroche la timbale


Epilogue à ce jour de la saga Black Sabbath : Brad Wilk, batteur de Rage Against The Machine, est choisi par le groupe et par Rick Rubin pour officier sur 13 lors de l'enregistrement, mais c'est toujours Tommy Clufetos qui assure l'intérim en live. Un petit coup de promo pour l'occasion :

Commentaires
B., le 26/06/2020 à 09:55
Article intéressant, dans le sens où pour une fois il est écrit par quelqu'un vierge de tout biais heavy metal. Par contre "we sold our soul" n'est pas un live, mais une compil. Je pense que vous confondiez avec "Live at Last", qui a bien posé problème. En tant que fan de heavy metal, j'ai toujours préféré penser que black sab EST Le heavy metal, tel qu'il devrait être, le style sentant stabilisé à l'orée des années 80 du fait de la nwobhm (Iron Maiden, saxon, etc.) les groupes comme Judas priest (précédant la New wave) on ajusté leurs style (en ce qui concerne judas, style bien plus varié dans les 70's. Mais un groupe comme budgie à aussi monté le ton.)
BD, le 30/09/2017 à 02:39
Très bonne article et bien écrit!
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VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

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