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De 2010 à 2020 : les dix albums préférés de François


François, le 19/11/2020

Bien que ce second confinement soit - pour l'instant - moins strict que le précédent et qu'il laisse par conséquent moins de temps libre pour ceux qui peuvent en avoir, nous avons pensé vous offrir une nouvelle fois des propositions d'albums (un "top") par rédacteur. La seule règle, retracer la dernière décennie, fut établie par les dates en chiffre rond - propices pour ce genre d'exercice. Nous avons également évité de citer plusieurs fois le même album - Sorceress, cité par ailleurs, aurait pu faire partie de ce dossier.  

 

De mon côté, j'ai essayé de mettre en avant, à quelques rares exceptions, des groupes relativement récents, fiers représentants de la nouvelle génération de notre style favori, et pour autant parfois dans l'ombre malgré la qualité de leur production; car s'il est clair que des formations plus anciennes (au hasard, Deep Purple, Saxon, Iron Maiden) ont produit de véritables bijoux dans cet intervalle, notre rôle est aussi de vous inciter à la découverte. J'ai aussi essayé de varier les genres, même si la vague hard-rock revival ou le progressif se tirent la part du lion. Si la seconde partie de la décennie est davantage représentée, cela vient principalement de mon arrivée sur le site qui a dopé mes recherches en nouveautés. Enfin, j'ai voulu offrir de la diversité géographique, et sept pays différents sont mis en avant. Dans tous les cas, ces choix sont toujours des déchirements, et de nombreux groupes manquent forcément à l'appel - des mentions honorables seront dispersées au fil de la sélection - et plutôt que "préférés" ces albums sont du moins indispensables. . 

 

Rétrospective ...

Blackberry Smoke - Holding All the Roses (Rounder Records) - 2015


En commençant par le rock sudiste, je commence également par un choix cornélien. J'en oublie sûrement mais selon moi, trois groupes se sont manifestés par leur talent dans ce genre ces dernières années : Whiskey Myers (dont le dernier album est sublime), Hogjaw (plus bourrins, et capables d'hymnes incroyables) et Blackberry Smoke. La plupart de leur discographie ayant été traitée sur le site, inutile d'y revenir en détail si ce n'est pour mettre en avant leur plus grande qualité : un éclectisme sans bornes dans l'univers musical fort riche du Dixieland. Du reste, ce quatrième album semble pour moi le plus abouti, notamment parce qu'il contient les titres les plus mémorables et énergiques du groupe, dans la veine des Black Crowes. Ils font indubitablement partie de l'avenir de cette scène attachante. La chronique est ici


A écouter : "Let Me Help You", "Holding All the Roses", "Payback's a Bitch", "Fire in the Hole"

Iced Earth - Incorruptible (Century Media) - 2017


Restons aux Etats-Unis mais changeons totalement de registre avec Iced Earth. Il s'agit du seul groupe installé depuis plusieurs décennies puisqu'il déploie ses notes dès les années 1980, entre heavy classique, thrash-metal et power-metal. Pourtant, c'est avec leur dernier album en date, Incorruptible, que je les ai découverts, et après avoir parcouru une bonne partie de leur œuvre, il reste décidemment mon favori. Même si les aspects bruts de leur musique sont bien présents, la qualité de composition est assez incroyable, avec des mélodies et des arrangements très travaillés. Epique à souhait, l'album surprend à chaque titre par ses ambiances (des pirates aux champs de bataille en passant par les esprits des Amérindiens) et saisit par le jeu de guitare impeccable de Schaffer et Dreyer. Stu Block, de son côté, n'a jamais chanté aussi bien (c'est son troisième album avec le groupe). Bref, cet album est d'exception dans un genre parfois redondant et les compositions sont d'une qualité telle que même les plus rétifs au Power un peu musclé pourront y trouver leur compte. 


A écouter : "Black Flag", "Brothers", "Clear the Way (December 13th 1862)"


 

Sons of Apollo - Psychotic Symphony (InsideOut) - 2017


Dernière étape aux Etats-Unis avec le premier album de Sons of Apollo, supergroupe de Metal progressif qui regroupe, entre autres, deux anciens membres de Dream Theater, l'immense Mike Portnoy et le claviériste Derek Sherinian. Magistralement produit, enfanté par des musiciens virtuoses, suffisamment intelligent pour alterner des titres accessibles et d'autres plus techniques, l'album vient clouer au mur son grand-frère en mal d'inspiration à l'époque (Distance Over Time n'est pas encore sorti). Psychotic Symphony est totalement inscrit dans le genre qu'il revendique, mais tente de lui offrir un nouveau répertoire exaltant. C'est aussi un très bon groupe en concert, le chanteur (brillant) Soto organisant le jeu de scène avec un grand savoir-faire. Chronique ici


A écouter : "God of the Sun", "Labyrinth", "Divine Addiction"

Nemo - Le Ver dans le Fruit (Quadrifonic) - 2013


S'il y a un groupe français qui parvient à tirer son inspiration prise chez les grands noms du Metal-progressif (Dream Theater en tête) et à atteindre de véritables sommets, c'est Nemo. Mais ce serait injuste de les limiter à un équivalent français de cette formation newyorkaise puisque les troupes du capitaine de Jules Verne proposent une musique tout à fait originale et ne font que des détours modérés vers des sons très saturés. Si toute leur discographie est louable, il y a un tournant avec Barbares où Nemo passe de très bon à excellent. Le Ver dans le Fruit en est la meilleure preuve : c'est un double album sans longueur, sans fausse note, varié et puissant. Il y a surtout "Arma Diania", fresque magnifique et sommet du groupe selon nous. A découvrir d'urgence pour toute personne doutant de la qualité de la scène française, ici dans le registre progressif. Chronique ici


A écouter : "Trojan", "Arma Diania" "Triste Fable". 

La Coscienza Di Zeno - Une Vita Migliore (AMS) - 2018


Quitte à choisir une patrie du rock progressif, on aurait pu regarder du côté de sa terre natale, l'Angleterre, ou encore de la Norvège qui domine le paysage en ce moment (Wobbler, Arabs in Aspic ou Jordsjo auraient pu faire partie de cette sélection). Mais peut-on oublier l'Italie et sa grande tradition parfaitement perpétuée par Il Bacio della Medusa ou par La Maschera di Cera ? Deux groupes qui auraient pu remplacer La Coscienza Di Zeno si cette formation génoise n'avait pas mis au monde ce petit chef-d'œuvre. Ce parfait exemple du RPI judicieusement modernisé permettra au curieux de s'acclimater à la scène avant de regarder du côté des grands noms des années 1970. Pour les amateurs de musique exigeante mais pleine de finesse, et si vous n'êtes pas allergiques aux paroles chantées dans une autre langue que l'anglais, laissez vous tenter ! Chronique ici


A écouter : "Il Posto Delle Fragole", "Mordo la Lingua"

Hällas - Excerpts from a Future Past (The Sign Records) - 2017


Direction la Suède en s'éloignant un peu du rock progressif (quoique ...) avec le premier album d'Hällas. Il s'agit clairement d'une des formations les plus impressionnantes de la vague revival tant par son originalité que par la richesse de ses compositions : c'est simple, tout est parfait au sein des deux albums enregistrés à ce jour (auquel il faut ajouter l'EP matriciel). Wishbone Ash et Camel s'invitent bien sûr à vos oreilles dans ce voyage musical entre héroïc-fantasy et science-fiction, mélodiquement imparable, entre des duels de guitare dantesques et des claviers d'une désuétude fabuleuse. Impossible de rester de marbre face à ceux qui sont la véritable révélation de la deuxième partie de la décennie. Je ne vous en dit pas plus, mais on ne ressort pas indemne après une pérégrination dans leur discographie. Chronique ici


A écouter : "Repentance", "The Golden City of Semyra", "Star Rider"

Night - Raft of the World (The Sign Records) - 2017


Restons en Suède et en 2017 avec le troisième album du groupe Night qui marque un passage de l'esthétique Judas Priest / NWOBHM aux contrées du hard-rock revival tpé 1970's du meilleur goût. Avec Hällas cité plus haut, Blues Pills, Dead Lord, Hypnos ou Svartanatt, ils démontrent la vitalité de la scène suédoise dans ce créneau, mais surtout l'inventivité de celle-ci qui est bien loin de se contenter d'une vulgaire resucée. Abreuvé à Thin Lizzy mais surtout à Blue Oyster Cult, le groupe trouve ici un aboutissement qui articule parfaitement leur identité et leurs références musicales. Le travail sur les guitares (des riffs aux solos) est incroyable, et tous les titres parviennent à saisir l'auditeur d'une façon ou d'une autre - ils possèdent tous une personnalité et ont un potentiel tubesque. Une orientation esthétique et une qualité qu'ils maintiennent dans leur quatrième opus sorti cette année. Chronique ici


A écouter : "Fire Across the Sky", "Where Silence Awaits", "Surrender", "Winds" ...

Wytch Hazel - Prelude (Bad Omen) - 2016


Que ne vous a-t-on rabâché le nom de Wytch Hazel sur le site, votre serviteur d'abord puis Nicolas, espérant que le bourrage de crâne ait une efficacité pour vous pousser à l'écoute de cette formation talentueuse ?! Avec trois albums à leur compteur, ils parviennent à innover et à trouver leur identité dans un revival qui touche aussi bien à la NWOBHM (surtout pour les deux derniers albums) qu'au hard-rock mélodique des 1970's (entendre surtout Wishbone Ash) avec des touches de folk. Un programme alléchant que Prelude initie parfaitement avec finesse et un don pour la composition. Grace à des musiciens accomplis (des guitaristes au chanteur) qui savent exactement placer la note où il faut qu'elle soit mais surtout véhiculer des émotions fortes, Wytch Hazel s'affirme comme étant tout simplement une des plus fabuleuses découvertes de la décennie. En espérant qu'ils continuent de nous entraîner longtemps dans leur aventure médiévale, spirituelle mais surtout esthétique. Chronique ici


A écouter : "Freedom Battle", "More Than Conquerors", "Dark Ages" ...

Tarot - Reflections (Heavy Chains) - 2016


Quand l'Australie fait parler d'elle dans le domaine du rock, c'est souvent avec force - et hélas trop rarement. Tarot est pourtant nimbé d'un voile d'obscurité que le mystère autour de ses membres et son silence discographique ne font qu'accroître, chose surprenante à l'écoute de leur somptueux premier album (sans compter leur compilation d'EP). Il est aussi court qu'il est grandiose, et ses sept titres sont autant de chefs-d'œuvre. Légèrement ésotérique, avec des réminiscences psychédéliques mais surtout enveloppé dans un hard-rock divinement mélodieux aux effluves de claviers analogiques (Uriah Heep) et de guitares lumineuses (Wishbone Ash, évidemment), Tarot transforme en or toutes ses bonnes idées. Sans mentir, à chaque morceau, on a envie de réécouter le moindre solo, le moindre pont, la moindre introduction, pour capter et s'enivrer de leur travail d'orfèvre. Il semble que son destin soit de rester une petite perle perdue pour les connaisseurs - enfin si je peux aider à le mettre en avant - dans les rangs desquels vous devez impérativement vous inscrire en écoutant ce trésor. Chronique ici


A écouter : "Autumn Conjuration", "Strange Dimension", "Mountain Throne"

Kvelertak - Splid (Rise Records) - 2020


Les albums de l'année 2020 auraient pu peupler cette sélection tant il y a eu, selon moi, de petits bijoux qui sont sortis malgré le marasme ambiant. On en reparlera lorsque le bilan de l'année se fera sur le site, mais je ne pouvais pas ne pas traiter Splid dans cette sélection. Kvelertak est un groupe norvégien assez difficilement classable, et même si les deux premiers albums (auxquels je n'accroche pas) correspondent bien à la catégorie "Black'n'roll" (mélange de Black - surtout pour la lourdeur et le chant guttural - et de rock'n'roll), les deux suivants - dont Splid - sont plus difficilement classables. C'est un album qui ne m'était pas destiné, surtout à cause du chant, presque toujours hurleur - ce n'est pas vraiment une direction esthétique qui me plaît habituellement. Mais, les morceaux sont tellement incroyables qu'on finit obligatoirement par s'acclimater. Commencez par "Bartebrann", c'était le premier single et c'est par celui-ci que j'ai été happé, au hasard des algorithmes. Les bonnes idées fusent avec une telle abondance qu'on reste sans voix. Ensuite, après avoir été hypnotisé par la magnifique pochette, lancez vous dans ce chef-d'œuvre en étant indulgent pour le type de chant - si vous y êtes habituellement rétif - et ... dites moi en commentaire ce que vous en pensez ! Chronique ici


A écouter : "Rogaland", "Crack of Doom","Bratebrann", "Fanden ta dette hull!", "Delirium Tremens"

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