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Ozzy Osbourne


Collectif, le 30/11/2016

Scream


Scream, dernier album en date du Sieur Osbourne date de Juin 2010. Une fois n'est pas coutume (hmmm) le guitariste a changé, et c'est Gus G qui s'y colle. Rob Nicholson succède à Chris Wise à la basse, Tommy Clufetos remplace Mike Bordin derrière les fûts, et Adam Wakerman se retrouve aux claviers.


Scream se tourne vers le gros son du 3ème millénaire, "Let It Die", morceau qui débute cet album est là pour en témoigner. Phrasé rappé sur les couplets, basse aussi lourde que les pas d'un Godzilla terrassant les quais de New York, piano parsemé savamment. A l'écoute de ce premier titre on se dit que la production a été plus que travailllée. "Diggin' me Down" commence par une belle partie de guitare et enchaîne avec un morceau dans la trempe de ceux que Zakk Wylde aurait pu pondre, bien lourd, bourré d'harmoniques. C'est plaisant de retrouver les éléments que l'on a aimé chez un artiste presque 30 ans après ses débuts de carrière solo.


"Time" malgré des airs niais sur ses couplets, se muscle dans son refrain et offre un solo apocalyptique qui reprend les codes de ses prédécesseurs, Randy Rhoads, et Zakk Wylde.


"Fearless" reprend les codes thrash metal de Megadeth (c'est d'ailleurs curieux de n'avoir jamais eu de guitariste de ce groupe dans la formation d'Ozzy, vu que Mustaine et lui ont la facheuse tendance de changer de line up après chaque galette....), Ozzy nous sert un morceau qui inspirera les gratouilleurs amateurs. Loin d'être dénué d'originalité, ce titre confirme que cet album renferme quelques beaux morceaux de Heavy Metal. Dans le même genre "Let Me Hear You Scream", bouge, va extrêmement vite. C'est une bombe impossible à désamorcer, on sent la vitesse tout au long de ce titre. Pas de pause, ce titre transpire l'adrénaline, c'est un fait, et ce n'est pas pour nous déplaire.


Quand on entend la basse d'intro de "Life Won't Wait" on s'attend à un gros riff saturé... et quelle surprise que cette guitare acoustique. La ponctuation brutale au long de ce morceau, donne du relief à ce titre qui pourrait s'encanailler de guimauve. Et ce final explosif a toutes les qualités qu'on attend du Prince Of Darkness.


Tout ne peut être bon, "Soul Sucker" n'amène rien et dénote d'un manque d'inspiration certain. "Latimer's Mercy" est assez dissonnant, curieusement la voix est travaillée à l'ancienne, pleine de Delay, la compo est assez pauvre, ce titre est plus que moyen. "Crucify" perd également au jeu du meilleur titre de l'album, l'écriture est pauvre, la compo également, seule la phrase de piano au milieu relève l'ensemble mais insuffisamment.


En clotûre de cet album "I Love You All" vient refermer le chapitre hurlant avec la grâce d'un intermède des 4 de Liverpool.


Si la production est travaillée, on apprécie le travail soft réalisé sur les effets guitare et voix, et l'absence de nappes claviers kitschs. Le passage de relai de guitariste semble assez réussi, et Dieu seul sait à quel point il est difficile de succéder au bucheron et à sa Les Paul. Gus G est très à laise au poste de guitariste du lutin, et les gros riffs trouvent leur place dans cet ensemble. Mention spéciale à Nicholson et sa basse, qui sans être révolutionnaire apporte la modernité à cet album comme aucun autre n'avait su le faire auparavant. Cet album est aussi le fruit de la collaboration étroite entre Ozzy et Kevin Churko ,le producteur, mais aussi compositeur et parolier, qui signe avec Mr Osbourne la totalité des titres de cet album. Clairement Scream est un excellent album qui montre que celui qui s'approche dangereusement de ses 70 ans reste un acteur privilégié de la scène Heavy.


Stéphane


 

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