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Ozzy Osbourne


Collectif, le 30/11/2016

Bio 2ième partie : Sabbath Bloody Sabbath

En route vers la gloire


Une fois Iommi revenu de son expérience malheureuse chez Jethro Tull, Earth peut se lancer pour de bon. Earth, ou plutôt Black Sabbath afin que le groupe ne soit pas confondu avec une formation éponyme de noirs américains œuvrant dans le R n' B. Sous la férule du guitariste amputé, les Brummies orientent leur rock vers un son et des tonalités lugubres tandis que Geezer Butler illustre le propos musical par des textes sombres, volontiers démoniaques. Black Sabbath voit le jour le vendredi 13 février 1970, et quoiqu'accueilli avec hostilité par la presse musicale, devient bien vite culte auprès d'une large frange de la jeunesse anglaise. La machine hard rock de Birmingham s'est mise en branle, et rien ne semble pouvoir l'arrêter.


À cette période, le jeune Ozzy n'assume pas encore son côté déluré en promo, se devant de maintenir les apparences pour asseoir la crédibilité de son groupe auprès du public. Mais le trublion reste imprévisible sur scène, souvent sous l'emprise de substances illicites. On le voit affublé d'un robinet accroché à une chaîne autour du cou, ou faire des blagues à ses compères en plein concert. Au sein de Sabbath, sa contribution essentielle est de trouver la mélodie vocale qui s'harmonise le mieux avec les riffs macabres de Tony Iommi, tout en égrenant les paroles de Butler de sa voix nasale et geignarde très caractéristique, quoique limitée techniquement. La patte Osbourne est l'un des éléments majeurs qui contribue au succès populaire de sa formation, sans parler du fait que l'homme se révèle un frontman de tout premier ordre, capable de mettre une salle dans sa poche en un tournemain.

Drugs, alcohol & rock n' roll


Sabbath enchaîne les hits. Aux "Black Sabbath", "N.I.B." et "Behind The Wall Of Sleep" se succèdent "Paranoid", "Iron Man", "Faeries Wear Boots", "War Pigs". Paranoid se classe n°1 des charts anglais. Les portes des États Unis leur sont ouvertes. En parallèle croît la suspicion à l'égard des quatre anglais : on les soupçonne de verser dans le satanisme, tandis que les occultistes anglais eux-mêmes souhaitent les rallier à leur cause... quitte à leur jeter un mauvais sort. Pour se prémunir de toute malédiction, le quatuor décide de porter autour du cou une croix chrétienne. C'est le père d'Ozzy qui fabrique ces premières croix en aluminium, le manager Patrick Meehan leur fournissant ultérieurement des pendentifs en or. Ozzy, lui, n'en a que faire : il s'amuse comme un fou, gagne enfin sa vie correctement et peut surtout s'adonner à tous les excès de stupéfiants. Ce qui ne l'empêche pas de se marier dans le même temps à Thelma Riley et d'adopter le fils de cette dernière, Elliot, né d'un premier mariage. Le couple aura deux enfants, Jessica Starshine (1972) et Louis John (1975).


Osbourne est le premier du groupe à s'adonner à la cocaïne peu avant l'enregistrement de Vol.4, alors que "Sweet Leaf" sur Master Of Reality faisait déjà l'apologie de la marijuana. La neige s'impose bien vite au sein d'un effectif "Snowblind" ayant déménagé à Los Angeles et qui se livre à toutes sortes de dépravations à Bel Air. L'album, tout comme les trois précédents, est un succès retentissant, mais les Brummies ressortent de leur tournée dans un état de délabrement extrême : Tony Iommi est en dépression nerveuse, Geezer Butler est devenu cachectique et Bill Ward alcoolique. Seul Ozzy, pourtant celui des quatre à consommer le plus de drogue et d'alcool, conserve une forme olympique aux dires de ses petits camarades.

Rien ne va plus


Fort du succès de Black Sabbath, Ozzy Osbourne s'achète une maison de campagne non loin de Birmingham, Bulrush Cottage. La demeure prendra bien vite le nom d'Atrocity Cottage eut égard aux excentricités auxquelles se livre le jeune anglais, entre débauche de drogue (livrée par colis postaux), mise à mort d'animaux errants et scènes d'exécution de mannequins dans son jardin.


En 1975, Sabbath Bloody Sabbath réalise le point culminant de la carrière du groupe, lui permettant de récolter un succès à la fois critique et public. Mais déjà le moteur en fusion du sabbat noir a commencé à se gripper. Iommi a eu les pires difficultés à trouver l'inspiration sur ce disque, et les premières tensions commencent à apparaître entre les quatre amis. Là-dessus, leur séparation d'avec Patrick Meehan se passe mal, le manager ayant déjà siphonné leur trésorerie et les assignant en justice pour rupture abusive de contrat. L'album Sabotage voit le jour dans une ambiance stressante au milieu d'un ballet d'avocats, et c'est Ozzy qui en souffre le plus. Il se plaint de passer trop de temps en studio, regrettant les enregistrements instinctifs des premiers albums. En privé, ses relations conjugales se dégradent et le chanteur cède parfois à la violence envers son épouse.


Malheureusement, Black Sabbath commence alors son inexorable déclin dans le cœur de ses fans. L'album suivant, Technical Ecstasy, est un échec commercial, ce qui frustre d'autant plus Ozzy qu'il commence à ne plus être du tout en accord avec la ligne artistique voulue par Iommi et Butler, plus axée Classic Rock. L'anglais se fait floquer un T-Shirt portant la mention "Blizzard Of Ozz", prélude à un futur projet solo qu'il commence à ruminer sérieusement sans s'en cacher auprès des autres. Là-dessus, sa consommation de stupéfiants commence à lui échapper, au point qu'il finit par se faire admettre à l'asile de St George pour une cure de désintox après avoir menacé son pote Bill Ward d'une arme à feu alors que ce dernier lui rendait visite à Bulrush Cottage.

Viré comme un malpropre... même s'il l'a bien cherché


Quand arrive le moment de plancher pour Never Say Die!, la coupe est pleine : Ozzy, lassé de son groupe et frustré qu'aucune de ses idées ne soit prise en compte, quitte Black Sabbath du jour au lendemain et s'engage dans Blizzard Of Ozz aux côtés d'ex Dirty Tricks, John Frazez-Binnie, Terry Horbury et Andy Bierne. Quelques mois plus tard, son père décède des suites d'un cancer généralisé. Bouleversé, Ozzy revient sur sa décision et émet le souhait de réintégrer Sabbath qui, entre temps, a engagé le chanteur Dave Walker pour le remplacer. Iommi, Butler et Ward consentent à le laisser revenir.


Mais l'enregistrement de l'album à Toronto se passe mal et s'étale sur plus de six mois. Ozzy rivalise de mauvais esprit, critique systématiquement les choix artistiques de ses collègues, demande que Butler réécrive sans cesse des textes qui lui conviennent (comme ceux de "Junior's Eyes", composé à la mémoire de son père), et refuse même de chanter sur "Swinging The Chain" - C'est Bill Ward qui officie au micro à sa place. Rentrés en Angleterre, Osbourne et Iommi ne s'adressent plus la parole. Comme pour donner raison au premier, Never Say Die! est un four commercial retentissant.


Dès lors, pour Iommi, c'en est trop. Après un concert à Nashville ou Ozzy est aux abonnés absents - il s'est endormi ivre mort dans une autre chambre d'hôtel que la sienne - et alors que les prémices d'Heaven & Hell sont engagés, le guitariste secoue le chanteur pour que celui-ci s'investisse davantage, puis finit par le virer sans ménagement en laissant à Ward la lourde tâche d'annoncer à Ozzy la nouvelle. Désormais libre, Osbourne va pouvoir voler de ses propres ailes... même si le décollage n'ira pas forcément de lui-même.


Nicolas

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